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    Déjà la mer

    23 mars 2013 |Normand Thériault | Voyage
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial en tourisme.
    Il suffit de n’y être que quelques heures pour comprendre qu’Israël est une terre d’accueil pas comme les autres. À peine venons-nous de quitter l’aérogare de l’aéroport Ben Gourion, porte d’entrée et de sortie du pays sur le vaste monde, avec ses boutiques et son hall identiques à tous ces lieux à vocation internationale, que dès l’autoroute rejointe, notre voyage nous transporte déjà dans l’ailleurs.

    Depuis un moment, le paysage défile. Du vert, mais aussi beaucoup de cette couleur entre le brun et le rouge que crée la terre quand l’environnement est sec. Puis un pas- sage entre deux lieux que toute la planète connaît : à droite, Jérusalem, ici visible par ses quartiers périphériques, et à droite, Ramallah, la ville arabe construite à flanc de colline.

    Et les kilomètres défilent. Toujours l’autoroute jusqu’au moment où nous apercevons un panneau indicateur: celui qui nous dit que nous sommes revenus au niveau de la mer.
    Et c’est la plongée, la descente en continu sur ces quatre voies qui va nous mener à la mer Morte, le plan d’eau le plus bas sur la planète, s’étalant sous un ciel perpétuellement clair. Imaginez. Ses eaux se situent à 426 mètres au-dessous du niveau de la mer.

    Halte

    Un premier temps d’arrêt, dans ce qui serait ailleurs une halte rou- tière, mais qui est ici un petit souk niché entre les palmiers, avec nourriture, café et station-service, certes, mais aussi une boutique qui propose bijoux et autres objets artisanaux. Et là, remontant dans un autocar, un groupe de Coptes venus d’Égypte, fidèles et prêtres inclus.

    Et nous reprenons la route, jusqu’à ce carrefour dont une branche nous mènerait à Jéricho, la ville arabe, celle dont un Josué aurait fait tomber les murailles, pour plutôt prendre à droite, en route vers le pays des eaux saumâtres.

    Dans le soir tombant, venant à contresens, c’est un défilé continu de voitures. D’où viennent donc ces gens? N’est-ce point soir de Shabbat ? «Mais de la mer Morte ou d’Eilat », répondent en chœur mes deux guides, Alice Marciano, qui s’avérera une incroyable conteuse, et Tzvica Abramovitz, pilote et chauffeur qui semble connaître tous ceux et celles qui composent l’univers du tourisme en Israël.

    Et de raconter comment, le vendredi et le samedi venus, les Israéliens sont friands de déplacements lors de ces jours qui correspondent à leur week-end.

    Nous ne nous rendrons pas à Eilat, à 300km au sud de Jérusalem. Notre destination est plutôt Ein Boket, village de thalassothérapie, aux grands hôtels qui offrent gîte et couvert sans que le touriste occidental s’y sente dépaysé. L’intérêt du lieu est ailleurs, puisqu’il permet de se baigner dans cette mer, et ce, même en janvier où, dès que la jambe se lève, c’est le départ. On se laisse flotter sur le dos, immobile, protégeant l’œil et la bouche contre le sel d’une exceptionnelle densité.

    Et le séjour semblera incomplet sans un détour vers les divers centres de traitement de beauté, les bains de boue et, un arrêt plus tard, à l’usine-boutique des produits Ahava.

    Ein Gehdi


    Mais avant cela, nous avons droit à une découverte: l’oasis Ein Gehdi, que des pionniers ont créée dans ce désert, d’où d’un seul point d’eau on a fait surgir plantations et cultures. Voilà pourquoi le kibboutz peut s’enorgueillir de son jardin botanique, lieu de culture expérimentale sur un site au climat désertique.

    Et si plusieurs s’y arrêtent, c’est que le lieu est parfait pour servir de base où lancer diverses excursions dans le désert qui l’entoure. Et on peut y dormir (hors saison, il en coûtera en occupation double de 185 à 350$, repas du soir et du matin compris), avant, le lendemain, de parcourir un oued, dans un décor de collines et de pierres, parcouru soit en une heure, soit en sept ou huit. Tout cela à portée de regard de cette mer qui s’évapore au rythme d’un mètre par année et dont le plan s’ouvre sur un autre pays, la Jordanie qui la borde à l’est, où il y a aussi des activités agricoles. Hélas, l’eau du Jourdain dans ce secteur est devenue inutilisable, si ce n’est pour engraisser les champs de potassium, principal produit de l’industrie israélienne.

    Et nous reprenons la route, direction nord, nous efforçant de ne point penser qu’au sud se trouve Eilat, la grande station balnéaire d’Is- raël, avec tout l’équipement qui convient: hôtels de luxe, résidences d’accueil, boulevards commerciaux et, surtout, des plages, des sites de plongée et des réserves naturelles.

    Et si nous y étions restés, il y avait là, aussi à courte distance, ce désert du Sinaï, que les quatre-quatre comme les chameaux parcourent. Une autre fois, car un autre site, marqué au fer rouge dans l’histoire juive, nous attend : Massada.
     
     
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