Un Québec syndical - 40 % des travailleurs étaient syndiqués à la fin des années 70
Après trois grandes phases d'expansion du syndicalisme — la syndicalisation des ouvriers qualifiés jusqu'aux années 30, l'expansion du syndicalisme industriel qui bat son plein entre les deux guerres mondiales et la syndicalisation du secteur public et parapublic dans les années 60-70 — le taux de syndicalisation décline depuis le début des années 80. Ainsi, après plus d'un siècle et demi d'expansion, pour arriver à 40 % de syndiqués à la fin des années 70, le taux de syndicalisation au Québec est aujourd'hui de 36 %.
Assemblée nationale du Québec - La présidence est aussi responsable d'un budget annuel de 115 millions de dollars
Présider l'Assemblée nationale du Québec «est un arbitrage qui est un peu compliqué à appliquer parce que, évidemment, les débats [entre les députés] peuvent s'échauffer parfois. C'est un peu difficile de conserver un tempérament flegmatique, mais généralement ça se passe assez bien», rappelle Jacques Chagnon, président de l'Assemblée nationale depuis avril dernier et député libéral de Westmount-Saint-Louis. Il a été élu par ses collègues députés au scrutin secret. C'est ainsi depuis 1999, alors que, auparavant, la candidature du président était proposée par le premier ministre et généralement adoptée à l'unanimité.
Un projet radical - Le pouvoir aux citoyens
La première étape vers une réforme des institutions démocratiques au Québec est de se donner une Constitution, estime André Larocque, ancien sous-ministre de la réforme sous le gouvernement de René Lévesque. «Un pays sans Constitution, c'est comme un individu sans papiers [...]. Se donner une Constitution, c'est un peu venir au monde, c'est la porte qui ouvre tout le reste.»
Revitaliser la démocratie - Pour un projet collectif
Pour contrer le cynisme ambiant, il faut revitaliser la démocratie, estime l'ancien ministre libéral Benoît Pelletier. Et cela passe par une diminution des pouvoirs du premier ministre et une revalorisation du rôle des députés. Une initiative qui pourrait même devenir «le beau projet collectif» dont les Québécois semblent avoir besoin pour se sortir du désabusement.
De Génération d'idées à Sortie 13 - Le Québec est-il mûr pour une seconde «Révolution tranquille»?
N'essayez pas de convaincre Mélanie Joly que l'avenir politique du Québec est sombre. Cette jeune femme dans la trentaine, avocate de formation, cofondatrice de l'organisation Génération d'idées et membre du collectif Sortie 13, est convaincue que le cynisme et le désengagement politique des Québécois pourraient bientôt être choses du passé. Entretien avec cette «hyperoptimiste» engagée qui croit que l'arrivée au pouvoir de la génération Y changera sous peu le visage de la province.
L'université québécoise - Et les professeurs deviendront des chercheurs
L'université transfère ses compétences vers la société depuis un demi-siècle. Mais à la fin des années 30, déjà, à Québec, le père Georges-Henri Lévesque fondait l'École des sciences sociales de l'Université Laval, qui a introduit dans l'université cette notion du service. L'université, au-delà d'un simple système qui assure le seul transfert des connaissances.
Le Québec dispose d'un arsenal démocratique exceptionnel
Acteur et observateur privilégié de la vie politique, le sénateur Jean-Claude Rivest remarque que plusieurs éléments font en sorte que le désengagement de la société québécoise est profond. Il ne perd toutefois pas espoir qu'un revirement de situation soit possible.
Jours troubles en terre québécoise
Il y a crise. Le Canada de Harper n'est pas le Canada des Québécois. Le Québec de Charest est rejeté par la grande majorité de ses électeurs. Et aux États-Unis, le Parti républicain et son aile réactionnaire qu'est le Tea Party bloquent systématiquement tous les projets déposés par un président démocratiquement élu. Et l'Europe remet en cause le fonctionnement de l'appareil politique. Et vote-t-on une résolution à l'UNESCO qu'on le fait au risque de voir le financement de l'organisme être mis à mal. Y a-t-il donc un problème avec les institutions démocratiques?
L'héritage des années 1960 - La Belle Province se construit
C'est à compter de la Révolution tranquille que l'État québécois a commencé à mettre en place ses propres institutions économiques. Au fil des ans, ces sociétés étatiques se sont multipliées. Aujourd'hui, si plusieurs d'entre elles ont disparu, certaines existent encore. Bref survol historique de ces institutions.
Au temps du cynisme - La société québécoise et occidentale vit une phase creuse
Cyclique, le cynisme envers les institutions publiques? C'est ce que croit Éric Montpetit, directeur de la Faculté des sciences politiques de l'Université de Montréal. À son avis, ce phénomène ne doit pas être pris à la légère, mais l'adhésion de la population à un engagement public vigoureux relève d'un «cheminement de société» qu'on peut difficilement forcer.