Entretiens Jacques-Cartier - Lyon récompense Marie-Claire Blais et Denis Marleau
Lyon - La culture entre par la grande porte à l'université: les artistes québécois de renom Marie-Claire Blais et Denis Marleau ont en effet reçu hier les insignes de docteurs honoris causa de la part de deux universités lyonnaises, à l'occasion de l'ouverture des seizièmes Entretiens Jacques-Cartier.
L'auteure d'Une saison dans la vie d'Emmanuel, l'écrivaine Marie-Claire Blais, a en effet ajouté hier un insigne de l'Université Jean Moulin Lyon 3 à la liste volumineuse des honneurs qui ont récompensé, au fil des ans, la qualité de son oeuvre. «Tout encouragement porté au travail des artistes est précieux», a affirmé l'écrivaine, qui a reçu notamment le Prix du Gouverneur général pour Soifs, de même que le prix Athanase-David pour l'ensemble de son oeuvre. «C'est un peu la lumière dans la nuit.»
L'auteure québécoise, venue recevoir son prix, n'était pas la seule à entrer dans la valse des doctorats honorifiques, une tradition universitaire à laquelle le metteur en scène Denis Marleau a aussi goûté. Le fondateur et directeur de la Compagnie Ubu, dont le travail théâtral a abondamment roulé en France, et précisément à Lyon, recevait cette distinction de l'Université Lumière Lyon 3.
«Je me sens redevable à vous tous de m'avoir accepté dans ma différence autant que dans mes singularités particulières, comme metteur en scène québécois», a expliqué le créateur, qui a présenté récemment Les Aveugles. M. Marleau s'est dit touché d'ajouter cette distinction à ses fleurons, «si on considère le caractère plutôt bref de mon parcours universitaire», a-t-il ajouté, le sourire aux lèvres, précisant qu'il avait reçu un honneur du Collège de pataphysique, comme Pharaon de l'Ordre de la grande Gigouille.
Vigoureux débats d'idées
Ces deux insignes étaient remis hier en grande pompe lors de l'ouverture des seizièmes Entretiens Jacques-Cartier, sorte de remue-méninges qui réunit, l'espace de quelques jours, les grands esprits québécois et lyonnais. Pendant trois jours, une quinzaine de colloques différents auront lieu à Lyon, et ailleurs dans la région Rhône-Alpes, ce qui permettra à plus de 500 chercheurs, représentants du monde universitaire et spécialistes des univers culturel, politique et économique de participer à de vigoureux débats d'idées.
«Les insignes de docteurs honoris causa ont été remis à des personnes qui ont su renforcer les liens entre le Québec et la France», a expliqué hier Alain Bidaud, directeur du Centre Jacques-Cartier, organisme qui coordonne l'événement, dont la tenue aura lieu à Montréal l'an prochain.
Les entretiens permettront cette année de discuter de science, notamment des nanotechnologies, de la polymérisation et du phénomène des jumeaux. On y parlera aussi santé, avec des colloques consacrés aux vaccins de l'enfant, aux droits et obligations des patients.
Les nouveaux rythmes urbains, la gouvernance et la parité hommes-femmes feront l'objet de débats, tout comme le théâtre, le design et le processus de création en arts et sciences.
La ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Michelle Courchesne, sera présente aujourd'hui, et elle prononcera une conférence sur la parité hommes-femmes, à titre de responsable du portefeuille de la Condition féminine.
L'auteure d'Une saison dans la vie d'Emmanuel, l'écrivaine Marie-Claire Blais, a en effet ajouté hier un insigne de l'Université Jean Moulin Lyon 3 à la liste volumineuse des honneurs qui ont récompensé, au fil des ans, la qualité de son oeuvre. «Tout encouragement porté au travail des artistes est précieux», a affirmé l'écrivaine, qui a reçu notamment le Prix du Gouverneur général pour Soifs, de même que le prix Athanase-David pour l'ensemble de son oeuvre. «C'est un peu la lumière dans la nuit.»
L'auteure québécoise, venue recevoir son prix, n'était pas la seule à entrer dans la valse des doctorats honorifiques, une tradition universitaire à laquelle le metteur en scène Denis Marleau a aussi goûté. Le fondateur et directeur de la Compagnie Ubu, dont le travail théâtral a abondamment roulé en France, et précisément à Lyon, recevait cette distinction de l'Université Lumière Lyon 3.
«Je me sens redevable à vous tous de m'avoir accepté dans ma différence autant que dans mes singularités particulières, comme metteur en scène québécois», a expliqué le créateur, qui a présenté récemment Les Aveugles. M. Marleau s'est dit touché d'ajouter cette distinction à ses fleurons, «si on considère le caractère plutôt bref de mon parcours universitaire», a-t-il ajouté, le sourire aux lèvres, précisant qu'il avait reçu un honneur du Collège de pataphysique, comme Pharaon de l'Ordre de la grande Gigouille.
Vigoureux débats d'idées
Ces deux insignes étaient remis hier en grande pompe lors de l'ouverture des seizièmes Entretiens Jacques-Cartier, sorte de remue-méninges qui réunit, l'espace de quelques jours, les grands esprits québécois et lyonnais. Pendant trois jours, une quinzaine de colloques différents auront lieu à Lyon, et ailleurs dans la région Rhône-Alpes, ce qui permettra à plus de 500 chercheurs, représentants du monde universitaire et spécialistes des univers culturel, politique et économique de participer à de vigoureux débats d'idées.
«Les insignes de docteurs honoris causa ont été remis à des personnes qui ont su renforcer les liens entre le Québec et la France», a expliqué hier Alain Bidaud, directeur du Centre Jacques-Cartier, organisme qui coordonne l'événement, dont la tenue aura lieu à Montréal l'an prochain.
Les entretiens permettront cette année de discuter de science, notamment des nanotechnologies, de la polymérisation et du phénomène des jumeaux. On y parlera aussi santé, avec des colloques consacrés aux vaccins de l'enfant, aux droits et obligations des patients.
Les nouveaux rythmes urbains, la gouvernance et la parité hommes-femmes feront l'objet de débats, tout comme le théâtre, le design et le processus de création en arts et sciences.
La ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, Michelle Courchesne, sera présente aujourd'hui, et elle prononcera une conférence sur la parité hommes-femmes, à titre de responsable du portefeuille de la Condition féminine.
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