Forum canadien sur l'entreprise de la culture à Paris - La nouvelle ministre du Patrimoine ne sera pas du voyage
La nouvelle ministre du Patrimoine canadien, Hélène Chalifour Sherrer, ne participera pas au grand forum international sur les industries culturelles que son ministère organise à Paris au début de la semaine prochaine. La rencontre de lundi et mardi prochains doit réunir environ 600 participants, venus pour une large part de l'Europe et de l'Afrique francophones.
Ottawa travaille à l'organisation de l'événement depuis deux ans. Sheila Copps, l'ex-ministre du Patrimoine, a annoncé sa tenue en grande pompe, de Paris, en octobre dernier, alors que l'Unesco s'engageait dans la définition d'une convention internationale sur la diversité culturelle.
«C'est un événement important, mais qui se produit alors que la ministre vient d'être nommée», explique Mylène Dupéré, porte-parole du ministère, en rappelant que la ministre Chalifour Sherrer n'est en poste que depuis un mois. «Elle doit se familiariser avec des dossiers énormes», ajoute Mme Dupéré en précisant que la ministre se fera représenter à Paris, vraisemblablement par l'ambassadeur du Canada en France.
«C'est un peu comme organiser un gros party et ne pas être là pour recevoir ses invités», souligne un participant québécois au Forum qui désire conserver l'anonymat. Il souligne aussi que la nouvelle ministre aurait justement pu profiter de ce forum pour rencontrer des dizaines de personnes importantes dans le milieu culturel canadien et international. «L'excuse du temps à consacrer aux dossiers me semble un peu facile.» Le ministre français de la Culture, lui, participera à la rencontre même si son homologue canadienne fait maintenant faux bond.
Le Forum canadien sur l'entreprise de la culture: quand la culture s'affaire est une initiative de Routes commerciales, un programme du ministère du Patrimoine canadien qui aide les entrepreneurs et les organismes artistiques et culturels à «accroître stratégiquement leur capacité d'exportation et à vendre leurs produits et services sur les marchés mondiaux».
La rencontre s'adresse à l'ensemble des professionnels du secteur des arts et de la culture, du cinéma aux métiers d'arts en passant par l'édition. Sur les quelque 600 participants, 225 proviennent du Canada, une vingtaine de la Belgique, une dizaine de la Suisse, entre 40 et 50 de pays africains, le reste de la France.
«Environ 96 % des exportations canadiennes dans le secteur des arts et de la culture se font vers les États-Unis, dit Philip Stone, directeur général de la Direction générale du commerce et de l'investissement. Notre comité consultatif, formé de professionnels du secteur privé, nous a recommandé d'aider les entreprises culturelles à la diversification des marchés. Ce forum est un moyen d'y arriver.»
Alors pourquoi tenir la rencontre à la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette, à Paris, plutôt qu'au Canada, à Ottawa ou même à Montréal, où les participants étrangers auraient pu en plus visiter les installations des entreprises culturelles? M. Stone répond que l'événement inaugure l'année France-Canada 2004, célébrant quatre siècles de relations entre les deux pays (le sieur Dugua de Mons s'est installé à l'île Sainte-Croix en 1604 avec le célèbre cartographe Samuel de Champlain). «Le forum va servir au rayonnement du Canada en France. En plus, nos consultations ont montré qu'il était plus facile d'attirer des participants européens et africains en organisant la réunion à Paris.»
Ottawa travaille à l'organisation de l'événement depuis deux ans. Sheila Copps, l'ex-ministre du Patrimoine, a annoncé sa tenue en grande pompe, de Paris, en octobre dernier, alors que l'Unesco s'engageait dans la définition d'une convention internationale sur la diversité culturelle.
«C'est un événement important, mais qui se produit alors que la ministre vient d'être nommée», explique Mylène Dupéré, porte-parole du ministère, en rappelant que la ministre Chalifour Sherrer n'est en poste que depuis un mois. «Elle doit se familiariser avec des dossiers énormes», ajoute Mme Dupéré en précisant que la ministre se fera représenter à Paris, vraisemblablement par l'ambassadeur du Canada en France.
«C'est un peu comme organiser un gros party et ne pas être là pour recevoir ses invités», souligne un participant québécois au Forum qui désire conserver l'anonymat. Il souligne aussi que la nouvelle ministre aurait justement pu profiter de ce forum pour rencontrer des dizaines de personnes importantes dans le milieu culturel canadien et international. «L'excuse du temps à consacrer aux dossiers me semble un peu facile.» Le ministre français de la Culture, lui, participera à la rencontre même si son homologue canadienne fait maintenant faux bond.
Le Forum canadien sur l'entreprise de la culture: quand la culture s'affaire est une initiative de Routes commerciales, un programme du ministère du Patrimoine canadien qui aide les entrepreneurs et les organismes artistiques et culturels à «accroître stratégiquement leur capacité d'exportation et à vendre leurs produits et services sur les marchés mondiaux».
La rencontre s'adresse à l'ensemble des professionnels du secteur des arts et de la culture, du cinéma aux métiers d'arts en passant par l'édition. Sur les quelque 600 participants, 225 proviennent du Canada, une vingtaine de la Belgique, une dizaine de la Suisse, entre 40 et 50 de pays africains, le reste de la France.
«Environ 96 % des exportations canadiennes dans le secteur des arts et de la culture se font vers les États-Unis, dit Philip Stone, directeur général de la Direction générale du commerce et de l'investissement. Notre comité consultatif, formé de professionnels du secteur privé, nous a recommandé d'aider les entreprises culturelles à la diversification des marchés. Ce forum est un moyen d'y arriver.»
Alors pourquoi tenir la rencontre à la Cité des sciences et de l'industrie de la Villette, à Paris, plutôt qu'au Canada, à Ottawa ou même à Montréal, où les participants étrangers auraient pu en plus visiter les installations des entreprises culturelles? M. Stone répond que l'événement inaugure l'année France-Canada 2004, célébrant quatre siècles de relations entre les deux pays (le sieur Dugua de Mons s'est installé à l'île Sainte-Croix en 1604 avec le célèbre cartographe Samuel de Champlain). «Le forum va servir au rayonnement du Canada en France. En plus, nos consultations ont montré qu'il était plus facile d'attirer des participants européens et africains en organisant la réunion à Paris.»
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