Vertigineuses jongleries
Le premier festival de l'art du rythme et de la coordination attend des jongleurs de tous les calibres
Source: Festival de Jonglerie de Québec
Anneaux, quilles, balles, diabolos et boules de neige n'ont qu'à bien se tenir: rien de ce qui peut se lancer et se rattraper ne restera au sol ce week-end! Dès aujourd'hui, tout le petit monde de la jonglerie se donne rendez-vous à l'École de cirque de Québec (ECQ) pour un festival entièrement dédié à ce vertigineux art du rythme et de la coordination.
Québec — Jusqu'à dimanche, Turbo 418, un groupe de jeunes jongleurs de la capitale, organise un événement consacré aux différentes formes de jonglerie. «Pour nous, c'était essentiel de créer un festival à Québec qui allait permettre aux artistes de faire valoir tant leurs compétences artistiques que leurs habiletés sportives, explique Francis Julien, l'un des jongleurs-organisateurs. On a donc trouvé cette formule comportant trois volets: des ateliers, des compétitions et une présentation sur scène le samedi soir.»
Pour sa première année, le festival se veut un lieu ouvert à tous. «On attend des jongleurs de tous les calibres», poursuit Anaïs Jolicoeur de l'École de cirque de Québec. Déjà, avant la pause des Fêtes, de nombreux professionnels et amateurs avaient confirmé leur présence. «Ce sera également une excellente occasion pour des débutants de s'initier à la jonglerie.» Les ateliers permettront en effet aux néophytes de tous âges de s'adonner aux rudiments de cet art.
Après les ateliers, ce sera le temps des compétitions. «Elles s'adressent aux jongleurs expérimentés, précise Francis Julien, qui est également entraîneur à l'ECQ. On veut présenter un événement un peu à la manière des X-Games [sorte de Jeux olympiques des sports extrêmes], où les qualités artistiques sont mises en valeur autant que les compétences techniques et sportives.»
Les compétitions seront regroupées selon diverses épreuves, dont «Endurance à 5, 6 ou 7 objets», «Meilleure improvisation», «Mouvement acrobatique et divertissement» (stupid trick, comme on dit dans le jargon coloré du milieu). «Les compétitions risquent d'être spectaculaires», poursuit le jongleur. Comme dans bien d'autres sports, la rivalité Québec-Montréal se fait sentir.
Ce qui était jadis un affrontement Canadien-Nordiques se transforme pour l'occasion en une saine concurrence entre écoles. «L'École nationale de cirque a une très bonne culture de jonglerie. Ici, on ne se débrouille pas mal non plus... Ça risque de donner des moments à couper le souffle!»
En plus des représentants des écoles, il faudra compter sur la présence de nombreux représentants des Jongleurs associés du Québec (www.jaq.qc.ca). On attend également la visite de certaines vedettes internationales comme Wesley Peden, un Américain de 16 ans considéré comme l'un des meilleurs jongleurs du monde. Au total, près d'une centaine de jongleurs sont attendus pendant le week-end. La compétition s'annonce féroce!
Demain soir, dès 19h, tous les jongleurs se regrouperont pour une présentation de numéros dans la grande salle de l'École de cirque de Québec. «Nous sommes vraiment heureux de pouvoir organiser le festival dans cette école, commente Francis Julien. Généralement, ce genre d'événement se déroule dans des gymnases. Cette fois, on va pouvoir profiter de ce lieu inspirant.»
Inspirant? C'est un euphémisme. Installée dans une magnifique église du quartier Limoilou, l'ECQ est à couper le souffle. Pas étonnant que des centaines de jeunes s'y donnent rendez-vous à chaque session pour s'initier aux arts du cirque.
Les organisateurs ont volontairement choisi de ne pas appeler «spectacle» la présentation de demain soir. «On n'aura pas le temps de faire une mise en scène élaborée, explique Anaïs Jolicoeur. Ce sera plutôt une suite de numéros plus ou moins chorégraphiés. On veut que les jongleurs se sentent à l'aise de prendre des risques ou de présenter des numéros encore en chantier.»
Cet esprit libéré du souci de la performance déteint sur toute l'organisation de l'événement. «En Europe, les conventions sont différentes, note Francis Julien. Le cirque traditionnel permet à l'artiste de se tromper. Les échappées sont donc possibles pour les jongleurs. Ça donne une plus grande liberté créatrice, on peut tenter de dépasser nos limites sur scène. Ici, en Amérique, on a une approche très hollywoodienne du cirque. On ne tolère pas l'erreur.»
- Festival de jonglerie, École de cirque de Québec, 750, 2e Avenue, Québec. Gratuit pour les visiteurs. 10 $ par jour pour les ateliers. Pour la présentation de demain soir, on demande 5 $ aux adultes et 3 $ pour les enfants. Un laissez-passer complet pour les trois jours coûte 25 $. Pour les débutants, le matériel de jonglerie sera fourni sur place. Tél. 418 525-0101, www.ecoledecirque.com, www.myspace/turbo418.
Collaborateur du Devoir
Québec — Jusqu'à dimanche, Turbo 418, un groupe de jeunes jongleurs de la capitale, organise un événement consacré aux différentes formes de jonglerie. «Pour nous, c'était essentiel de créer un festival à Québec qui allait permettre aux artistes de faire valoir tant leurs compétences artistiques que leurs habiletés sportives, explique Francis Julien, l'un des jongleurs-organisateurs. On a donc trouvé cette formule comportant trois volets: des ateliers, des compétitions et une présentation sur scène le samedi soir.»
Pour sa première année, le festival se veut un lieu ouvert à tous. «On attend des jongleurs de tous les calibres», poursuit Anaïs Jolicoeur de l'École de cirque de Québec. Déjà, avant la pause des Fêtes, de nombreux professionnels et amateurs avaient confirmé leur présence. «Ce sera également une excellente occasion pour des débutants de s'initier à la jonglerie.» Les ateliers permettront en effet aux néophytes de tous âges de s'adonner aux rudiments de cet art.
Après les ateliers, ce sera le temps des compétitions. «Elles s'adressent aux jongleurs expérimentés, précise Francis Julien, qui est également entraîneur à l'ECQ. On veut présenter un événement un peu à la manière des X-Games [sorte de Jeux olympiques des sports extrêmes], où les qualités artistiques sont mises en valeur autant que les compétences techniques et sportives.»
Les compétitions seront regroupées selon diverses épreuves, dont «Endurance à 5, 6 ou 7 objets», «Meilleure improvisation», «Mouvement acrobatique et divertissement» (stupid trick, comme on dit dans le jargon coloré du milieu). «Les compétitions risquent d'être spectaculaires», poursuit le jongleur. Comme dans bien d'autres sports, la rivalité Québec-Montréal se fait sentir.
Ce qui était jadis un affrontement Canadien-Nordiques se transforme pour l'occasion en une saine concurrence entre écoles. «L'École nationale de cirque a une très bonne culture de jonglerie. Ici, on ne se débrouille pas mal non plus... Ça risque de donner des moments à couper le souffle!»
En plus des représentants des écoles, il faudra compter sur la présence de nombreux représentants des Jongleurs associés du Québec (www.jaq.qc.ca). On attend également la visite de certaines vedettes internationales comme Wesley Peden, un Américain de 16 ans considéré comme l'un des meilleurs jongleurs du monde. Au total, près d'une centaine de jongleurs sont attendus pendant le week-end. La compétition s'annonce féroce!
Demain soir, dès 19h, tous les jongleurs se regrouperont pour une présentation de numéros dans la grande salle de l'École de cirque de Québec. «Nous sommes vraiment heureux de pouvoir organiser le festival dans cette école, commente Francis Julien. Généralement, ce genre d'événement se déroule dans des gymnases. Cette fois, on va pouvoir profiter de ce lieu inspirant.»
Inspirant? C'est un euphémisme. Installée dans une magnifique église du quartier Limoilou, l'ECQ est à couper le souffle. Pas étonnant que des centaines de jeunes s'y donnent rendez-vous à chaque session pour s'initier aux arts du cirque.
Les organisateurs ont volontairement choisi de ne pas appeler «spectacle» la présentation de demain soir. «On n'aura pas le temps de faire une mise en scène élaborée, explique Anaïs Jolicoeur. Ce sera plutôt une suite de numéros plus ou moins chorégraphiés. On veut que les jongleurs se sentent à l'aise de prendre des risques ou de présenter des numéros encore en chantier.»
Cet esprit libéré du souci de la performance déteint sur toute l'organisation de l'événement. «En Europe, les conventions sont différentes, note Francis Julien. Le cirque traditionnel permet à l'artiste de se tromper. Les échappées sont donc possibles pour les jongleurs. Ça donne une plus grande liberté créatrice, on peut tenter de dépasser nos limites sur scène. Ici, en Amérique, on a une approche très hollywoodienne du cirque. On ne tolère pas l'erreur.»
- Festival de jonglerie, École de cirque de Québec, 750, 2e Avenue, Québec. Gratuit pour les visiteurs. 10 $ par jour pour les ateliers. Pour la présentation de demain soir, on demande 5 $ aux adultes et 3 $ pour les enfants. Un laissez-passer complet pour les trois jours coûte 25 $. Pour les débutants, le matériel de jonglerie sera fourni sur place. Tél. 418 525-0101, www.ecoledecirque.com, www.myspace/turbo418.
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