Israël pratique - Ce qu'il faut savoir
S’il est facile de se rendre en Israël, il est aussi facile de se déplacer à l’intérieur des frontières. Ce qu’il faut savoir avant de partir et les attitudes à adopter en ce pays moyen-oriental.
S’y rendre. Plus d’une compagnie aérienne dessert de Montréal Tel-Aviv, la porte d’entrée d’Israël. Aucun vol direct, mais il n’est pas obligatoire d’aller vers Toronto pour s’y rendre. Ainsi, il y a El Al, qui offre aussi de passer par New York, Air Canada, via Francfort, KLM, via Amsterdam, Air France, via Paris, et SWISS, via Zurich.
SWISS. Et, à bord de ce dernier transporteur, le chroniqueur du Devoir a eu le plaisir de revenir en classe Affaires. Quand on songe que plus d’une compagnie aérienne décollem vers 5 h 30 le matin (correspondances européennes obligent), avoir droit à un lit plein format est un luxe tout à fait agréable, d’autant que la compagnie suisse se félicite de servir une cuisine conçue par les chefs étoilés de là-bas.
Sur le vol pris vers Montréal, la proposition culinaire faisait ainsi saliver dès la lecture du menu: carpaccio de bœuf ou tartare de saumon ou salade, suivi d’un Fleischvogel (roulé de veau et de bœuf), truite fumée ou rôti de bœuf. Le tout se conclut par une mousse au Toblerone avec compote de mandarine. Un menu végé est aussi offert. Et ne pas oublier les vins: le Saint-Émilion était plus que respectable.
En janvier dernier, un billet en classe économique se détaillait à moins de 1100$ et il faut normalement compter, escale comprise, 15 heures pour effectuer un trajet. Au Québec, quelques agences offrent des circuits religieux et les foules de pèlerins abondent aux temps saints de l’année.
Monnaie. Le shekel s’échange ces jours-ci entre 3,60 et 3,90 par dollar. Il est possible de retirer au guichet bancaire des shekels en utilisant la même carte que celle dont nous nous servons pour effectuer ici nos transactions.
Séjourner. Il faudra magasiner si l’on veut se loger à peu de frais. Une forte présence d’un tourisme venu des États-Unis soutient toutefois une hôtellerie de luxe. Qui s’offre un hôtel du réseau Dan, ou un Leonardo, vivra dans des conditions luxueuses.
En restauration, c’est équivalent à ce qu’on connaît ici. Des restaurants de première qualité, comme le Chakra ou le Ha’chatzer, à Jérusalem, proposent des menus complets pour environ 200 shekels. Normalement, les prix se comparent à ceux qu’on paie pour un dîner dans le Vieux-Montréal. Mais l’exotisme est aussi au rendez-vous : essayez, pour vous en convaincre, le Dr. Shakshuka, dans le vieux Jaffa, ou goûtez un falafel, vraiment fait sur place, dans un bouiboui à l’entrée de Rosh Pina. Pour le reste, sachez qu’Israël a complètement transformé en 20 ans son offre en restauration : la nouvelle cuisine prend le pas sur la cuisine de type familial.
Se vêtir. Israël conserve son caractère pionnier et il ne faut pas s’étonner de voir le jeans s’afficher même un soir de sortie dans un grand restaurant. Comme on dit là-bas, «habillez-vous pour vous sentir à l’aise». Toutefois, une tenue convenable s’impose dans les lieux religieux et le chapeau est pratiquement indispensable en toutes saisons, de même que l’inévitable bouteille d’eau.
Langue. L’anglais est ici comme ailleurs la langue d’usage un peu partout. Mais, vu la forte présence séfarade, le français n’est pas rare: nous avons été à même de le constater à Jérusalem, Akko ou Tel-Aviv. Notre guide, Alice, que connaît bien plus d’un journaliste du Devoir, est d’ailleurs d’origine marocaine.
Shabbat. Le samedi est le jour religieux de la semaine: El Al cloue d’ailleurs ses avions au sol ce jour-là. Et comme le vendredi ouvre la «fin de semaine», ces deux jours sont jours de sortie: les restaurants et lieux touristiques font le plein, car un bon pourcentage de la population est laïque, plus d’une famille partageant toutefois toujours le repas du vendredi soir. Et chez les jeunes, ces deux jours sont jours de fête.
Quand. On visite Israël toute l’année. De juin à septembre, il fera chaud: il peut faire 50 degrés dans la cuvette de la mer Morte et du lac de Galilée. Si, comme nous, on y va en hiver, on peut se promener sous un soleil à près de 25 degrés à Tel-Aviv. Jérusalem, plus en hauteur, est toujours plus frais. Et ne pas oublier que le Sinaï est un désert et qu’Eilat est sur le bord de la mer Rouge.
Sécurité. La grande question. Oui, on vous interrogera à la sortie, surtout si vous avez séjourné dans les territoires palestiniens. Soyez francs, n’oubliez rien, même si la personne qui vous pose des questions est jeune et d’apparence anodine à votre arrivée à l’aéroport. Des barrages : oui, routiers, quand on entre et sort des zones palestiniennes sous contrôle. En ville, on se déplace normalement sans crainte, même la nuit, à Tel-Aviv ou Jérusalem. Et, en une semaine, vous verrez sans doute moins de voitures de police qu’en une seule journée à Montréal.
Patrimoine mondial de l’UNESCO. Sont inscrits sur cette liste sept sites à ce jour: Massada, la vieille ville d’Acre, la «ville blanche» de Tel-Aviv, la route de l’Encens, soit les villes du désert du Néguev, les Tels bibliques de Megiddo, Hazor et Beer- Sheba, les lieux saints bahá’is à Haïfa et en Galilée occidentale et les sites de l’évolution humaine du mont Carmel: les grottes de Nahal Me’arot/Wadi el-Mughara.
S’y rendre. Plus d’une compagnie aérienne dessert de Montréal Tel-Aviv, la porte d’entrée d’Israël. Aucun vol direct, mais il n’est pas obligatoire d’aller vers Toronto pour s’y rendre. Ainsi, il y a El Al, qui offre aussi de passer par New York, Air Canada, via Francfort, KLM, via Amsterdam, Air France, via Paris, et SWISS, via Zurich.
SWISS. Et, à bord de ce dernier transporteur, le chroniqueur du Devoir a eu le plaisir de revenir en classe Affaires. Quand on songe que plus d’une compagnie aérienne décollem vers 5 h 30 le matin (correspondances européennes obligent), avoir droit à un lit plein format est un luxe tout à fait agréable, d’autant que la compagnie suisse se félicite de servir une cuisine conçue par les chefs étoilés de là-bas.
Sur le vol pris vers Montréal, la proposition culinaire faisait ainsi saliver dès la lecture du menu: carpaccio de bœuf ou tartare de saumon ou salade, suivi d’un Fleischvogel (roulé de veau et de bœuf), truite fumée ou rôti de bœuf. Le tout se conclut par une mousse au Toblerone avec compote de mandarine. Un menu végé est aussi offert. Et ne pas oublier les vins: le Saint-Émilion était plus que respectable.
En janvier dernier, un billet en classe économique se détaillait à moins de 1100$ et il faut normalement compter, escale comprise, 15 heures pour effectuer un trajet. Au Québec, quelques agences offrent des circuits religieux et les foules de pèlerins abondent aux temps saints de l’année.
Monnaie. Le shekel s’échange ces jours-ci entre 3,60 et 3,90 par dollar. Il est possible de retirer au guichet bancaire des shekels en utilisant la même carte que celle dont nous nous servons pour effectuer ici nos transactions.
Séjourner. Il faudra magasiner si l’on veut se loger à peu de frais. Une forte présence d’un tourisme venu des États-Unis soutient toutefois une hôtellerie de luxe. Qui s’offre un hôtel du réseau Dan, ou un Leonardo, vivra dans des conditions luxueuses.
En restauration, c’est équivalent à ce qu’on connaît ici. Des restaurants de première qualité, comme le Chakra ou le Ha’chatzer, à Jérusalem, proposent des menus complets pour environ 200 shekels. Normalement, les prix se comparent à ceux qu’on paie pour un dîner dans le Vieux-Montréal. Mais l’exotisme est aussi au rendez-vous : essayez, pour vous en convaincre, le Dr. Shakshuka, dans le vieux Jaffa, ou goûtez un falafel, vraiment fait sur place, dans un bouiboui à l’entrée de Rosh Pina. Pour le reste, sachez qu’Israël a complètement transformé en 20 ans son offre en restauration : la nouvelle cuisine prend le pas sur la cuisine de type familial.
Se vêtir. Israël conserve son caractère pionnier et il ne faut pas s’étonner de voir le jeans s’afficher même un soir de sortie dans un grand restaurant. Comme on dit là-bas, «habillez-vous pour vous sentir à l’aise». Toutefois, une tenue convenable s’impose dans les lieux religieux et le chapeau est pratiquement indispensable en toutes saisons, de même que l’inévitable bouteille d’eau.
Langue. L’anglais est ici comme ailleurs la langue d’usage un peu partout. Mais, vu la forte présence séfarade, le français n’est pas rare: nous avons été à même de le constater à Jérusalem, Akko ou Tel-Aviv. Notre guide, Alice, que connaît bien plus d’un journaliste du Devoir, est d’ailleurs d’origine marocaine.
Shabbat. Le samedi est le jour religieux de la semaine: El Al cloue d’ailleurs ses avions au sol ce jour-là. Et comme le vendredi ouvre la «fin de semaine», ces deux jours sont jours de sortie: les restaurants et lieux touristiques font le plein, car un bon pourcentage de la population est laïque, plus d’une famille partageant toutefois toujours le repas du vendredi soir. Et chez les jeunes, ces deux jours sont jours de fête.
Quand. On visite Israël toute l’année. De juin à septembre, il fera chaud: il peut faire 50 degrés dans la cuvette de la mer Morte et du lac de Galilée. Si, comme nous, on y va en hiver, on peut se promener sous un soleil à près de 25 degrés à Tel-Aviv. Jérusalem, plus en hauteur, est toujours plus frais. Et ne pas oublier que le Sinaï est un désert et qu’Eilat est sur le bord de la mer Rouge.
Sécurité. La grande question. Oui, on vous interrogera à la sortie, surtout si vous avez séjourné dans les territoires palestiniens. Soyez francs, n’oubliez rien, même si la personne qui vous pose des questions est jeune et d’apparence anodine à votre arrivée à l’aéroport. Des barrages : oui, routiers, quand on entre et sort des zones palestiniennes sous contrôle. En ville, on se déplace normalement sans crainte, même la nuit, à Tel-Aviv ou Jérusalem. Et, en une semaine, vous verrez sans doute moins de voitures de police qu’en une seule journée à Montréal.
Patrimoine mondial de l’UNESCO. Sont inscrits sur cette liste sept sites à ce jour: Massada, la vieille ville d’Acre, la «ville blanche» de Tel-Aviv, la route de l’Encens, soit les villes du désert du Néguev, les Tels bibliques de Megiddo, Hazor et Beer- Sheba, les lieux saints bahá’is à Haïfa et en Galilée occidentale et les sites de l’évolution humaine du mont Carmel: les grottes de Nahal Me’arot/Wadi el-Mughara.







