Spectacle - Les seigneurs de l'anneau
On pourra bientôt commencer à parler d'une tradition. Depuis 2003, chaque belle saison que Sirius ramène, la troupe équestre Cavalia galope à la maison et en profite pour offrir une longue série de représentations. La première mouture printanière de 2006 vient tout juste de commencer et se poursuivra jusqu'à la fin du mois de mai, supplémentaires non comprises.
Faut-il vraiment représenter la belle affaire? Cavalia est née autour d'une équipe multinationale liant le promoteur culturel Normand Latourelle et son compatriote québécois Erick Villeneuve, responsable de la mise en scène, aux Français fous de chevaux que sont Frédéric Pignon et Magali Delgado.
Ces magiciens-dresseurs misent sur une complicité totale avec les chevaux. En leur parlant, en utilisant des signes et des mouvements du corps, en claquant la langue, en instaurant une atmosphère ludique, ils obtiennent des résultats époustouflants, vraiment uniques au monde.
«Grâce à cette symbiose de la communication qu'ils ont pu établir avec les chevaux, leur approche peut s'appuyer essentiellement sur des liens de confiance et non de dominance», explique le professeur André Dallaire, de la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, dans un texte intitulé Le Chuchotage ou le
dressage éthologique, diffusé par Cavalia. «Nul besoin qu'ils soient coercitifs. Les chevaux, à l'état naturel, acceptent, sans contestation, de suivre leur leader et celui-ci ou celle-ci (car la plupart du temps, dans une harde de chevaux, c'est une jument) conduit son groupe là où il faut et cela sans user de menaces.» Un autre document promotionnel rappelle que la troupe distribue 800 kilos de carottes par année. Il n'est jamais, au grand jamais, fait mention d'un bâton.
Le spectacle intègre de manière particulièrement réussie les arts équestres, le multimédia, la danse et l'acrobatie. Il met en vedette 33 cavaliers et artistes, mais aussi et surtout une cinquantaine de chevaux. Les bêtes sont de différentes races (cheval appaloosa, belge, canadien, espagnol, frison, lusitanien, paint horse, percheron, quarter horse et warmblood). Le plus vieux (Templado) a 20 ans, le plus jeune (Pauulus), 10 ans. Il faut une vingtaine de professionnels, dont un forgeron et deux techniciens vétérinaires, pour entretenir ces virtuoses à poil.
Le spectacle est présenté sur une aire de jeu longue d'une cinquantaine de mètres, devant un écran plus étendu encore. Le grand poème scénique se déroule sous un chapiteau blanc abritant 2000 places assises. La cathédrale de toile est la plus grande du genre dans les Amériques. Cette fois, le chapiteau s'installe à Laval.
Lancée à Shawinigan, Cavalia a vite conquis les métropoles du Canada et des États-Unis, dont Toronto, Los Angeles, San Francisco, Seattle, Phoenix, San Diego, Boston, Washington, Houston et Dallas. Au total, depuis août 2003, la production a attiré environ un million de spectateurs, dont déjà plus de 100 000 dans la grande région de Montréal. On refera les comptes de cette tradition en gestation l'an prochain...
Cavalia, au Centropolis de Laval (avenue du Cosmodôme, autoroute 15 et boulevard Saint-Martin). Les billets se vendent entre 19 $ et 78 $. Renseignements: www.cavalia.net
Faut-il vraiment représenter la belle affaire? Cavalia est née autour d'une équipe multinationale liant le promoteur culturel Normand Latourelle et son compatriote québécois Erick Villeneuve, responsable de la mise en scène, aux Français fous de chevaux que sont Frédéric Pignon et Magali Delgado.
Ces magiciens-dresseurs misent sur une complicité totale avec les chevaux. En leur parlant, en utilisant des signes et des mouvements du corps, en claquant la langue, en instaurant une atmosphère ludique, ils obtiennent des résultats époustouflants, vraiment uniques au monde.
«Grâce à cette symbiose de la communication qu'ils ont pu établir avec les chevaux, leur approche peut s'appuyer essentiellement sur des liens de confiance et non de dominance», explique le professeur André Dallaire, de la faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, dans un texte intitulé Le Chuchotage ou le
dressage éthologique, diffusé par Cavalia. «Nul besoin qu'ils soient coercitifs. Les chevaux, à l'état naturel, acceptent, sans contestation, de suivre leur leader et celui-ci ou celle-ci (car la plupart du temps, dans une harde de chevaux, c'est une jument) conduit son groupe là où il faut et cela sans user de menaces.» Un autre document promotionnel rappelle que la troupe distribue 800 kilos de carottes par année. Il n'est jamais, au grand jamais, fait mention d'un bâton.
Le spectacle intègre de manière particulièrement réussie les arts équestres, le multimédia, la danse et l'acrobatie. Il met en vedette 33 cavaliers et artistes, mais aussi et surtout une cinquantaine de chevaux. Les bêtes sont de différentes races (cheval appaloosa, belge, canadien, espagnol, frison, lusitanien, paint horse, percheron, quarter horse et warmblood). Le plus vieux (Templado) a 20 ans, le plus jeune (Pauulus), 10 ans. Il faut une vingtaine de professionnels, dont un forgeron et deux techniciens vétérinaires, pour entretenir ces virtuoses à poil.
Le spectacle est présenté sur une aire de jeu longue d'une cinquantaine de mètres, devant un écran plus étendu encore. Le grand poème scénique se déroule sous un chapiteau blanc abritant 2000 places assises. La cathédrale de toile est la plus grande du genre dans les Amériques. Cette fois, le chapiteau s'installe à Laval.
Lancée à Shawinigan, Cavalia a vite conquis les métropoles du Canada et des États-Unis, dont Toronto, Los Angeles, San Francisco, Seattle, Phoenix, San Diego, Boston, Washington, Houston et Dallas. Au total, depuis août 2003, la production a attiré environ un million de spectateurs, dont déjà plus de 100 000 dans la grande région de Montréal. On refera les comptes de cette tradition en gestation l'an prochain...
Cavalia, au Centropolis de Laval (avenue du Cosmodôme, autoroute 15 et boulevard Saint-Martin). Les billets se vendent entre 19 $ et 78 $. Renseignements: www.cavalia.net
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

