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Phénomène plutôt rare, deux importantes productions en anglais se sont glissées dans mon programme cette semaine. Le Michel & ti-Jean de George Rideout dont nous vous avons déjà parlé deux fois plutôt qu'une, au Centaur; et Daily Miracle de David Sherman à l'InfiniThéâtre cette petite compagnie installée dans un ancien bain municipal au beau milieu d'un quartier passionnant et que Guy Sprung tient à bout de bras depuis des années. L'occasion est toute trouvée pour prendre un peu de recul et faire le point sur ce versant des deux solitudes que nous oublions trop souvent.
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Le Vieux-Montréal, si désert en pleine semaine les soirs d'hiver, abrite le théâtre Centaur, espace de lumière dans la petite rue Saint-François-Xavier. Dans un resto du coin, qui s'apprêtait à fermer à l'heure des poules histoire de rendre le quartier plus fantomatique encore, un couple de francophones demandait mardi soir: «Mais où se trouve le Centaur, au juste?»
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Les films nécessaires, qui militent pour les causes vertueuses, dénoncent les injustices ou lèvent le voile sur un coin du monde méconnu, possèdent rarement des qualités artistiques supérieures. Leur nécessité transcende le besoin de raffinement, quand les conditions économiques ou politiques de tournage ne l'empêchent pas carrément.