Paris retombe sous le charme du Cirque Éloize
30 mars 2006
Actualités culturelles
Photo : Agence France-Presse
La première représentation du spectacle Rain, mardi soir à Paris, principalement destinée à la presse, a donné le ton.
Paris — Paris retombe sous le charme du Cirque Éloize, de retour dans la capitale française avec Rain, un an après le succès de Nomade, aux Folies-Bergère.
Cette fois-ci, la troupe québécoise a décidé de poser ses valises au Trianon, une superbe salle à l'italienne située au pied de la butte Montmartre. Elle y tiendra l'affiche pendant six semaines, qu'on prévoit déjà triomphales.
La première représentation de mardi soir, principalement destinée à la presse, a donné le ton: elle s'est terminée par une série de rappels et une interminable ovation. Des spectateurs, touchés par la poésie et la nostalgie qui se dégagent du rêve éveillé mis en scène par Daniele Finzi Pasca, en avaient même les larmes aux yeux.
«J'ai été surpris par la réaction du public», a dit le fondateur d'Éloize, Jeannot Pinchaud, à l'issue de cette première de presse. «Dès que les lumières se sont éteintes à la fin du spectacle, les gens se sont levés. Ç'a été une belle émotion.»
Le retour d'Éloize à Paris était très attendu. Les 11 artistes de la troupe (cinq femmes et six hommes, dont le pianiste) n'arrivent peut-être pas en terrain conquis, mais après le succès critique et public de l'année dernière, on peut dire que les Parisiens leur ouvrent très largement les bras. L'histoire d'amour commencée l'année dernière peut maintenant se poursuivre.
«Il y a toujours un risque, note Jeannot Pinchaud. Mais on est confiants parce qu'on a beaucoup défriché le terrain avec Nomade. On sait qu'on a une base, un public qui nous connaît et nous apprécie. Ce n'est pas un saut dans le vide.»
Avec ses ambiances évoquant les fêtes populaires des pays d'Europe centrale, Nomade avait fait mouche en France. Jeannot Pinchaud croit que Rain, «en raison de sa théâtralité et de son intensité dramatique», correspond encore plus à la sensibilité française.
«On a osé davantage, explique le Madelinot. L'écriture est vraiment plus théâtrale. Le jeu occupe une place absolument fondamentale. Les artistes doivent être très justes à ce chapitre-là. J'avais donc l'intuition que c'était un spectacle qui était fait pour Paris et pour l'Europe de par son intimité et sa sensibilité.»
Chargé d'histoire, le Trianon, avec ses 900 places et ses dorures un peu fanées, offre à Rain un écrin parfait. La salle convient peut-être encore mieux à l'esprit du Cirque Éloize que le (magnifique) théâtre des Folies-Bergère, une salle de 1500 places.
«On a choisi une salle plus petite pour y rester plus longtemps, en pensant que le fait d'avoir une plus grande intimité avec le public servirait le spectacle, raconte Jeannot Pinchaud. On a même retiré deux rangées de fauteuils pour avancer la scène et être plus proches des gens.»
Cette fois-ci, la troupe québécoise a décidé de poser ses valises au Trianon, une superbe salle à l'italienne située au pied de la butte Montmartre. Elle y tiendra l'affiche pendant six semaines, qu'on prévoit déjà triomphales.
La première représentation de mardi soir, principalement destinée à la presse, a donné le ton: elle s'est terminée par une série de rappels et une interminable ovation. Des spectateurs, touchés par la poésie et la nostalgie qui se dégagent du rêve éveillé mis en scène par Daniele Finzi Pasca, en avaient même les larmes aux yeux.
«J'ai été surpris par la réaction du public», a dit le fondateur d'Éloize, Jeannot Pinchaud, à l'issue de cette première de presse. «Dès que les lumières se sont éteintes à la fin du spectacle, les gens se sont levés. Ç'a été une belle émotion.»
Le retour d'Éloize à Paris était très attendu. Les 11 artistes de la troupe (cinq femmes et six hommes, dont le pianiste) n'arrivent peut-être pas en terrain conquis, mais après le succès critique et public de l'année dernière, on peut dire que les Parisiens leur ouvrent très largement les bras. L'histoire d'amour commencée l'année dernière peut maintenant se poursuivre.
«Il y a toujours un risque, note Jeannot Pinchaud. Mais on est confiants parce qu'on a beaucoup défriché le terrain avec Nomade. On sait qu'on a une base, un public qui nous connaît et nous apprécie. Ce n'est pas un saut dans le vide.»
Avec ses ambiances évoquant les fêtes populaires des pays d'Europe centrale, Nomade avait fait mouche en France. Jeannot Pinchaud croit que Rain, «en raison de sa théâtralité et de son intensité dramatique», correspond encore plus à la sensibilité française.
«On a osé davantage, explique le Madelinot. L'écriture est vraiment plus théâtrale. Le jeu occupe une place absolument fondamentale. Les artistes doivent être très justes à ce chapitre-là. J'avais donc l'intuition que c'était un spectacle qui était fait pour Paris et pour l'Europe de par son intimité et sa sensibilité.»
Chargé d'histoire, le Trianon, avec ses 900 places et ses dorures un peu fanées, offre à Rain un écrin parfait. La salle convient peut-être encore mieux à l'esprit du Cirque Éloize que le (magnifique) théâtre des Folies-Bergère, une salle de 1500 places.
«On a choisi une salle plus petite pour y rester plus longtemps, en pensant que le fait d'avoir une plus grande intimité avec le public servirait le spectacle, raconte Jeannot Pinchaud. On a même retiré deux rangées de fauteuils pour avancer la scène et être plus proches des gens.»
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