Bouchées doubles pour les cégeps
Pendant que les étudiants du collégial concernés par la grève printanière se prononçaient pour ou contre un retour en classe cette semaine, les 14 cégeps touchés se préparaient à une rentrée scolaire et à un automne sur un mode intensif jamais vécu auparavant. Deux sessions compressées où les jours de classe allongés et les travaux supplémentaires seront de mise pour environ 40 000 étudiants.
Le dynamisme des enseignants permet à l’école de demeurer ce qu’elle doit être
L’éducation collégiale au Québec s’est-elle éloignée du modèle d’éducation humaniste dont elle est en partie issue ? A-t-elle troqué ce modèle contre celui d’une éducation plus pragmatique et davantage collée aux besoins du marché du travail ? Claude Lessard, président du Conseil supérieur de l’éducation, répond à cette interrogation en tant que chercheur.
A-t-on les ressources nécessaires?
Les étudiants en difficultés au cégep, dont ceux atteints d’un trouble d’apprentissage ou d’une maladie mentale, auront-ils accès à des services suffisants durant leurs sessions compressées de cet automne ? Alors que, dans certains cégeps, les étudiants retournent en classe après une grève de près de six mois, la situation inquiète Bernard Bérubé, président de la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC)-CSQ.
Que les négociations reprennent !
Alors que tous les projecteurs sont braqués sur les cégeps, on pourrait avoir tendance à oublier une autre rentrée, celle des professeurs et des élèves du primaire et du secondaire. De grands défis les attendent eux aussi. Manon Bernard, la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, brosse le portrait des enjeux.
L’école, quelle école ?
Il a fallu attendre le début d’une troisième semaine de campagne électorale québécoise pour que l’éducation fasse son entrée dans l’arène politique. Si les étudiants et étudiantes, avec en fond sonore des défilés de casseroles, avaient permis à un Parti libéral décrié de voir sa cote remonter, permettant un retour aux urnes avec quelque espérance de victoire pour la formation de Jean Charest, tous et toutes, élus en postes et candidats à la même fonction, se tenaient jusque-là cois. Mais voilà qu’un Legault revient à la charge avec un discours sur les valeurs qu’une société propose et défend.