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Les travaux de la Maison des conseils prennent du retard

Stéphane Baillargeon   29 janvier 2007  Culture
La transformation de l'ancienne Bibliothèque centrale de Montréal prend du retard. Les nouveaux locataires de l'immeuble de la rue Sherbrooke, dont le Conseil des arts, ne pourront pas s'y installer avant plusieurs mois et peut-être même un an, du moins si les négociations en cours aboutissent. Les travaux de rénovation et de mise aux normes n'ont même pas commencé.

L'ancienne Bibliothèque centrale de Montréal sera transformée pour abriter cinq organismes municipaux: le Conseil des arts de Montréal, le Conseil du patrimoine, le Conseil des Montréalaises, le Conseil jeunesse et le Conseil interculturel de Montréal. Les coûts du réaménagement étaient évalués à 1,6 million de dollars l'an dernier, avant l'examen approfondi des besoins.

La Bibliothèque centrale a fermé ses portes en 2005 lors de l'ouverture de la Grande Bibliothèque, où sa collection a été déménagée. Inaugurée en 1917, elle est située rue Sherbrooke Est, en face du parc LaFontaine.

«Le dossier évolue», commente Suzanne Asselin, porte-parole de la Ville de Montréal. «Le déménagement s'avère assez complexe. Il faut négocier avec les futurs locataires pour déterminer les besoins de chacun et répartir l'espace disponible. Les négociations se poursuivent, mais les plans ne sont pas encore terminés.»

Le poids lourd demeure le Conseil des arts (CAM), qui pourrait utiliser jusqu'à 80 % de l'espace disponible. En plus de ses employés, cette institution doit installer des salles de répétition louées à des compagnies et à des artistes. Dans ses locaux actuels, rue Saint-Urbain, le CAM possède deux studios de danse, deux de théâtre et deux de musique, faisant environ 100 mètres carrés chacun. Les studios sont équipés en conséquence. Les salles de musique comprennent notamment un piano à queue, des lutrins et des espaces de rangement pour les grands instruments.

«Nous examinons les possibilités d'aménagement de nouveaux studios dans la Bibliothèque centrale», a expliqué Christian O'Leary, directeur des communications et du développement du CAM. «Nous pourrions en avoir moins que maintenant.»

Le CAM abrite aussi trois organismes: les Ballets jazz de Montréal, le Centre des auteurs dramatiques et la société Pro Musica. Le sort de ces institutions n'est pas encore connu. «Nous ne savons même pas s'il y a assez d'espace pour tout le monde rue Sherbrooke, a dit un employé d'un des trois organismes. Les négociations traînent et ne nous concernent pas directement pour l'instant.»

Tout de même, le dossier évolue. La semaine dernière, la Ville faisait savoir que la Bibliothèque centrale-jeune de Montréal déménagerait dans un immeuble neuf de la rue de la Visitation qui sera rattaché au quartier général de l'Association sportive et communautaire du Centre-Sud (ASCCS). Le projet de sept millions de dollars, qui comprend la construction d'une piscine et d'autres équipements pour cette association, devrait voir le jour d'ici un an. La Centrale-Jeune occupait depuis des années le sous-sol de l'ancienne Bibliothèque centrale de Montréal.






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  • Claude Bouchard
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    lundi 29 janvier 2007 01h55
    Compléments d'information
    « Rappelons que la Maison du Conseil est la propriété de la SIQ (Société immobilière du Québec, organisme gouvernemental). La SIQ veut récupérer l'édifice de la rue Saint-Urbain depuis plusieurs années. Ce qui oblige aujourd'hui le Conseil des arts de Montréal (CAM) à déménager vers l'ancienne Bibliothèque centrale.

    Les bureaux et services du Conseil des arts de Montréal étaient peut-être à l'étroit dans l'édifice qu'il occupe depuis 1989 (= ex-École des beaux-arts, lire
    http://www.artsmontreal.org/batiment.php) mais il remplissait tout à fait son mandat. De plus, précisons que le CAM est situé jusqu'à ce jour de façon idéale aux confluents des activités culturelles de la Métropole (au coin des rues Saint-Urbain et Sherbrooke).

    Espérons que cette future Maison des Conseils - une solution apparemment judicieuse et rassembleuse apportée à ce déménagement "forcé" - puisse voir le jour dans les meilleurs délais.

    Que la ville et les budgets alloués, les responsables du projet ne ralentissent pas le processus.

    Souhaitons enfin que les équipements actuels fournis aux artistes, créateurs et autres réunions soient plus largement accessibles, partagés et développés dans le site réattribué de l'ex-Bibliothèque centrale.

    Quant au cas des organismes locataires actuels à la Maison du Conseil (Ballets Jazz de Montréal, société Pro Musica et Centre des auteurs dramatiques) : il nous appert mystérieux qu'aucun plan de relocalisation n'ait apparemment été mis de l'avant à ce jour. Les organismes culturels OBNL souffent chroniquement de la montée des coûts de loyer. D'autres avant eux en ont fait les frais. Qu'ils ne pâtissent pas de la situation à leur tour !

    Emmanuel Galland »

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