Ciboires à la dérive
Samedi dernier, après être descendue de l'avion en provenance de Paris, j'ai traversé la ville, un peu sonnée de voir les arbres si verts après les avoir laissés en bourgeons. Mais le vrai choc visuel m'est venu des églises de Montréal. À cause des fameux panneaux publicitaires aux frontons, avec la définition des termes «ciboire», «hostie» et «tabernacle». Audacieux concept! Bonne pub, pétrie d'humour en plus. L'archevêché de Montréal ne nous avait guère habitués à des campagnes de financement aussi musclées. On se pinçait pour y croire. Suffit en somme de s'absenter trois semaines pour qu'on nous change notre Québec profond...
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