Zoo Ecomuseum - À la découverte d'animaux indigènes
Plus de 100 espèces vivant sur le territoire québécois sont réunies sur l'île de Montréal
Adultes: 15 $. Enfants à partir de 3 ans: 9 $.
Voilà une idée de camp de jour des plus originales pour la relâche scolaire: devenir apprenti animalier, rien de moins! C'est ce que propose le zoo Ecomuseum, situé à Sainte-Anne-de-Bellevue, sur la pointe ouest de l'île de Montréal.
Permettre à un jeune d'être apprenti animalier «est une activité que nous avons tout au long de l'année, précise Isabelle Mayer, directrice des communications. Mais pendant la relâche, il y aura un thème différent chaque jour. Les enfants peuvent s'inscrire à la journée ou pour toute la semaine. Avec nos zoologistes, ils vont mettre la main à la pâte pour préparer les repas des animaux, les nourrir, faire des expériences spéciales, etc. Ça leur permet de voir les bêtes d'encore plus près, de sentir qu'ils peuvent avoir un impact.»
Chaque jour, certaines espèces seront ainsi mises en vedette. Une bien belle occasion d'approcher de près les loutres, lynx, renards, aigles, loups, caribous et autres animaux qui peuplent notamment la vallée du Saint-Laurent. «En tout, le zoo Ecomuseum présente 115 espèces, note Mme Mayer. Toutes indigènes. C'est notre grande spécificité ici, au Québec, par rapport aux autres zoos qui présentent souvent des animaux exotiques. Mais indigènes ne signifie pas communs. Je pense par exemple aux aigles royaux, ou encore au renard arctique qui devient tout blanc l'hiver, avec un pelage extraordinaire... C'est très rare de pouvoir les voir dans la nature.»
Le zoo Ecomuseum a vu le jour en 1988 sur un terrain en milieu humide transformé en décharge dans les années 1960, lors de la construction de l'autoroute 40. La Société d'histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent prend alors les choses en main et décide de réhabiliter le site, de lui redonner son visage d'antan.
«Les habitats des animaux sont reproduits en fonction de leur habitat naturel, explique la directrice des communications. Depuis le début, l'objectif est de sensibiliser les gens à la faune et à la flore qui les entourent, ici au Québec, à l'importance de préserver ces habitats et de protéger les animaux.
«D'ailleurs, toutes les bêtes que nous avons ne pourraient pas survivre à l'état sauvage; soit qu'elles sont nées dans un autre zoo, soit qu'elles ont été trouvées orphelines ou blessées... Nous avons par exemple un harfang des neiges à qui il manque une aile. Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'espèces locales que nous avons le droit d'aller en forêt pour ramener un caribou ou une loutre!»
Les loutres de rivière, justement, sont les grandes vedettes du zoo, à tel point que ce sont elles qu'on retrouve sur le logo du site. Très curieuses, très enjouées. Sondage après sondage, elles demeurent les préférées des visiteurs, devant les loups, les ours noirs, les lynx et le harfang des neiges.
Mais à l'Ecomuseum, c'est la nature elle-même, dans toute sa biodiversité, qui est mise en vedette. «D'abord parce qu'on est encore sur l'île de Montréal mais qu'on se sent comme en pleine nature, explique Isabelle Mayer. Le site est idéal pour décrocher du quotidien! Et comme nous sommes ouverts toute l'année, on peut admirer la nature à chacune des saisons. Au mois de mars, notamment, on guette les ours qui sortent de leur hibernation!
«Et ensuite parce que dans nos visites guidées, dans les présentations qu'on fait dans les écoles, dans nos activités pour le grand public, on parle de l'importance de préserver la nature. Quand on peut prendre les enfants très jeunes, c'est intéressant parce qu'après ça, ils développent des habitudes de vie en fonction de ce qu'ils ont appris et c'est eux qui vont prendre la relève dans les entreprises plus tard.
«Le fait de rencontrer les animaux de près, ça les touche vraiment. Ils comprennent que, s'ils ne font pas attention à leurs gestes, que s'ils la détruisent, tous ces animaux-là ne pourront plus vivre dans la nature. C'est du concret.»
Recherche et conservation
Mais le zoo va encore plus loin en menant des programmes de recherche et de conservation. Depuis quelques années, on repère dans le lac des Deux Montagnes les différents sites de ponte des tortues géographiques, considérées comme en péril. Le but: éviter qu'il y ait de la construction ou des aménagements urbains à ces endroits.
«C'est compliqué parce qu'il faut suivre les tortues. On avait installé de petits émetteurs pour aller voir où elles allaient pondre, explique Mme Mayer. Nous avons également mis en ligne sur notre site Internet un atlas des reptiles et amphibiens du Québec, et là, nous demandons aux gens qui en aperçoivent de les répertorier et de nous en faire part. Ça nous permet d'évaluer les populations.»
Ces travaux de recherche ne sont pas vains puisque le zoo a remporté l'an dernier le prix Thomas R. Baines de l'Association des zoos et aquariums du Canada (AZAC), soit le plus grand honneur que peut recevoir une telle institution dans ce milieu.
Tout cela a de quoi donner envie de chausser ses bottes pour aller arpenter les sentiers de l'Ecomuseum durant la semaine de relâche. Car, outre le camp de jour, d'autres activités ne demandant cette fois aucune réservation sont prévues.
«Chaque jour, nous allons donner ce qu'on appelle ici un jouet enrichissant à un animal différent, dit Isabelle Mayer. On va mettre une gâterie, qui peut être un poisson ou un os de viande, dans de la glace par exemple. Il va y avoir des odeurs, des saveurs, et les visiteurs pourront alors voir l'animal en pleine action. Est-ce qu'il s'amuse vraiment? Il y a polémique là-dessus, mais nous, au zoo, on pense que oui.»
Quant aux «Olympiques animales», c'est l'occasion de tester ses habiletés, de relever des défis intellectuels et de se mesurer à certains animaux du zoo.
Et il n'est pas nécessaire d'attendre la relâche pour aller découvrir l'Ecomuseum.
***
Collaboratrice du Devoir
Permettre à un jeune d'être apprenti animalier «est une activité que nous avons tout au long de l'année, précise Isabelle Mayer, directrice des communications. Mais pendant la relâche, il y aura un thème différent chaque jour. Les enfants peuvent s'inscrire à la journée ou pour toute la semaine. Avec nos zoologistes, ils vont mettre la main à la pâte pour préparer les repas des animaux, les nourrir, faire des expériences spéciales, etc. Ça leur permet de voir les bêtes d'encore plus près, de sentir qu'ils peuvent avoir un impact.»
Chaque jour, certaines espèces seront ainsi mises en vedette. Une bien belle occasion d'approcher de près les loutres, lynx, renards, aigles, loups, caribous et autres animaux qui peuplent notamment la vallée du Saint-Laurent. «En tout, le zoo Ecomuseum présente 115 espèces, note Mme Mayer. Toutes indigènes. C'est notre grande spécificité ici, au Québec, par rapport aux autres zoos qui présentent souvent des animaux exotiques. Mais indigènes ne signifie pas communs. Je pense par exemple aux aigles royaux, ou encore au renard arctique qui devient tout blanc l'hiver, avec un pelage extraordinaire... C'est très rare de pouvoir les voir dans la nature.»
Le zoo Ecomuseum a vu le jour en 1988 sur un terrain en milieu humide transformé en décharge dans les années 1960, lors de la construction de l'autoroute 40. La Société d'histoire naturelle de la vallée du Saint-Laurent prend alors les choses en main et décide de réhabiliter le site, de lui redonner son visage d'antan.
«Les habitats des animaux sont reproduits en fonction de leur habitat naturel, explique la directrice des communications. Depuis le début, l'objectif est de sensibiliser les gens à la faune et à la flore qui les entourent, ici au Québec, à l'importance de préserver ces habitats et de protéger les animaux.
«D'ailleurs, toutes les bêtes que nous avons ne pourraient pas survivre à l'état sauvage; soit qu'elles sont nées dans un autre zoo, soit qu'elles ont été trouvées orphelines ou blessées... Nous avons par exemple un harfang des neiges à qui il manque une aile. Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'espèces locales que nous avons le droit d'aller en forêt pour ramener un caribou ou une loutre!»
Les loutres de rivière, justement, sont les grandes vedettes du zoo, à tel point que ce sont elles qu'on retrouve sur le logo du site. Très curieuses, très enjouées. Sondage après sondage, elles demeurent les préférées des visiteurs, devant les loups, les ours noirs, les lynx et le harfang des neiges.
Mais à l'Ecomuseum, c'est la nature elle-même, dans toute sa biodiversité, qui est mise en vedette. «D'abord parce qu'on est encore sur l'île de Montréal mais qu'on se sent comme en pleine nature, explique Isabelle Mayer. Le site est idéal pour décrocher du quotidien! Et comme nous sommes ouverts toute l'année, on peut admirer la nature à chacune des saisons. Au mois de mars, notamment, on guette les ours qui sortent de leur hibernation!
«Et ensuite parce que dans nos visites guidées, dans les présentations qu'on fait dans les écoles, dans nos activités pour le grand public, on parle de l'importance de préserver la nature. Quand on peut prendre les enfants très jeunes, c'est intéressant parce qu'après ça, ils développent des habitudes de vie en fonction de ce qu'ils ont appris et c'est eux qui vont prendre la relève dans les entreprises plus tard.
«Le fait de rencontrer les animaux de près, ça les touche vraiment. Ils comprennent que, s'ils ne font pas attention à leurs gestes, que s'ils la détruisent, tous ces animaux-là ne pourront plus vivre dans la nature. C'est du concret.»
Recherche et conservation
Mais le zoo va encore plus loin en menant des programmes de recherche et de conservation. Depuis quelques années, on repère dans le lac des Deux Montagnes les différents sites de ponte des tortues géographiques, considérées comme en péril. Le but: éviter qu'il y ait de la construction ou des aménagements urbains à ces endroits.
«C'est compliqué parce qu'il faut suivre les tortues. On avait installé de petits émetteurs pour aller voir où elles allaient pondre, explique Mme Mayer. Nous avons également mis en ligne sur notre site Internet un atlas des reptiles et amphibiens du Québec, et là, nous demandons aux gens qui en aperçoivent de les répertorier et de nous en faire part. Ça nous permet d'évaluer les populations.»
Ces travaux de recherche ne sont pas vains puisque le zoo a remporté l'an dernier le prix Thomas R. Baines de l'Association des zoos et aquariums du Canada (AZAC), soit le plus grand honneur que peut recevoir une telle institution dans ce milieu.
Tout cela a de quoi donner envie de chausser ses bottes pour aller arpenter les sentiers de l'Ecomuseum durant la semaine de relâche. Car, outre le camp de jour, d'autres activités ne demandant cette fois aucune réservation sont prévues.
«Chaque jour, nous allons donner ce qu'on appelle ici un jouet enrichissant à un animal différent, dit Isabelle Mayer. On va mettre une gâterie, qui peut être un poisson ou un os de viande, dans de la glace par exemple. Il va y avoir des odeurs, des saveurs, et les visiteurs pourront alors voir l'animal en pleine action. Est-ce qu'il s'amuse vraiment? Il y a polémique là-dessus, mais nous, au zoo, on pense que oui.»
Quant aux «Olympiques animales», c'est l'occasion de tester ses habiletés, de relever des défis intellectuels et de se mesurer à certains animaux du zoo.
Et il n'est pas nécessaire d'attendre la relâche pour aller découvrir l'Ecomuseum.
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Collaboratrice du Devoir











