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    Des îles de l'Hexagone

    11 juin 2011 |Lio Kiefer | Voyage
    Relâche équestre dans l’île de Ré.<br />
    Photo: Atout France Relâche équestre dans l’île de Ré.
    Quand on évoque les îles françaises, on se tient le plus souvent du côté des Antilles. On pense également à la Corse et accessoirement aux étoiles polynésiennes. Pourtant, sur la façade ouest de l'Hexagone, il y a plus de 200 insularités qui sont autant de citadelles de la mer. Corsaires, refuges, plages, rochers... Tout y est.

    Je me souviens qu'enfant, mon paternel avait dans ses passions éducatives celle de me faire découvrir les lieux de l'Hexagone où il n'y avait pas de touristes. Il disait que le tourisme de masse était la maladie contagieuse du voyage. C'est ainsi que l'île de Ré, l'île des Glénans, Noirmoutier, Oléron et Belle-Île-en-Mer apparurent dans mes habitudes estivales.

    Pour aller à Noirmoutier, il faut venir du continent par la Barre-des-Monts ou par Beauvoir-sur-Mer. J'ai toujours préféré l'entrée de Beauvoir à cause du passage du Goix, une chaussée en pierre praticable à marée basse et inondée à marée haute.

    À marée basse, c'est la ruée vers les coques et les coquillages qui s'attrapent de chaque côté de la chaussée. C'est plus de quatre kilomètres de pierre immergée, l'entrée la plus séduisante. On se dit alors que Noirmoutier se mérite. Chaque jour, les heures de passage sont différentes, marées obligent.

    On arrive alors du côté de Barbâtre, une des quatre communes de l'île. Les maisons recouvertes de chaux sont à toits roses et volets bleus. Mimosas au printemps et roses trémières en été.

    On aperçoit au bord des routes des marais salants. Mais si le sel est certainement une des caractéristiques les plus visibles et une des choses les plus faciles à rapporter, la vraie spécialité de Noirmoutier est la pomme de terre primeur... ou pomme de terre nouvelle. Cinquante recettes pour une patate, c'est de la vedette en terre.

    Les plages, on peut les faire à vélo puisque Noirmoutier fait un peu plus de 18 kilomètres de long et 14 kilomètres dans le plus large. La plage de la Clère et celle des Sableaux sont les plus fréquentables.

    Souvent, j'aime faire un tour du côté de l'île d'Yeu, accessible de Noirmoutier en bateau, au départ de Port Fromentine. Les plus pressés le font en hélico. L'île d'Yeu, c'est un petit bout de terre qui marque la rupture entre les falaises plus vraiment bretonnes et les plages pas encore vendéennes. Des marais et des roseaux... À l'intérieur, c'est le bocage qui a repris ses droits. Les maisons sont d'une blancheur qui rappelle les maisons méditerranéennes.

    Comme partout ailleurs dans ces îles, même si l'hôtellerie existe à plusieurs niveaux étoilés, c'est la location de maisons, d'appartements ou de villas d'abondance qui est la formule la plus courue. Et plus on est près des parties dunaires, plus c'est cher.

    Lorsqu'on est dans le coin de La Rochelle, l'île de Ré est de l'autre côté du pont. C'est sans doute une des îles de l'Atlantique les plus visitées en été. Il vaut mieux y aller en juin ou en septembre, quand les Parisiens ou les Lyonnais ne s'emparent pas des sables, juillet et août étant des périodes de forte nidification touristique.

    Car l'île de Ré est surtout connue pour ses plages. À défaut d'être belles, elles sont remarquablement adaptées au bronzage intensif, aux jeux de plage, aux amours adolescentes et aux familles qui y apportent parasols, glacière et enfants de tous âges.

    Il y a dix villages, dont Sainte-Marie-de-Ré avec une plage plus sauvage qui attire les surfeurs, et Ars-en-Ré avec un port minuscule, des vignes, une ambiance de village, le marché et les plages juste à côté... presque sauvages.

    La presqu'île de Quiberon est plus bretonne. Les plages de Penthièvre, les falaises de la Côte sauvage et la pointe de Conguel sont les véritables lieux à visiter ou les endroits où séjourner. Ici, on est à 45 minutes en bateau de Belle-Île-en-mer, véritablement insulaire, une invasion de secrets, de roches, de criques, de maisons balayées par les vents. On y est comme dans un roman qu'on n'a jamais lu ou rarement vu. Landes, bruyères, falaises et embruns garantis.

    Quant à l'île d'Oléron, nous sommes dans le bassin de Marenne. Ici, c'est l'huître qui domine et qui donne le ton aux paysages. Maisons de pêcheurs, restos, viviers et plages où l'on pratique le kite surf, le char à voile ou le surf. C'est pour dire que le vent y est salvateur...

    Et comme la voile apparaît, il est impératif pour les adeptes de se satisfaire dans l'archipel des Glénans. On y plonge aussi comme à l'île Saint-Nicolas. Longtemps à l'abandon, l'archipel s'est vu revivre avec des écoles de plongée et de voile. Certaines îles ne sont atteignables qu'à la voile ou limitent le nombre de visiteurs par semaine, voire par jour. Cec qui est bon signe.

    Si vous êtes sur la côte atlantique, regardez au large et choisissez votre île. Habitée ou pas, elle sera toujours fréquentable.

    ***

    Renseignements: Noirmoutier, www.ile-noirmoutier.com; île d'Yeu, www.ile-yeu.fr; île de Ré, www.iledere.com; Quiberon, www.quiberon.com; Oléron, www.ile-oleron-marennes.com; Belle-Île-en-Mer, www.belle-ile.com/index.php?id_page=27&id_site=1; Les Glénans, www.tourisme-fouesnant.fr/-Locations.
    Relâche équestre dans l’île de Ré.<br />
Le port de Sauzon à Belle-Île-en-Mer.<br />
Une falaise à Belle-Île-en-Mer.<br />
     
     
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