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    Alphabétisation septembre 2011

    On estime qu'environ 800 000 citoyens et citoyennes du Québec sont analphabètes.
    • Auparavant, on parlait. Aujourd'hui, on «tchatte», avec, pour conséquence, que 800 000 citoyens et citoyennes du Québec se retrouvent sans voix.
      La fabrique des exclus
      Normand Thériault   3 septembre  | Éducation | 0G1
      À quoi sert la création d'emplois? À donner du travail aux gens ou à permettre aux nantis d'augmenter leur richesse? Et pour combien de temps encore vouerons-nous au chômage, à moins de les condamner à n'avoir accès qu'à des emplois sous-payés, ces 800 000 Québécoises et Québécois pour qui la lecture d'un texte simple demeure impossible? Bienvenue dans un État où l'analphabétisme est en 2011 toujours un fléau.
    • Hélène Simard (à droite) est une habituée du Centre de lecture et d’écriture d’Alma. <br />
      RGPAQ - «J'étais tellement fier d'être capable d'écrire mon nom!»
      Martine Letarte   3 septembre  | Éducation | 0G2
      En plus des services offerts par le système d'éducation, les gens peu alphabétisés au Québec peuvent se tourner vers les groupes populaires en alphabétisation. Ils y découvrent une nouvelle façon d'apprendre.
    • Les exigences grimpent sans cesse dans le monde du travail et, <br />
par conséquent, les connaissances qu’on doit posséder aussi. Par exemple, les livreurs travaillent aujourd’hui avec des terminaux.<br />
      Les conséquences économiques de l'analphabétisme - Les citoyens ont-ils tous les compétences nécessaires pour s'informer adéquatement?
      Pierre Vallée   3 septembre  | Éducation | 0G2
      Un trop faible taux d'alphabétisation (ou plutôt de littératie, dit-on maintenant pour mieux cerner le phénomène) n'a pas seulement des conséquences pour l'individu aux prises avec ce problème. Il faut aussi prendre en compte les conséquences économiques pour la société, qui se manifestent principalement dans le domaine du travail et de la santé.
    • Maryse Perreault, p.-d.g. de la Fondation pour l’alphabétisation<br />
      L'analphabétisme au Québec - Un fléau pour toute la société
      Hélène Roulot-Ganzmann   3 septembre  | Éducation | 0G3
      Ce sont 49 % des Québécois qui ont des difficultés de lecture, qui cherchent à éviter les situations où ils ont à lire et, lorsqu'ils parviennent à décoder une phrase, qui n'en saisissent pas forcément le sens. Or, si l'on pouvait s'arranger de la situation à une époque où la majorité des emplois se situaient dans le secteur manufacturier, il n'en va pas de même aujourd'hui, alors que la plupart des postes à pourvoir résident dans le tertiaire. «Le monde a changé, les stratégies doivent changer», clame Maryse Perreault, p.-d.g. de la Fondation pour l'alphabétisation... sans être réellement entendue.
    • Collège Frontière œuvre un peu partout au Canada.<br />
      Aux Habitations Jeanne-Mance - La littératie est inscrite au coeur de l'action communautaire
      Valérie R. Carbonneau   3 septembre  | Éducation | 0G4
      Fondé en 1899, Collège Frontière est le premier organisme d'alphabétisation au pays. Au tournant du siècle, l'organisme recrutait des étudiants universitaires pour en faire des ouvriers-enseignants qui allaient vivre, travailler et enseigner aux «frontières» du pays, explique Mélanie Valcin, gestionnaire du Québec. L'objectif ultime? Élever le niveau d'alphabétisme des Canadiens, où qu'ils soient, et promouvoir l'apprentissage.
    • Denise Boucher, vice-présidente de la CSN, a participé aux journées de réflexion «Pensons maintenant l’éducation de demain», les 15 et 16 mars 2011, à Montréal.<br />
      Confédération des syndicats nationaux - «L'alphabétisation est une responsabilité collective»
      Assïa Kettani   3 septembre  | Éducation | 0G4
      Savoir lire une consigne, un message d'erreur, un avis émis par l'employeur: voilà des compétences de base sans lesquelles il est difficile de se sentir à l'aise dans son emploi ou d'accéder à un meilleur poste. Malheureusement, l'analphabétisme est une réalité qui touche durement le Québec: de nombreux travailleurs éprouvent des difficultés de lecture, d'écriture et de calcul, un problème qui concerne aussi bien les travailleurs âgés que les plus jeunes.
    • Pierre Saint-Germain, président de la Fédération autonome de l’enseignement<br />
      L'analphabétisme à l'école - «Les gens veulent apprendre, mais ils manquent de ressources»
      Claude Lafleur   3 septembre  | Éducation | 0G5
      On imagine sans peine que les problèmes d'alphabétisation préoccupent les enseignants du secondaire, particulièrement ceux qui œuvrent dans les grands centres urbains. C'est ce que confirme Pierre Saint-Germain, président de la Fédération autonome de l'enseignement. Toutefois, fait-il remarquer, ces problèmes affectent plus particulièrement des clientèles auxquelles on ne pense pas toujours.
    • Fédération des travailleurs du Québec - « Il faut maintenant être en formation continue »
      Réginald Harvey   3 septembre  | Éducation | 0G5
      La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) prône une démarche pédagogique en vertu de laquelle les membres de ses syndicats reçoivent diverses formations transmises par leurs pairs. Au-delà des connaissances de base, les membres de la centrale acquièrent des notions qui les aident à mieux comprendre le fonctionnement des entreprises et d'autres enjeux économiques.
    • Une partie de la page d’accueil d’Emploi Québec, dans le site du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Le virage numérique de ce ministère en inquiète plus d’un.<br />
      Le virage numérique - «Qu'est-ce que ça veut dire?»
      Etienne Plamondon Emond   3 septembre  | Éducation | 0G6
      On se rappelle la maison qui rend fou dans le dessin animé Les 12 travaux d'Astérix. Les deux célèbres Gaulois y perdaient la tête, coincés dans une incompréhensible bureaucratie qui les renvoyait d'un guichet à un autre pour l'obtention d'un simple laissez-passer. Si elle était remise au goût du jour, cette scène s'ouvrirait probablement avec la rengaine «Allez sur notre site Web». Or, pour les analphabètes, ce recours systématique à Internet peut avoir de graves conséquences, particulièrement lors de demandes d'informations ou de services auprès du gouvernement.