Laboratoire de recherche conjoint en science de l'attoseconde - Un jour, on verra comment se déroule une réaction chimique
Nous vivons à une époque hallucinante. Pendant que des astrophysiciens photographient les confins de l'Univers grâce au télescope spatial Hubble, des attophysiciens réalisent ce que d'aucuns considéraient comme impossible il n'y a pas si longtemps: photographier des atomes en action. Cette prouesse technologique est due à un brillant chercheur canadien, Paul Corkum, qui dirige le Laboratoire de recherche conjoint en science de l'attoseconde (JASLab) du Conseil national de recherches du Canada, à Ottawa.
Université de Sherbrooke - Le seigneur des attos
En 1987, Eadweard Muybridge a photographié un cheval au galop en captant des images à la vitesse de 6 millisecondes. Aujourd'hui, grâce à des impulsions au laser de l'ordre du milliardième de milliardième de seconde, les scientifiques peuvent visualiser les électrons et rêvent de contrôler les réactions chimiques. André Dieter Bandrauk, de l'Université de Sherbrooke, est l'un des théoriciens fondateurs de cette nouvelle «science de l'attoseconde».
PolyPhotonique - L'École polytechnique, dompteuse de photons
Le Québec se classe parmi les leaders mondiaux dans le domaine de la photonique, notamment grâce à une cinquantaine de chercheurs basés à l'École polytechnique et à l'Université Laval, ainsi qu'à une centaine de PME. Voilà le bilan que dresse Nicolas Godbout, codirecteur du Laboratoire de fibres optiques et membre du Groupe PolyPhotonique de l'École polytechnique.
À propos de lasers, de fibres et d'une industrie où le Québec s'illustre
Le XXIe siècle sera photonique, nous assurent les scientifiques. Cette représentation moderne de l'optique, la science de la lumière, est en train de s'immiscer partout, des élécommunications à la santé, en passant par la défense et l'environnement. Le Québec et le Canada sont à la fine pointe du domaine. De l'Université McGill à l'Université Laval, d'Ottawa à Sherbrooke, la recherche repousse les frontières.