Chez Les dictionnaires Robert - Il faut contrer l’amalgame anarchique des savoirs
Passer du nom d’un homme politique à la chronologie de l’histoire d’un pays, de la biographie d’un artiste à la galerie de ses oeuvres, d’un nom de plante à des photos de ses feuilles ou d’un verbe à des exercices de conjugaison en ligne : avec la technologie numérique, le traditionnel article de dictionnaire s’ouvre vers l’infini des possibles.
Comptabilité - Le Ménard fait autorité
La confection et l’utilisation de dictionnaires ont fondamentalement changé avec l’arrivée des nouveaux modes de communication que permet Internet. Non seulement on n’utilise plus les dictionnaires de la même façon, mais la façon même de les confectionner a radicalement changé. Voilà ce que constate Louis Ménard, professeur retraité du Département des sciences comptables de l’UQAM et auteur principal du Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière, surnommé « Le Ménard ».
Et les mots aussi s’inscrivent dans le paysage numérique…
Directrice du Département de linguistique et de traduction de l’Université de Montréal, Monique C. Cormier est la conceptrice de la Journée québécoise des dictionnaires. Pour la quatrième édition de l’événement, cette tête chercheuse invite ses conférenciers à discuter de la révolution numérique qui se déroule sous nos yeux. Sur le thème « Du papier au numérique : la mutation des dictionnaires », ce colloque international s’intéresse à la transformation du support, mais surtout du contenu, puis de nous-mêmes.
Diderot vs Wikipédia - Un projet utopiste guide les encyclopédistes
Diderot, Larousse et les auteurs de Wikipédia… Est-ce que les savoirs, connaissances, analyses et réflexions des encyclopédistes, savants des XVIIIe et XIXe siècles, ou de simples quidams, internautes du XXIe siècle, se valent ? Est-ce que tout le monde peut vraiment contribuer au savoir universel ? Des questions auxquelles Jean-Yves Mollier, professeur et directeur de l’École doctorale Cultures, régulations, institutions, territoires de l’Université de Versailles -Saint-Quentin-en-Yvelines, en France, tentera de répondre le 4 octobre prochain, lors d’un colloque présenté dans le cadre de la quatrième Journée québécoise des dictionnaires. Il nous donne ici quelques éléments de réponse et pistes de réflexion.
Supports - Un numérique! Lequel?
À ce jour, il y a trois types de support sur lesquels il est possible d’avoir un dictionnaire numérique : mobile, ardoise et bureau. Le mobile, ce sont les téléphones intelligents. L’ardoise, c’est la tablette informatique. Quant au bureau, il s’agit de postes de travail plus traditionnels, comme le portable ou l’ordinateur de bureau.
Internet - À l’heure du numérique
Vous prenez deux grandes « tendances » : celle qui pousse maintenant tout le monde à tout faire dans Internet sauf prendre sa douche. Et celle du « clic », de l’instantanéité. Du tout de suite servi, sur mesure et sans délai, au bout du doigt. Clac ! Ou plutôt clic… Dans ce monde où le copier-coller est la règle, qui va prendre le temps aujourd’hui de consulter un dictionnaire en ligne ou, pire, en papier ? Hum ?
Le Franqus - Et 60 000 mots sont mis en ligne…
La première version complète du dictionnaire Franqus est maintenant en ligne en mode d’essai. Ce sont donc plus de 60 000 mots qui y sont traités, dont notamment 10 000 mots qui sont propres ou qui ont un sens particulier au Québec.
Quel est le site Internet gouvernemental le plus fréquenté?
Le Grand Dictionnaire terminologique, parrainé par l’Office québécois de la langue française, fait peau neuve en proposant depuis quelques mois une toute nouvelle interface qui permet à l’usager d’ici et d’ailleurs d’optimiser ses recherches sous diverses formes. Et tout cela, dans Internet.
Données scientifiques - La révolution!
Les données scientifiques sont de plus en plus accessibles gratuitement en ligne. Avec les avantages et les défis que cela engendre pour la communauté scientifique. Geneviève Tanguay, vice-rectrice de l’Université de Montréal, en témoigne.
Québec Amérique - En 1986, le Visuel
On rêvait d’un dictionnaire nous permettant d’associer une image et un mot. Une idée simplissime, mais à laquelle personne n’avait pensé avant 1986, année où naît la première mouture du DictionnaireVisuel. Vingt-cinq ans et trois éditions plus tard, allons voir comment Québec Amérique trouve encore le moyen d’innover.
Pédagogie - «Le dictionnaire unique ne suffit pas !»
Non, le dictionnaire numérique ne menace pas l’apprentissage du français, dit la vice-doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal. Dès le début du primaire, les petits élèves devraient pouvoir utiliser des dictionnaires numériques tout en apprenant à fouiller de leurs petits doigts dans les imposantes versions en papier, selon Pascale Lefrançois. « Personnellement, je suis du genre à donner accès à tout ce qui est possible, mais pas à autrui, résume-t-elle. Quand je veux évaluer l’élève, il peut aller fouiller dans le dictionnaire, mais pas demander à son meilleur ami ! »
Alberto Manguel - Au-delà des mots
Sa plume érudite, jamais pesante ou pompeuse, toujours amicale, conviviale et chaleureuse, transmet une passion contagieuse de la lecture. Son délicieux essai, et désormais classique, Une histoire de la lecture a marqué les esprits. En début d’année, Nouvel éloge de la folie poursuivait cette célébration. Et quiconque aime lire en redemande. Le 4 octobre prochain, il livrera la conférence d’ouverture de la 4e Journée québécoise des dictionnaires à la Grande Bibliothèque.