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    Livres - Format extra-poche, idée ultra-top

    3 mars 2012 |Émilie Folie-Boivin | Voyage
    Les nouvelles parutions de Pointdeux entassent près de 550 pages dans un livre à peine plus large qu'un iPhone — en plus léger — et dans le rayon de l'inusité, ils sont les plus chouettes guides de poche en papier que l'on puisse trouver. Publiés dans la collection «Guide», Londres insolite et secrète et Rome insolite et secrète sont écrits par des habitants du coin. Ensemble, ils partagent les lieux inusités de leur cité et invitent le voyageur à quitter les habituels sentiers touristiques.

    Du côté de Rome, silence radio sur le Circus Maximus et la célébration papale dominicale; le guide invite plutôt à ne pas rater la bénédiction hebdomadaire des femmes enceintes, à voir la trace de genou laissée par saint Pierre et suggère d'en apprendre sur les maladies du papier à l'intrigant Musée de la pathologie du livre.

    Le guide sur Londres, lui, fournit les adresses des musées de l'association dentaire et des optométristes, indique où ouvrir l'oeil dans le souterrain du métro pour voir l'une des 21 stations fantômes du réseau et raconte l'histoire de la pompe à eau soupçonnée d'être à l'origine de l'épidémie de choléra de 1854.

    Les photos couleur sont d'une étonnante qualité d'impression étant donné la minceur du papier bible et les itinéraires sont inscrits sur les cartes des quartiers, minuscules mais pratiques. Un guide spécialiste du hors-piste aussi généreux que compact, brillant et surprenant.

    Rome insolite et secrète
    Londres
    insolite et secrète
    Éditions Points,
    coll. «Guide Pointdeux», 2012
    Prix: 19,95 $

    Un temps soit peu

    Lors du dernier festival Paris en toutes lettres, Joy Sorman s'est offert le luxe de se poser une semaine à la gare du Nord de Paris, pour observer et raconter ce que les passants pressés ne voient pas. La gare du Nord parce que cette ligne ferroviaire est la plus «internationale, [la plus] lumineuse [et la plus] agitée» du réseau (600 000 visiteurs par jour). Mais surtout parce qu'au-delà de ses trains, s'y trouve «un monde qui n'est pas de voyageurs, qui n'est pas en transit, mais qui s'agglomère là pour faire du biz, pour ne pas rester seul, parce qu'on est mieux ici qu'ailleurs, parce qu'il va se passer quelque chose, parce que c'est beau».

    Et ce l'est. En partie grâce à son style dépouillé et sensible. En plus de chiffrer et de vadrouiller les corridors de la gare, Sorman l'humanise surtout, grâce à des personnages solides qui souvent ne vivent que le temps d'une phrase. Comme ce contrôleur dont le seul revers de son boulot qu'il puisse trouver est les problèmes de dos; comme Christian, le SDF qui habite le photomaton. Un essai sur ces «choses invraisemblables qui surgissent, parce qu'on a pris le temps de les attendre, parce qu'on est resté».

    Paris Gare du Nord
    Joy Sorman
    Éditions l'Arbalète Gallimard
    Paris, 2011
    Prix: 14,50 $
     
     
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