Et, en plus, il se la pète!, pour reprendre le titre d'une chanson de l'excellent Sanseverino. Lors du gala du Concours musical international de Montréal, Marc Bouchkov, violoniste vainqueur, apparaissait comme un soliste...
Ça me fait drôle de l’apprendre ce samedi par la chronique nécrologique. Castonguay, Pierre, 1933-2013. Décédé le 15 mai dernier, à Montréal. On le savait malade, Pierre, nous de la bande...
Trêve de Festival TransAmériques, l’OFFTA, qui navigue dans les créations plus risquées, hors genres, que son aîné, sort littéralement du cadre pour son coup d’envoi, le 24 mai.
La question des origines - du monde, de l’espèce humaine ou de la création - en est une vaste et, de surcroît, truffée de pièges, comme l’a révélé la philosophie poststructuraliste....
Cannes — Le Devoir ne publie pas durant deux jours. Autant se faufiler sur le site aujourd'hui; les festivals se riant des jours fériés. D'abord un fait divers, apparemment...
Cannes — Le Devoir ne publie pas durant deux jours. Autant se faufiler sur le site aujourd'hui; les festivals se riant des jours fériés. D'abord un fait divers, apparemment tiré du film Bling Ring de Sofia Coppola qui venait d'être projeté ici, sur le vol de produits griffés par des ados aux goûts de luxe. Chopard, le fameux joaillier qui prête aux stars leurs parures de diamants et autres babioles, a été cambriolé à l'hôtel Novotel de Cannes. Le ou les coupables ont goupillé pour plus d'un million de dollars en précieux bijoux. Le film de Coppola a-t-il inspiré les voleurs? Voilà la question. Bling Ring n'aura servi qu'à ça, diront les mauvaises langues...
Parce que l’instinct de survie nous suggère toujours de craindre le pire, la nature humaine est prompte à l’accepter lorsqu’il survient. Et à réagir. Le...
Parce que l’instinct de survie nous suggère toujours de craindre le pire, la nature humaine est prompte à l’accepter lorsqu’il survient. Et à réagir. Le personnage principal de La chasse, campé avec une émouvante retenue par Mads Mikkelsen (prix d’interprétation à Cannes l’an dernier pour ce rôle), en fait les frais dans ce palpitant bas-les-masques à rebours sur le mensonge et la peur réalisé par celui qui a inauguré le mouvement Dogma 95, le Danois Thomas Vinterberg (Fête de famille).
Chaque attaque terroriste suscite son lot d’explications psychologiques pour tenter de comprendre l’innommable, question d’aller au-delà du manichéisme. C’est la...
Chaque attaque terroriste suscite son lot d’explications psychologiques pour tenter de comprendre l’innommable, question d’aller au-delà du manichéisme. C’est la posture adoptée par la cinéaste indienne Mira Nair (Salaam Bombay, Vanity Fair) dans cette adaptation d’un roman de Mohsin Hamid, The Reluctant Fundamentalist. Le titre est en soi un programme, celui d’un homme tout à la fois prisonnier de ses valeurs, de ses origines, de ses ambitions… et des préjugés de son entourage.
Thomas, 30 ans, est sur le point d’épouser Lola, la fille de Suzanne et Gilbert. Or voilà que ce dernier, qui a l’andropause désabusée, entreprend de dissuader...
Thomas, 30 ans, est sur le point d’épouser Lola, la fille de Suzanne et Gilbert. Or voilà que ce dernier, qui a l’andropause désabusée, entreprend de dissuader son futur gendre de convoler. Le mariage, ça met fin à la romance et ça réduit le sexe à néant. Ça tue les rêves. Le concept psychanalytique de projection lui étant peu familier, Thomas gobe le tout, peut-être inconsciemment soulagé de pouvoir reporter l’âge adulte à plus tard.
Une route, la nuit. Sur fond de ciel bleu cobalt, un timide croissant de lune découpe les silhouettes des épinettes et, surtout, des lignes électriques. Car c’est...
Une route, la nuit. Sur fond de ciel bleu cobalt, un timide croissant de lune découpe les silhouettes des épinettes et, surtout, des lignes électriques. Car c’est jusqu’à l’origine de ces dernières que l’on remonte. Direction : la rivière Rupert. Ou plutôt ce qu’il en reste puisqu’en 2007, le cours d’eau fut détourné dans le cadre du projet hydroélectrique Eastmain-1A-Sarcelle-Rupert.
Deux édifices religieux patrimoniaux du centre-sud de Montréal, l’église Sainte-Brigide-de-Kildare et l’ancienne maison mère des Soeurs de la Providence,...
Deux édifices religieux patrimoniaux du centre-sud de Montréal,...
Ambitieuse production que ce Rêve des Grands Ballets canadiens de Montréal (GBC). Le chorégraphe allemand Stephan Thoss a créé un univers onirique foisonnant...
Ambitieuse production que ce Rêve des Grands Ballets canadiens de Montréal (GBC). Le...
Cannes — D’abord, il y avait eu les bruits, puis les premiers textes. Bien avant la projection officielle au Palais des festivals du long métrage Passé de...
Cannes — D’abord, il y avait eu les bruits, puis les premiers textes. Bien avant la...
Motel Lorraine : le titre du deuxième roman de Brigitte Pilote fait référence à l’assassinat de Martin Luther King. C’est sur le balcon de ce motel de Memphis,...
Motel Lorraine : le titre du deuxième roman de Brigitte Pilote fait référence à l’assassinat de Martin Luther King. C’est sur le balcon de ce motel de Memphis, Tennessee, que le leader noir a été atteint d’une balle mortelle, le 4 avril 1968.
Où sont les intellectuels ? On se le demande lorsqu’on voit un nombre important d’entre eux refuser le débat dans l’espace public. On se le demande lorsque les...
Où sont les intellectuels ? On se le demande lorsqu’on voit un nombre important d’entre eux refuser le débat dans l’espace public. On se le demande lorsque les universitaires se drapent du devoir de réserve et lorsque les écrivains cabotinent dans les émissions de variétés. Repli sur soi ou amour de soi, dans les deux cas, il reste bien peu de place pour le dialogue. Reste à savoir si ce jugement est légitime. Le débat intellectuel aujourd’hui a-t-il encore un sens ou est-il réduit au cirque médiatique ?
Depuis plusieurs années déjà, Martha Nussbaum s’est engagée dans une recherche de nature fondamentale sur les conditions de la justice. Son parcours philosophique, de...
Depuis plusieurs années déjà, Martha Nussbaum s’est engagée dans une recherche de nature fondamentale sur les conditions de la justice. Son parcours philosophique, de sa thèse doctorale sur Aristote à ses essais sur la liberté de conscience et sur la tolérance, constitue l’exemple d’une démarche attentive aux enjeux les plus concrets des sociétés contemporaines. Dans ce nouvel essai, elle présente une synthèse de sa position dans le domaine de l’éthique du développement : en dialogue avec Amartya Sen autant qu’avec John Rawls, elle soutient une approche qu’elle appelle « approche des capabilités ». Alors que le modèle dominant associe le progrès de la justice pour une société donnée à la croissance du PIB et des politiques de distribution qui en découlent, cette approche se concentre sur les conditions concrètes du développement de la personne humaine et propose d’identifier un ensemble de « capabilités » de base.
« Il y a des dizaines d’années, j’ai écrit que ceux qui se revendiquent “partisans d’Israël” sont en réalité les partisans de sa...
« Il y a des dizaines d’années, j’ai écrit que ceux qui se revendiquent “partisans d’Israël” sont en réalité les partisans de sa dégénérescence morale et de sa probable future autodestruction. Malheureusement, ce jugement semble de plus en plus plausible. » Pensant ainsi, Noam Chomsky, dans Palestine. L’état de siège, livre récent qu’il signe avec Ilan Pappé, lui aussi d’origine juive, nous foudroie comme un écho inattendu, monstrueux, de la Shoah.
Vociférations et menaces nucléaires du dictateur nord-coréen Kim Jong-un, exploits économiques et technologiques des conglomérats sud-coréens Samsung ou...
Vociférations et menaces nucléaires du dictateur nord-coréen Kim Jong-un, exploits économiques et technologiques des conglomérats sud-coréens Samsung ou Hyundai, succès de prestige du cinéma sud-coréen à Cannes, déferlement récent du Gangnam style : la Corée a de plus en plus la cote dans les médias occidentaux. Et pourtant, nous la connaissons mal.
Berlin – Depuis qu’il a été nommé en 1999 directeur de la Schaubühne, haut lieu du théâtre berlinois, Thomas Ostermeier entretient avec le...
Berlin – Depuis qu’il a été nommé en 1999 directeur de la Schaubühne, haut lieu du théâtre berlinois, Thomas Ostermeier entretient avec le théâtre d’Henrik Ibsen une relation soutenue. « Il y a deux ou trois grands classiques auxquels il faut sans cesse revenir, explique le metteur en scène sur la terrasse du Radialsystem V, un espace de création, de débat et de représentation emblématique du nouveau Berlin. À mon avis, parmi ces quelques classiques, il y a Ibsen, dont les pièces font beaucoup penser à notre époque. On y trouve les contraintes de la société bourgeoise, le souci de la perte du statut social, ces pressions publiques et privées qui sont encore aujourd’hui au coeur de nos questionnements sur le bonheur. J’oserais même dire que, de nos jours, pour apaiser nos inquiétudes, celles suscitées par la chute des utopies, nous avons tendance à revenir à cet esprit du XIXe siècle où les valeurs de la nation, de la religion, de la famille et de la carrière dominent. En fait, il est presque scandaleux que les pièces d’Ibsen nous parlent encore à ce point. »