Long-courrier - 22 septembre 2012
Les Balkans en grand
En novembre dernier, je vous ai écrit concernant le fait de partir seule en Russie pour trois mois et je dois dire que tout s’est bien passé. Jamais, jamais, je ne me suis sentie en danger. Les Russes ont été extrêmement accueillants et je pense déjà y retourner très bientôt. Pour les Olympiques de 2014, par exemple.
Aussi, je souhaite partir pour les Balkans l’été prochain, pour un mois. Je vise la Serbie, la Bosnie, la Croatie, le Montenegro et la Slovénie. Je compte me déplacer en train, à moins qu’un autre moyen de transport soit encore plus efficace ? Cependant, j’ai beaucoup de difficulté à considérer les distances. Quatre semaines pour ces cinq pays, est-ce réaliste ? Et puis, quels sont les incontournables?
Delphine Monsallier, Montréal
L’idéal serait de disposer de cinq semaines, soit une par pays. Mais en quatre semai nes, vous pouvez tout simplement enlever deux jours par destination, ce qui ne serait pas un drame de voyageur. Commencez par la Slovénie, au nord, allez en Serbie, en Bosnie, puis remontez un peu sur la Croatie, au-dessus de Split, et finissez par le Montenegro.
Il est toujours difficile pour moi de définir des incontournables, car les miens ne seront pas nécessairement les vôtres. Mais en Slovénie, Ljubljana et les petits villages côtiers sont de belles destinations. En Serbie, Belgrade reste une ville où l’art, la jeunesse et les terrasses sont intéressants. Le reste, oui, pour des fromages et l’architecture d’autrefois.
En Bosnie, ce sont Mostar, Sarajevo et les villages de montagne qui m’impressionnent le plus. Pas tellement pour l’art ou les paysages, mais pour le fait de constater comment les hommes peuvent se taper dessus. Il y a des ruines et encore des odeurs de fumerolles qui prouvent que les conflits, armés ou non, ne servent à rien. Je me suis mis, un jour, à compter les trous de balles dans la ville de Mostar… À 9042, j’ai arrêté.
La Croatie est à parcourir de Zadar jusqu’à Dubrovnik, en passant par Split et les îles au large. Si vous voulez visiter des mini-îles, ne les faites pas toutes, car elles se ressemblent beaucoup. À part Korcula, en face de Dubrovnik.
Pour le Montenegro, je n’ai pas d’endroit à privilégier. L’anarchie règne encore un peu partout et les gens sont toujours contents de voir l’étranger… surtout du Québec. Pour certains intellos, le Québec est un éden de liberté (certains en sont même restés à Lévesque).
Le train et les autobus locaux demeurent les meilleurs moyens de se mouvoir à peu de frais. Mais des compagnies low cost font aussi dans le bon tarif pour des distances plus importantes. Rail Europe couvre vos destinations : raileurope.com/fr/rail-tickets-passes/europe-rail-pass-list.
Si vous voulez louer une voiture, par exemple à Belgrade ou à Ljubljana, adressez-vous à la compagnie Sixt, qui propose les meilleurs tarifs. Mais attention aux frontières ! Quand vous les passez, roulez en escargot : les douaniers routiers de tous bords ont compris comment combler leurs fin de mois s’ils jugent que vous avez dépassé les 35 km/h. À moins de maîtriser le serbe ou le bosniaque, vous pourriez ajouter 50 $ à votre budget de voyage.
Le cellulaire en France
J’ai lu votre récente réponse à une question au sujet des téléphones cellulaires en France et je veux vous mentionner une autre option intéressante… Au lieu d’acheter un autre téléphone cellulaire (et donc de produire des déchets électroniques inutiles), il est aussi possible de faire “ débarrer ” son propre cellulaire en communiquant avec sa compagnie de téléphonie. Cela permet ensuite de pouvoir utiliser son téléphone à l’extérieur du réseau habituel du fournisseur. Il en coûte environ une vingtaine de dollars pour le faire.
Puis, une fois à destination, il s’agit simplement d’acheter une carte Sim à mettre dans notre téléphone pour la durée du voyage. Et on peut par la suite continuer de voyager avec notre cellulaire en achetant simplement une carte SIM pour nos futurs voyages. Au bout du compte, c’est une solution plus économique à long terme, et certainement plus écologique.
Annick Gerolami, Montréal
D’accord avec vous… sauf que j’ai déjà essayé de telles cartes dans mon cellulaire du Québec et j’ai dû retourner quatre fois chez Orange ou Bouygues pour que cela fonctionne correctement. C’était l’année dernière. Ils ont peut-être changé les codes qu’ils ne comprennent pas eux-mêmes.
Paris l’été
Je souhaite passer un mois à Paris, à l’été 2013, avec mes deux enfants de 17 et 18 ans. J’ai envie de vivre le beat parisien plus que celui d’un touriste… J’ai trouvé un appartement (Homelidays, 90 m2) dont les commodités nous conviennent parfaitement (6e arrondissement, deux chambres, balcon, vue sur la ville, lave-linge). Je corresponds avec la proprio qui ne le loue que l’été — elle l’habite de septembre à juillet. Ce sera notre premier « vrai voyage » tous les trois ensemble.
Oui, il est tentant de partager ce mois entre plusieurs villes, car tout semble si près (Londres, Rome, Berlin, etc.). Ou encore le sud, Juan-les-Pins, Menton, Aix, Marseille… Mais, en même temps, je me dis que les jeunes auront toute leur vie pour y retourner. Et je veux à tout prix éviter le syndrome « If it’s Tuesday, it must be Belgium ». Que pensez-vous d’un mois complet à Paris ?
Josiane B., Gatineau
Un mois à Paris en été, c’est plutôt bien : moins de circulation, moins de Parisiens stressés et toujours le même nombre de touristes. Il faudra simplement vous habituer à trouver la boulangerie et la pharmacie de garde dans le 6e. Musées, clubs de jazz, cinémas, discos, événements dans les jardins et parcs, 14 juillet, tours sur les bords de Marne… Vous pouvez vous offrir une nuit sur une péniche-loft ou manger un couscous sur la rue Mouffetard. Un jour arabe, un jour grec, un jour thaï, un jour italien, un jour parigot, un jour alsacien…
Tout est ouvert. Vous aurez même la plage au bord des quais, mais cela est une autre histoire ! Par contre, la crème glacée rue Mouffetard est plus chère en août qu’en avril… Allez comprendre quelque chose.
À suivre
Les tarifs d’Alitalia à partir de la France. Exemple: Toulouse-Rome pour... 50 $.
Les ventes « 24 heures » de Vacances Transat : connexions@transat.com.
Les offres de lancement de la destination Roatan chez Nolitours : connexions@transat.com.
Bonnes adresses
Nous vous avions fait part des craintes de nos amis pour notre sécurité lorsque nous envisagions de voyager en Afrique du Sud. À la suite de votre réponse, en avril dernier, nous avons choisi cette destination pour un super séjour de trois semaines. Un trek d’une semaine dans les Drakensberg a été fantastique: décor époustouflant, avec un super guide (Ian Shooter), le tout suivi d’une petite escapade au Lesotho via le col de Sani (Sani Pass), toujours en trek.
Ensuite, nous avons visité la ville de Durban (avec, entre autres, de magnifiques pla ges), puis Cape Town et ses alentours, dont Roben Island (là où Mandela a été emprisonné pendant plusieurs années), le cap de Bonne-Espérance et quelques vignobles. Partout, l’accueil est chaleureux, il est facile de s’organiser sur place avec ou sans Internet, il existe un bon réseau de B B (un exemple parmi d’autres : à Cape Town), la restauration est bien et abordable (on trouve une bonne bouteille de vin au resto pour 10 $ ou 15 $), la conduite à droite s’avère relativement facile à maîtriser (nous avons facilement loué une voiture à deux occasions).
Un si bref séjour ne reflète évidemment pas toute la réalité d’un pays, mais jamais nous ne nous sommes sentis en danger ou menacés. Aucun incident déplorable à raconter. Nos amis ont été rassurés !
Henri Beauregard et Daniel Chatigny, Montréal
À lire
Le carnet de bord de l’Amérique du Sud, d’un couple un peu prof, un peu metteur en scène et surtout très voyageur. Des précisions et des photos dignes de mention. Très instructif.
Un guide Assimil amusant dit de conversation visuelle, L’italien avec les mains. On sait que les transalpins ont une propension à gesticuler facilement avec l’index et le majeur. Avec ce guide, on sait vraiment quand c’est jeu de mains et quand c’est jeu de vilains.
Le guide Évasion New York, publié chez Hachette, donne en quelques pages l’essentiel des itinéraires, du magasinage et des brunchs, ainsi que des musées les plus courus et des clubs de jazz. Rien de vraiment nouveau, mais ça tient la route en moins de 300 pages.
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Pour vos questions, bonnes adresses, découvertes, trucs, envies, bons et mauvais souvenirs de voyage : lkiefer@ledevoir.com. Pour mon blogue.








