Festival du rire de Montréal: Ottawa appuie les humoristes

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly

Après le gouvernement québécois, la future administration Plante et le Mouvement Desjardins, les humoristes qui veulent créer le Festival du rire de Montréal (FRM) ont reçu lundi l’appui moral d’Ottawa.

 

« J’ai eu une rencontre productive avec le regroupement d’artistes derrière la nouvelle coopérative d’humour, a indiqué la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Ils peuvent compter sur mon appui dans le cadre de leur démarche. »

 

Au stade embryonnaire où en sont les choses, cet appui ne garantit toutefois pas une assistance financière, indique-t-on en coulisses. De même, Le Devoir dévoilait vendredi que le nouvel événement, qui doit se tenir l’été prochain, ne pourrait pas toucher de subventions versées par le ministère du Tourisme ou la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), du moins pas avant sa troisième édition.

 

Néanmoins, les humoristes réunis par ce projet né des suites du scandale touchant Gilbert Rozon cumulent les soutiens depuis leurs premiers pas, la semaine dernière. La ministre québécoise de l’Économie, Dominique Anglade, s’est notamment présentée aux côtés des têtes d’affiche du FRM sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle (TLMEP), dimanche.

 

« Un des mandats de mon ministère, c’est de faire la promotion de projets, indiquait Mme Anglade au Devoir, samedi. Quand ils sont sortis, les humoristes ont dit qu’ils ne savaient pas comment se structurer. Le ministère les a donc accompagnés dans ce cheminement. » La nouvelle mairesse de Montréal, Valérie Plante, a aussi eu de bons mots pour le collectif lors de l’émission de TLMEP.

 

Les membres du collectif d’humoristes ont dans la foulée annoncé la nomination d’un directeur général par intérim, soit l’ancien maire de Bois-des-Filion, Paul Larocque. Le notaire sera en poste jusqu’à la fin janvier. « Le mandat est de mettre la structure en place, de constituer le conseil d’administration, de réfléchir au code d’éthique, d’explorer ce qui peut être fait pour le financement », énumère le nouveau directeur général en entretien.

 

Concernant la question des subventions, M. Larocque estime qu’il est trop tôt pour citer les avenues possibles. « On est au stade exploratoire. Mais des choses peuvent exister », dit-il.

2 commentaires
  • Jean-François Trottier - Abonné 14 novembre 2017 07 h 57

    Marcher sur les cadavres chauds

    Je n'ai aucune raison de défendre Rozon, ou qui que ce soit d'autre.

    Je constate qu'il était certainement moins préparé aux attaques que n'importe quel ministre Libéral tant provincial que fédéral. L'apparence de justice s'arrête aux portes des parlements peut-être.

    Je constate aussi que les notions de deuil, de réparation, de réflexion n'existent pas. Le temps nécessaire au recueillement par respect envers les victimes, aura duré un bon 4 secondes. Puis, la curée.

    Les humoristes ont peut-être eu peur de perdre leur marché, ou bien ils ont vu une belle opportunité de combler un trou potentiel. Probablement un peu des deux. Faut dire que c'est leur job qui est en jeu.

    TVA avait des contrats d'exclusivité avec Rozon, évidemment tous les columnists du 'hournal de Morial sont contre ce nouveau Festival. Mais qui empêcherait Martineau de Paul-et-Paul-et-Mickey ? C'est sa job.

    Quelle est la job des politiciens ? Ils sont censés nous représenter, pour gérer l'appareil public mais aussi pour refléter nos sentiments, sinon les laisser vivre.
    Ils ne sont pas là pour se promouvoir, surtout à coup de morale facile.

    Frapper un homme à terre, c'est grave. Se foutre de dizines de victimes en agissant vite-vite pour occulter ce qu'elles ont vécu, c'est extrêmement grave. Et encore une fois on peut en mettre beaucoup, beaucoup trop dans le même panier toute tendance confondue, depuis Joly jusqu'à Anglade et maintenant Plante.

    Comme par hasard, trois femmes. Dois-je supposer que les femmes sont au-dessus de tout soupçon, ou bien qu'elles représentent idoinement les victimes parce que "ça va de soi" ?

    J'en retiendrai qu'elles mangent leurs cadavres à chaud de façon très civilisée, sans perdre leur rouge à lèvre.

  • Marguerite Paradis - Abonnée 14 novembre 2017 16 h 24

    C'EST TRISTEMENT DU JOLY ET DU ANGLADE

    Mesdames,
    Premièrement, arrêtez les visites à Tout le monde en parle « sur le plateau », ce n'est pas pour cela que vous êtes éluEs.
    Deuxièment, comme vous le savez, plusieurs de ces humoristes sont assez riches pour investir dans des « hiha » de chars, alors qu'ils se payent un Festival à leur nom. Évidemment, Tout le monde en parle sur le plateau, par ricochet Radio-Canada, va promouvoir.
    Il me semble que l'$ des citoyenNES canadienNES et québécoisES pourraient servir à d'autres fins réellement « culturelles ».
    M.P.