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De boutiques en musées

23 mars 2013 | Normand Thériault | Voyage
Marché Mahaneh Yehuda<br />
Photo : Marché Mahaneh Yehuda
Ce texte fait partie d'un cahier spécial en tourisme.
Jérusalem, ville sainte ? Certes. Mais aussi ville laïque. Car, depuis 1967, moment où Israël a pris le contrôle de territoires jusque-là jordaniens, la ville s’étend et se construit.

Le visiteur qui franchit la porte de Jaffa, quittant la Vieille Ville, voit s’étaler devant lui une esplanade qui le mène à Mamilla, nouvel ensemble immobilier et commercial signé Moishe Safdie, à qui l’on doit Habitat 67 et l’édifice sud du Musée des beaux-arts de Montréal.

Ici, la journée durant et le soir venu, la jeunesse, imitée par les adultes, défile. Le long d’une rue bordée de boutiques, plus d’une vieille pierre est numérotée, signe que les édifices originaux ont été remontés à l’identique. Sauf que l’architecte a profité de l’état de dévastation du site pour y faire un aménagement spectaculaire, quitte à ce que les commerces qu’on y trouve soient les mêmes que dans tout centre commercial à l’américaine qui se respecte.

Et on visitera aussi l’hôtel Mamilla, édifice à l’architecture sobre, spectaculaire, au luxe apparent. De l’autre côté, se dresse un autre hôtel: depuis les terrasses du David Citadel, la vue nous donne à voir la ville historique et toute la montée jusqu’au sommet du mont des Oliviers.

Tour de ville

Si dans les rues de la ville défile une population religieuse, l’agglomération se fait aussi laïque. Partout, une foule de gens se déplacent et il faut voir comment, un jour de shabbat, les restaurants sont pris d’assaut.

De plus, un tramway traverse de part en part l’ensemble urbain, avec un arrêt obligatoire en fin de parcours, dans Jérusalem-Est, là où est le souk. Ici abondent les produits, les odeurs et les gens. Là, comme partout ailleurs, on circule en liberté et confiance. En fait, à errer dans cette ville, comme dans le territoire israélien, on fait une découverte    surprenante : la présence policière ou militaire s’y fait discrète, très discrète.

Et la promenade se poursuit vers les jardins qui abritent la Knesset, le parlement israélien. Certains ne pourront conclure une visite de la ville sans avoir visité dans la ville nouvelle le Musée d’Israël ou cet autre consacré à l’art islamique, tout comme le Rockefeller, sans oublier, surtout, le Yad VaShem, cet ensemble qui évoque la Shoah et inscrit dans nos mémoires cette sombre page du XXe siècle occidental.

Jérusalem, ville où se côtoient l’histoire et le quotidien, ville où plus d’un homme arborant la barbe, le manteau noir et le chapeau déambule, offrant un contraste saisissant avec une population laïque qui conteste les privilèges consentis aux religieux: qu’eux aussi fassent les trois ans de service militaire obligatoire (deux ans et demi pour les filles), qu’ils paient des impôts et, surtout, qu’ils travaillent, tout n’étant pas prière, entendons-nous souvent dire le citoyen ordinaire, surtout si notre semaine de séjour coïncide avec les élections générales.
 
 
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