De Massada à Césarée - Un héritage royal
Le second Temple de Jérusalem, c’est lui: Hérode le Grand a fait araser la montagne et aménager l’esplanade qui clôt l’actuel mur des Lamentations, soit le mur ouest du Temple. Mais ce n’est là qu’une de ses réalisations.
Massada
Au bord de la mer Morte, dominant tout le paysage, se dresse toujours fièrement le site spectaculaire de Massada. Haut lieu d’Israël, là où chaque année se conclut la formation des jeunes soldats de l’armée nationale, lieu de «pèlerinage» pour tout citoyen de la jeune nation, c’est ici qu’en 70 de notre ère une armée romaine forte de 15000 légionnaires vint finalement à bout, après le suicide collectif des assiégés, des 967 Zélotes qui s’y étaient réfugiés.
Aujourd’hui, le site est toujours en cours de restauration, et ce que l’on visite, soit en empruntant le téléphérique, soit en gravissant le «sentier du serpent», c’est l’ancienne résidence royale qu’Hérode s’était fait construire, palais à plusieurs niveaux, mais aussi forteresse facile à défendre contre une population qui persistait à lui reprocher de ne pas être de la royale lignée de David.
L’ensemble est imposant, la vue imprenable, où qu’on tourne le regard. Et il reste beaucoup à voir, que ce soit le palais, à plusieurs étages, les divers magasins, citernes, tours de garde ou bains romains, des mosaïques découvertes se laissant aussi découvrir sur plus d’un mur ou plancher.
Et tout cela se visite sous un ciel normalement dégagé, comme une halte pour qui vient de la mer Morte, que l’on aperçoit vers l’est en contrebas. Par contre, le beau temps impose le port d’un couvre-chef et il est indispensable de se munir d’eau.
De retour sur terre, à 400 mètres sous le niveau de la mer, cette fois, on s’arrête au musée qui a été aménagé sur le site: ici, l’histoire est mise en scène et les objets que les fouilles ont exhumés font eux aussi l’objet d’une exposition: un audioguide, offert notamment en français, permettra de mieux comprendre cet épisode marquant de la résistance juive à l’occupation romaine.
Et l’été venu, sachez que deux fois par semaine, un spectacle son et lumière est offert du côté où les Romains érigèrent autrefois la rampe qui devait leur ouvrir la voie à ce haut plateau.
Césarée
Qu’Hérode ait été un grand bâtisseur, une ville côtière en fait aussi la preuve. Sur la Méditerranée, entre Haïfa et Tel-Aviv, sont toujours conservés, et aujourd’hui remis en
état, les vestiges de la ville de Césarée, cette cité que le roi fit construire, l’instituant port principal de son royaume. Et sa soumission au César de son temps, en l’occurrence Auguste, il la confirme en désignant ce site qui contient un cirque, un amphithéâtre et d’autres aménagements urbains.
Disons-le, le site est imposant: son amphithéâtre est l’un des plus beaux d’Orient. Plus tard, un autre souverain, celui que les chrétiens honorent sous le nom de saint Louis, érigea à son tour, alors qu’il livrait sa croisade, une forteresse. Il entendait ainsi faire de cet ancien port la porte d’entrée des chrétiens en Terre sainte.
Le temps avait effacé cet héritage, les Mamelouks ayant recouvert de sable tout cet ensemble: les travaux en cours ont toutefois permis de restaurer l’hippodrome et l’amphithéâtre. Aujourd’hui, le visiteur aura l’occasion d’entendre successivement divers chanteurs. Les sopranos y vont de leurs vocalises quand, par-delà la cité hérodienne, défilent, tradition locale oblige, les mariés venus se faire photographier. Pour eux, les fresques remarquables comme l’aménagement des maisons romaines passent au second plan.
Et, en tout temps, ce site est une véritable halte: le vent de la mer rafraîchit quiconque s’y arrête. Et on conclut la visite, avant d’arriver dans la zone de restauration, par un arrêt dans l’espace muséologique.
***
Nous sommes en 37 de l’autre ère, celle d’avant le christianisme. Un nouveau roi est nommé en Judée. Il est mégalomane et il va faire ériger, au prix de lourds impôts, un ensemble de monuments partout en Judée. Ce roi, haï par les Juifs d’alors, c’est Hérode le Grand, personnage qui connut un règne pour le moins tumultueux. Reste que les constructions qu’il nous a léguées sont devenues des arrêts obligés dans tout parcours touristique.
Massada
Au bord de la mer Morte, dominant tout le paysage, se dresse toujours fièrement le site spectaculaire de Massada. Haut lieu d’Israël, là où chaque année se conclut la formation des jeunes soldats de l’armée nationale, lieu de «pèlerinage» pour tout citoyen de la jeune nation, c’est ici qu’en 70 de notre ère une armée romaine forte de 15000 légionnaires vint finalement à bout, après le suicide collectif des assiégés, des 967 Zélotes qui s’y étaient réfugiés.
Aujourd’hui, le site est toujours en cours de restauration, et ce que l’on visite, soit en empruntant le téléphérique, soit en gravissant le «sentier du serpent», c’est l’ancienne résidence royale qu’Hérode s’était fait construire, palais à plusieurs niveaux, mais aussi forteresse facile à défendre contre une population qui persistait à lui reprocher de ne pas être de la royale lignée de David.
L’ensemble est imposant, la vue imprenable, où qu’on tourne le regard. Et il reste beaucoup à voir, que ce soit le palais, à plusieurs étages, les divers magasins, citernes, tours de garde ou bains romains, des mosaïques découvertes se laissant aussi découvrir sur plus d’un mur ou plancher.
Et tout cela se visite sous un ciel normalement dégagé, comme une halte pour qui vient de la mer Morte, que l’on aperçoit vers l’est en contrebas. Par contre, le beau temps impose le port d’un couvre-chef et il est indispensable de se munir d’eau.
De retour sur terre, à 400 mètres sous le niveau de la mer, cette fois, on s’arrête au musée qui a été aménagé sur le site: ici, l’histoire est mise en scène et les objets que les fouilles ont exhumés font eux aussi l’objet d’une exposition: un audioguide, offert notamment en français, permettra de mieux comprendre cet épisode marquant de la résistance juive à l’occupation romaine.
Et l’été venu, sachez que deux fois par semaine, un spectacle son et lumière est offert du côté où les Romains érigèrent autrefois la rampe qui devait leur ouvrir la voie à ce haut plateau.
Césarée
Qu’Hérode ait été un grand bâtisseur, une ville côtière en fait aussi la preuve. Sur la Méditerranée, entre Haïfa et Tel-Aviv, sont toujours conservés, et aujourd’hui remis en
état, les vestiges de la ville de Césarée, cette cité que le roi fit construire, l’instituant port principal de son royaume. Et sa soumission au César de son temps, en l’occurrence Auguste, il la confirme en désignant ce site qui contient un cirque, un amphithéâtre et d’autres aménagements urbains.
Disons-le, le site est imposant: son amphithéâtre est l’un des plus beaux d’Orient. Plus tard, un autre souverain, celui que les chrétiens honorent sous le nom de saint Louis, érigea à son tour, alors qu’il livrait sa croisade, une forteresse. Il entendait ainsi faire de cet ancien port la porte d’entrée des chrétiens en Terre sainte.
Le temps avait effacé cet héritage, les Mamelouks ayant recouvert de sable tout cet ensemble: les travaux en cours ont toutefois permis de restaurer l’hippodrome et l’amphithéâtre. Aujourd’hui, le visiteur aura l’occasion d’entendre successivement divers chanteurs. Les sopranos y vont de leurs vocalises quand, par-delà la cité hérodienne, défilent, tradition locale oblige, les mariés venus se faire photographier. Pour eux, les fresques remarquables comme l’aménagement des maisons romaines passent au second plan.
Et, en tout temps, ce site est une véritable halte: le vent de la mer rafraîchit quiconque s’y arrête. Et on conclut la visite, avant d’arriver dans la zone de restauration, par un arrêt dans l’espace muséologique.
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Nous sommes en 37 de l’autre ère, celle d’avant le christianisme. Un nouveau roi est nommé en Judée. Il est mégalomane et il va faire ériger, au prix de lourds impôts, un ensemble de monuments partout en Judée. Ce roi, haï par les Juifs d’alors, c’est Hérode le Grand, personnage qui connut un règne pour le moins tumultueux. Reste que les constructions qu’il nous a léguées sont devenues des arrêts obligés dans tout parcours touristique.







