Vers le milieu des années 1970, alors que nos Expos traversaient des moments plutôt pénibles, Guy Ferron ne ratait jamais une occasion d'évoquer, au baseball du mercredi à Radio-Canada, le fait que l'avenir s'annonçait brillant. C'est qu'il y avait du «prospect» qui pullulait du côté des Carnavals de Québec, leur filiale AA dans la ligue Eastern. Les noms nous étaient encore inconnus, Gary Carter, Warren Cromartie, Ellis Valentine, Larry Parrish, Steve Rogers et un certain Andre Dawson, mais on nous assurait qu'on allait avoir un gros club avant longtemps. Ce serait la célèbre «phase II» qui, après les misères des années d'expansion, allait permettre d'envoyer sur le terrain l'une des meilleures équipes de l'histoire des ligues majeures... à n'avoir jamais atteint la Série mondiale.