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En retrouvant une ville, nos pas nous ramènent toujours aux mêmes endroits, attirés par leur pulsation, leur vibration contemporaine. En Europe, ces enclaves d’ultra-modernité tranchent avec l’héritage du passé, dont la somptueuse mais lourde chape inspire des désirs d’évasion à une faune urbaine lancée en orbite autour de la planète Terre.
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Jean Genet aimait les mauvais garçons à gueule d’ange. Il aimait les indignés, les criminels, les sans-bon-sens et aussi les fous. J’ignore s’il aurait manifesté dans nos rues. Trop antisocial, sans doute, solitaire, et on le voit mal s’associer au milieu scolaire, lui qui passait d’une prison à l’autre… Mais présumons que le vilain de notre classe, Gabriel Nadeau-Dubois, avec ses airs baveux, lui aurait plu. Le jusqu’au-boutisme du jeune leader a du chien et du feu. Dieu vomit les tièdes, dit-on. Genet, en ce sens, était religieux. Gabriel Nadeau-Dubois aussi. Hardi, les amis !
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Ça m'a frappée durant les longues minutes de liesse collective qui ont suivi le «Hello!» de Ginette Reno et Lionel Richie à Star Académie. Le délire de la foule, une masse soulevée un instant par... l'émotion. Puis, la semaine suivante, lors de la grande finale, l'équipe de «Julie» en rajoutait une couche: encore plus d'émotion. À tel point que les deux candidats restants n'avaient plus tellement d'importance, pantins prétextes à projection. Sophie ou Jean-Marc, blanc bonnet, bonnet blanc, peu importe le perdant, tout le monde en sort gagnant: on pleure, on s'extasie, on en perd ses mots, on crie, bref on s'émotionne et on remercie, qui son village, qui ses parents.