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Essais québécois - L'imposture tapageuse

L'Illusion tranquille, le documentaire propagandiste de Joanne Marcotte, projeté sur quelques écrans montréalais depuis hier, est littéralement affligeant. Même s'il s'agit d'un document audiovisuel, je le traiterai ici comme un essai puisque son intention est bien de lancer un débat d'idées. Sous prétexte, en effet, de critiquer les ratés du «modèle québécois», il donne la parole à des penseurs néolibéraux qui jouent les victimes et prennent leur complainte pour des arguments. Pendant une longue heure, ces «lucides» nous font la leçon en nous assenant les pires clichés d'une droite québécoise imbue de vérités simplistes.
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  • Stéphane Martineau
    Abonné
    samedi 13 janvier 2007 10h09
    Le néolibéralisme : un mal
    M. Cornellier

    Gros merci, il n'y aura jamais trop de monde pour dénoncer l'imposture néolibérale ...

    Penser au delà des slogans bêtes et stupides est un défi constant que vous relevez de mains de maître.

  • Michel Lecomte
    Abonné
    dimanche 14 janvier 2007 13h23
    Merci pour votre commentaire
    Décidément, les "lucides" ne désarment pas et veulent nous enfoncer dans la gorge leur vérité... Merci de veiller au grain avec intelligence.

    Carole Savard

  • Francine Girard-Ducasse
    Abonné
    samedi 20 janvier 2007 16h30
    Le mépris est l'agressivité du faible
    La pensée unidimensionnelle qui traverse le document de propagande intitulé «L'Illusion tranquille» est exprimée avec une telle assurance narcissique qu'elle renvoie, comme dans un miroir, ce que ces «penseurs néolibéraux ou libertaires» dénoncent: la pensée dogmatique, magique et ce, sans autres arguments que des sophismes. Le mépris est le seul «argument» utilisé pour justifier leur critique du Québec moderne qualifié de « village gaulois » entouré d'une palissade en bois-rond dix-septième siècle. Les syndiqués sont des syndicaleux, les québécois en quête de souveraineté politique sont des «pékouiss», les socio-démocrates, des illusionnés à la pensée magique, etc.
    Merci, Monsieur Cornellier. Votre article nous rassure une fois de plus sur notre capacité rationnelle de décoder l'imposture des discours réducteurs, dogmatiques et empreints de ressentiments.
    Gaston Ducasse
    Professeur de philosophie à la retraite

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