#EtMaintenant: pleins feux sur Consensus

Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la jeune communicatrice et féministe Léa Clermont-Dion transporte sur scène le mouvement de dénonciation des violences sexuelles et d’appui aux personnes survivantes.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la jeune communicatrice et féministe Léa Clermont-Dion transporte sur scène le mouvement de dénonciation des violences sexuelles et d’appui aux personnes survivantes.

Et maintenant, le spectacle. Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, la jeune communicatrice et féministe Léa Clermont-Dion transporte sur scène le mouvement de dénonciation des violences sexuelles et d’appui aux personnes survivantes.

La soirée-bénéfice musicale intitulée Consensus aura lieu au Club Soda à Montréal le 7 mars et mettra en vedette les artistes Dear Criminals, Elisapie, Karim Ouellet, La Bronze et Safia Nolin. Les profits seront remis à des organismes « qui travaillent à éliminer le problème des violences sexuelles à la racine ».

« L’art a un effet extrêmement positif dans ce contexte-là, estime Léa Clermont-Dion en entrevue au Devoir. Et je trouve qu’on parle beaucoup de ce mouvement-là de façon un peu négative : la dénonciation, porter plainte, c’est lourd à vivre avec cette espèce de honte… Là, on sort de cette zone-là, on est dans un événement “d’empowerment”. »

L’idée de Consensus est aussi de montrer que tout ce qu’ont généré les mouvements #MoiAussi et, plus récemment, #EtMaintenant n’est pas « un feu de paille », dit Mme Clermont-Dion, qui organise ce spectacle avec les organismes Québec contre les violences sexuelles et Je suis indestructible.

Si les profits de l’événement seront remis à différents organismes encore à déterminer, l’objectif premier « est social », dit Léa Clermont-Dion. « Je crois beaucoup aux événements comme ça, au fait de se réapproprier l’espace public positivement. On veut surtout célébrer le courage des personnes survivantes, et envoyer un message de solidarité. »

Le nom de la soirée rappelle l’idée de consentement, illustre l’organisatrice, et affirme que le choix du mot consensus n’est pas anodin.

« Il y a un consensus ; les violences sexuelles, ça suffit, c’est assez, on va vers autre chose, on tend vers une révolution sexuelle. »

Quant à la programmation, montée en à peine deux semaines, elle se devait, aux yeux de Léa Clermont-Dion, de refléter une diversité culturelle. « Il ne fallait pas juste parler au nom des femmes blanches privilégiées. »

1 commentaire
  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 1 février 2018 09 h 42

    Belle

    Dans l'ambiance qui prévaut au Québec et ailleurs, a t-on le droit de rendre hommage à la beauté de cette femme, communicatrice et féministe, sans pour autant faire dans l'inconduite? Ma reconnaissance à ses parents.

    D'autre part, tendons-nous vers une révolution sexuelle ou plutôt une révolution culturelle qui incluerait le sexe?