L'économie du cinéma
«Il y a plusieurs productions cinématographiques qui se font au Québec, mais l'accès aux salles n'est pas facile pour plusieurs films. Et même s'il y a un nombre important de cinéastes québécois, ils ne réussissent pas tous à produire de manière régulière», souligne Pierre Véronneau, conservateur à la Cinémathèque québécoise.
Pour survivre, plusieurs réalisateurs alternent cinéma et télévision. «Ce phénomène fait partie des nouveaux portraits de l'industrie. Il y a 15 ans, on n'aurait jamais trouvé autant de réalisateurs qui se promènent d'une forme à une autre. La même chose se produit dans les métiers techniques, les preneurs de son, les cameramans, vont aller du cinéma à la télévision.»
Les films québécois souffrent de la compétition de nos voisins américains. Mais, ironiquement, l'industrie du cinéma — comme les studios, les salles de montage, les entreprises qui louent des équipements — profitent des productions étrangères, surtout américaines, qui viennent tourner au Québec. «Ça permet à plusieurs techniciens et comédiens de gagner leur vie», ajoute M. Véronneau.
Toutefois, malgré la présence des films américains, le Québec dépasse les 5 % d'audience au cinéma national, comparativement à un demi de un pour cent pour le Canada anglais. «À cause de la langue, de la différence culturelle, on réussit à faire en sorte que les films québécois, tous genres mélangés, touchent une bonne partie de la population.» Le cinéma québécois offre d'ailleurs aux cinéphiles des films qui sont très variés. «Nous avons une sorte de cinéma qui est plus commercial, qui répond à un certain public. Il y a aussi un cinéma d'auteur et entre les deux, nous avons des auteurs qui font très bien le pont, comme Pierre Falardeau ou
Jean Beaudin.»
L'industrie du cinéma au Québec se développe depuis le début des années 1950 avec la sortie de films comme La petite Aurore l'enfant martyre ou Tit-Coq. Pourtant, malgré un demi-siècle d'histoire, très peu de chercheurs se sont penchés sur son évolution. «La plupart des chercheurs qui sont liés au milieu universitaire travaillent sur des oeuvres, des cinéastes. Mais pour parler de l'industrie, il faudrait s'intéresser soit aux institutions, aux maisons de production, à l'économie du cinéma ou aux studios.» Selon M. Véronneau, «comprendre, c'est important et il faut davantage développer la recherche dans cette direction».
Pour survivre, plusieurs réalisateurs alternent cinéma et télévision. «Ce phénomène fait partie des nouveaux portraits de l'industrie. Il y a 15 ans, on n'aurait jamais trouvé autant de réalisateurs qui se promènent d'une forme à une autre. La même chose se produit dans les métiers techniques, les preneurs de son, les cameramans, vont aller du cinéma à la télévision.»
Les films québécois souffrent de la compétition de nos voisins américains. Mais, ironiquement, l'industrie du cinéma — comme les studios, les salles de montage, les entreprises qui louent des équipements — profitent des productions étrangères, surtout américaines, qui viennent tourner au Québec. «Ça permet à plusieurs techniciens et comédiens de gagner leur vie», ajoute M. Véronneau.
Toutefois, malgré la présence des films américains, le Québec dépasse les 5 % d'audience au cinéma national, comparativement à un demi de un pour cent pour le Canada anglais. «À cause de la langue, de la différence culturelle, on réussit à faire en sorte que les films québécois, tous genres mélangés, touchent une bonne partie de la population.» Le cinéma québécois offre d'ailleurs aux cinéphiles des films qui sont très variés. «Nous avons une sorte de cinéma qui est plus commercial, qui répond à un certain public. Il y a aussi un cinéma d'auteur et entre les deux, nous avons des auteurs qui font très bien le pont, comme Pierre Falardeau ou
Jean Beaudin.»
L'industrie du cinéma au Québec se développe depuis le début des années 1950 avec la sortie de films comme La petite Aurore l'enfant martyre ou Tit-Coq. Pourtant, malgré un demi-siècle d'histoire, très peu de chercheurs se sont penchés sur son évolution. «La plupart des chercheurs qui sont liés au milieu universitaire travaillent sur des oeuvres, des cinéastes. Mais pour parler de l'industrie, il faudrait s'intéresser soit aux institutions, aux maisons de production, à l'économie du cinéma ou aux studios.» Selon M. Véronneau, «comprendre, c'est important et il faut davantage développer la recherche dans cette direction».
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