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Dossier du périmètre de sécurité - La GBQ pourrait avoir à payer 500 000 $ à la Ville en 2007

Isabelle Paré   3 mai 2007  Culture
La partie de bras de fer se poursuit entre la présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et l'arrondissement de Ville-Marie, dont les amendes imposées à BAnQ dans le dossier du périmètre de sécurité pourraient atteindre près de 500 000 $ en 2007, puisés à même son budget de fonctionnement.

Dans une entrevue accordée à la radio de Radio-Canada, qui doit être diffusée aujourd'hui, la p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Lise Bissonnette, s'indigne de la politique d'affrontement de l'arrondissement de Ville-Marie, qui lui réclame quelque 38 000 $ par mois pour l'occupation de l'espace public, en raison des barrières érigées sur son périmètre pour protéger les passants de la chute éventuelle de lames de verre des parois de la GBQ.

«C'est de l'argent de fonctionnement de la bibliothèque, 38 000 $ par mois. Je vous fais remarquer que ceci est un demi-million par année. Un demi-million!», fustige Mme Bissonnette, qui s'était jusqu'ici prononcée par la voix de son attachée de presse dans le différend qui l'oppose à l'arrondissement du centre-ville.

La p.-d.g. de la Grande Bibliothèque et l'arrondissement sont à couteaux tirés depuis que la Ville a annoncé publiquement, le 19 avril dernier, qu'elle rejetait la proposition de marquises et de boîtes à fleurs de la GBQ pour protéger le public sur tout le pourtour de sa bâtisse en cas de chute d'une lame.

Selon Lise Bissonnette, les sommes exigées par la Ville se répercuteront sur le budget destiné à la programmation ou les activités d'animation destinées aux enfants. Le budget de fonctionnement de la Grande Bibliothèque oscille autour de 26 millions par année, dont 8,3 millions vont à l'acquisition de nouveaux documents.

En 2005, la Ville avait facturé près de 200 000 $ à la GBQ pour occuper la voie publique, mais elle l'avait exemptée de tous frais en 2006 compte tenu du fait qu'une solution aux problèmes du bris des lamelles de verre devait être proposée incessamment.

Hier, Jacques-Alain Lavallée, porte-parole pour l'arrondissement de Ville-Marie, a indiqué que la GBQ était au courant depuis janvier que des frais allaient être exigés si une solution permanente n'était pas rapidement trouvée. «Nous avons recommencé à exiger des frais à BAnQ parce qu'il n'y avait toujours pas de proposition. Ils ont ensuite déposé leur projet, mais qui ne répondait pas à nos exigences de sécurité. Nous avons montré notre bonne foi pendant un an. Maintenant, nous nous devons d'appliquer le règlement, qui vaut pour toute personne morale ou publique, tant qu'il n'y aura pas de nouvelle proposition», a expliqué hier M. Lavallée.

La GBQ s'indigne du fait que la Ville traite une institution culturelle financée par les contribuables au même titre qu'un commerce qui utilise l'espace public à des fins commerciales. «Je ne sais pas s'il s'agit d'une forme de pression, mais nous n'en avons pas besoin. Il est clair que nous cherchons activement une solution au problème», a ajouté hier Hélène Panaioti, directrice des communications à BAnQ.






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  • Michel Seymour
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 07h13
    Petitesse de vue
    « La mairie de l'arrondissement Ville-Marie manifeste une petitesse sidérante face à l'une de nos institutions culturelles les plus importantes. La proposition de placer des marquises et des boîtes à fleurs de la GBQ pour protéger le public sur tout le pourtour de sa bâtisse en cas de chute d'une lame nous indique la voie à suivre. Si des dangers persistent pour le public, il faut élargir l'espace sécuritaire et autoriser l'élargissement de l'espace jardin jusque sur le trottoir, et non taxer la GBQ comme s'il s'agissait d'un commerce ordinaire. La taxe de 38 000$ par mois est proprement indécente et scandaleuse. Vivement une intervention musclée en provenance de Québec pour stopper l'hémorragie ! Michel Seymour »

  • MARIE-CLAIRE Larocque
    Inscrite
    jeudi 3 mai 2007 07h54
    Dossier de périmentre de sécurité autour de la GBQ
    « Il est de plus en plus certains que la Grande Bibliothèque semble être un autre problème comme le stade olympique. Encore une bâtisse d'envergure qui va coûter chère aux contribuables.

    Le fait de demander un montant à la bibliothèque pour protéger le public va de soi, car rien ne semble bouger, la preuve est là d'ailleurs ils ont eu plus qu'un an pour trouver des solutions et rien n'a pu être concrétisé selon l'article. Je lance cette question : Où est l'architecte dans tous ça.....? »

  • william morris
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 11h48
    Grave erreur
    « Bonjour,
    La GBQ mérite, en principe, toute notre admiration. Il n'y a pas lieu de la féliciter, cependant, sur le choix du parachèvement des murs extérieurs, fait de lamelles de verre, une solution peu fiable et dont les inconvénients étaient déjà connus du fait qu'un gratte-ciel à Boston, propriété d'une compagnie d'assurance, avait connu le problème des lamelles de verre tombant à terre,il y a plusieurs années. Pourquoi répéter les erreurs des autres ?
    Merci devotre attention.
    William Morris
    w.morris006@videotron.ca »

  • Thérèse Des Rochers
    Abonné
    jeudi 3 mai 2007 12h44
    Pousser la GBQ au déficit ne règlera rien
    « En quoi le versement à l'arrondissement Ville-Marie d'un demi million de dollars publics par an va-t-il régler la question de la sûreté des lieux ? Soit, le périmètre de sécurité proposé sous forme de jardins étendus n'est pas une solution permanente, mais en vertu de quelle logique le fait de dépouiller une institution publique provinciale au profit d'une administration publique municipale fait-il avancer la solution ? Ce n'est certes pas en mettant son administration «dans le rouge» qu'on règlera quoi que ce soit, si ce n'est d'engendré un nouveau problème, celui-là plus persistant encore, le déficit budgétaire. J'espère que Madame Bissonnette gagnera cette absurde bataille.
    T. Des Rochers »

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