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Paris — Prenant la direction du Grand Palais, dédié une fois par an aux installations monumentales majeures, on va sous la bruine parisienne offrir son coeur au grand artiste multidisciplinaire Christian Boltanski. — Tenez! Rouge et vibrant. Il est à vous.
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À force de croquer les vedettes en potins sur canapés, bien des gens perçoivent le milieu culturel comme une immense paillette. Les feux de la rampe, le succès quasi magique, les beaux sourires devant la caméra: miroirs aux alouettes! Car en retrait du star-système, toutes sortes de créations poussent sans argent ou presque; vraies croisades artistiques, dont la ferveur nous émeut.
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Quand le froid s'engouffre à travers les moindres coutures de votre manteau et que le facteur éolien fait chuter le mercure jusque dans l'abîme, on se trouve soudain bien courageux de courir à la Tohu voir le show Semianyki, du collectif russe Licedei. C'est qu'il fait un temps à demeurer chez soi. Alors ce grand chapiteau de la Tohu dans l'Est, si distant du centre-ville, semble émerger au loin d'un no man's land embrouillardé. Assez pour se demander comment la Tohu arrive à attirer le badaud devant les spectacles à l'affiche. Pourtant, en face, un autobus nolisé conduit et reprend des groupes, avant, après. Des gens débarquent des voitures et des taxis. Nous voilà!