Pas de permis pour la Grande Bibliothèque
Photo : Jacques Grenier
Rappelons qu’entre juillet 2005 et août 2006, dix lamelles de verre trempé ont éclaté à cause de rayures ou de fissures dans le verre.
Le verdict est tombé. Arbustes, bannières et marquises ne suffisent pas à protéger les passants de la chute des lamelles de verre autour de la Grande Bibliothèque (GB), jugent les autorités municipales, qui retiennent seulement l'idée d'un filet de sécurité tendu le long des murs de l'établissement.
Après examen, l'arrondissement de Ville-Marie rejette l'essentiel du projet d'aménagement urbain et paysager soumis par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) afin que les bris de lamelles de verre n'atteignent pas les usagers et autres promeneurs. Il lui refuse du même coup sa demande de permis nécessaire pour effectuer ces ajustements.
«Les propositions mises en avant par la GB ne répondent pas à la sécurité telle que définie par le Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal, par la Régie du bâtiment et par nos propres experts», indique au Devoir Jean-Yves Dutel, directeur des affaires publiques et des relations avec les citoyens de Ville-Marie.
BAnQ avait annoncé les grandes lignes de son plan en janvier dernier pour pallier le défaut du tiers des 6200 lamelles de verre qui composent le recouvrement de l'édifice. La solution avancée comprenait l'installation de marquises recouvertes d'aluminium sur l'avenue Savoie, sur la façade nord et au-dessus des sorties d'urgence, des bannières surplombant les entrées de la rue Berri et du boulevard de Maisonneuve et des arbustes très denses pour boucler le périmètre, notamment tout le long de la rue Berri. Le plan, estimé à 500 000 $ (plus 305 000 $ pour les analyses et des frais divers), convenait aussi au consortium qui a conçu le bâtiment.
L'arrondissement estime que tous ces éléments offrent une protection «insuffisante» ou «inadéquate», selon le communiqué diffusé par l'arrondissement. «Un éclat de verre peut rebondir» plus loin que la limite des marquises, précise M. Dutel. Et «n'importe qui peut aller dans le jardin, qui n'est pas très large.»
Un seul élément passe le test de la sécurité: «un filet tendu le long des murs» en plus des bannières. Mais il s'agirait là d'une mesure temporaire en attendant une solution permanente qui convienne à tous.
«Il n'a jamais été question de filet et je ne commenterai pas cette idée dont on entend parler pour la première fois dans un communiqué de presse», rétorque Hélène Panaïoti, directrice des communications de BAnQ, qui regrette d'avoir appris le refus de sa demande de permis par l'entremise des médias. On n'a pas reçu d'avis officiel de l'arrondissement et on l'attend toujours.»
Quoi qu'il en soit, BAnQ devra vraisemblablement retourner à sa table à dessins. D'ici là, l'actuel périmètre de sécurité reste en place.
Rappelons qu'entre juillet 2005 et août 2006, dix lamelles de verre trempé ont éclaté à cause de rayures ou de fissures dans le verre, d'une pression trop élevée des griffes retenant le verre et d'un écart élevé entre la température au moment de la pose du verre et la température ambiante. Des rapports d'expertise proposaient soit de retremper les lamelles, soit de les réinstaller selon des normes plus strictes. Solutions coûteuses et divergentes que BAnQ n'a pas retenues.
Après examen, l'arrondissement de Ville-Marie rejette l'essentiel du projet d'aménagement urbain et paysager soumis par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) afin que les bris de lamelles de verre n'atteignent pas les usagers et autres promeneurs. Il lui refuse du même coup sa demande de permis nécessaire pour effectuer ces ajustements.
«Les propositions mises en avant par la GB ne répondent pas à la sécurité telle que définie par le Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal, par la Régie du bâtiment et par nos propres experts», indique au Devoir Jean-Yves Dutel, directeur des affaires publiques et des relations avec les citoyens de Ville-Marie.
BAnQ avait annoncé les grandes lignes de son plan en janvier dernier pour pallier le défaut du tiers des 6200 lamelles de verre qui composent le recouvrement de l'édifice. La solution avancée comprenait l'installation de marquises recouvertes d'aluminium sur l'avenue Savoie, sur la façade nord et au-dessus des sorties d'urgence, des bannières surplombant les entrées de la rue Berri et du boulevard de Maisonneuve et des arbustes très denses pour boucler le périmètre, notamment tout le long de la rue Berri. Le plan, estimé à 500 000 $ (plus 305 000 $ pour les analyses et des frais divers), convenait aussi au consortium qui a conçu le bâtiment.
L'arrondissement estime que tous ces éléments offrent une protection «insuffisante» ou «inadéquate», selon le communiqué diffusé par l'arrondissement. «Un éclat de verre peut rebondir» plus loin que la limite des marquises, précise M. Dutel. Et «n'importe qui peut aller dans le jardin, qui n'est pas très large.»
Un seul élément passe le test de la sécurité: «un filet tendu le long des murs» en plus des bannières. Mais il s'agirait là d'une mesure temporaire en attendant une solution permanente qui convienne à tous.
«Il n'a jamais été question de filet et je ne commenterai pas cette idée dont on entend parler pour la première fois dans un communiqué de presse», rétorque Hélène Panaïoti, directrice des communications de BAnQ, qui regrette d'avoir appris le refus de sa demande de permis par l'entremise des médias. On n'a pas reçu d'avis officiel de l'arrondissement et on l'attend toujours.»
Quoi qu'il en soit, BAnQ devra vraisemblablement retourner à sa table à dessins. D'ici là, l'actuel périmètre de sécurité reste en place.
Rappelons qu'entre juillet 2005 et août 2006, dix lamelles de verre trempé ont éclaté à cause de rayures ou de fissures dans le verre, d'une pression trop élevée des griffes retenant le verre et d'un écart élevé entre la température au moment de la pose du verre et la température ambiante. Des rapports d'expertise proposaient soit de retremper les lamelles, soit de les réinstaller selon des normes plus strictes. Solutions coûteuses et divergentes que BAnQ n'a pas retenues.
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