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Et ils viendront à Jerusalem

23 mars 2013 | Normand Thériault | Voyage
Jérusalem vue du Mont des Oliviers<br />
Photo : Jérusalem vue du Mont des Oliviers
Ils et elles se déplaceront par milliers, voire par centaines de milliers, ces jours où l’Église célèbre la Semaine sainte, celle où Jésus meurt et renaît. Séjour, donc, dans la ville historique où il est possible de célébrer la Passion du Christ, là où, il y a 2000 ans, eurent lieu les événements fondateurs de l’une des grandes religions du monde.


Vue de l'extérieur, elle est loin d'être un grand monument, cette église qu’on appelle le Saint-Sépulcre. Et pourtant, ce qu’elle contient en fait sans doute le lieu le plus sacré pour les catholiques, les coptes, les orthodoxes et tous les croyants de religion chrétienne.

Le visiteur qui y pénètre voit d’abord une succession de chapelles, chaque foi s’étant donné un lieu propre pour la prière et l’invocation. S’il y a amalgame de croyances, il ne se retrouve pas dans l’organisation de l’espace.

Cela toutefois compte peu. Et tout lecteur des Évangiles sera au premier abord surpris. Ici se dresse le Golgotha, cette colline où Jésus a été mis en croix. Plus loin, à une dizaine de mètres, une pierre, une table, en fait, où, dit-on, le sauveur de l’humanité a été lavé et oint. Et, tout à côté, une caverne, petite, à l’entrée basse: c’est le tombeau où Jésus fut déposé avant de ressusciter dans cette gloire que Pâques célèbre.

C’est ainsi que croyants et fidèles se massent dans cet espace, pieux, acceptant l’attente et priant, la visite au tombeau concluant un long pèlerinage.

Via Dolorosa

Avant de pénétrer dans ce lieu saint, ils seront nombreux, cette fois encore le 29 mars prochain, journée du Vendredi saint, à parcourir la Via Dolorosa, y revivant les quatorze stations de la Passion du Christ. Qu’il est fascinant, en ce secteur qui constitue le quartier arabe de la Vieille Ville de Jérusalem, qui est en fait un dédale inextricable d’échoppes et de boutiques, de voir défiler des pèlerins revivant le parcours historique.

Aussi, certains s’agenouillent, d’autres s’arrêtent dans une chapelle, et presque tous, à un moment donné, déposent la paume de la main dans une cavité rocheuse : la  légende raconte que ce serait là que Jésus aurait pris appui, écrasé par le poids de la croix qu’il portait.

Et qui dira alors à ce pèlerin que la ville se situait alors un bon 7 mètres plus bas ne sera sans doute pas entendu.

Mont des Oliviers

Toujours durant la Semaine sainte, il s’en trouvera aussi beaucoup pour gravir le mont des Oliviers, lieu de la Passion, cette montagne sacrée où, croient les Juifs, reviendra le Messie. Espérance qui explique que les flancs de l’élévation soient une succession de cimetières: ceux en attente de la résurrection finale seront ainsi les premiers témoins d’un tel miracle.

Et du sommet du mont, la vue est magnifique: tout Jérusalem est devant nous, même l’ancienne cité de David que des fouilles viennent de mettre au jour, tout comme la basilique de Geth- sémani, celle aux huit oliviers, où Jésus a été trahi, à proximité de cet autre endroit réputé abriter le tombeau de Marie.

Ville sainte, certes, mais que le touriste sache que le Dôme du Rocher, le grand sanctuaire sunnite, lui, est inaccessible aux non-musulmans.

 
 
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