Le Tessin, entre palmiers et glaciers
Photo : Gary Lawrence
Lavertezzo, l’un des nombreux villages aussi pittoresques que rustiques, dans le Val Verzasca.
En plein cœur de l'Europe, une petite région vit les pieds sous les palmiers et la tête près des glaciers, sur à peine 1800 km? de territoire. Survol du Tessin, une petite Italie qui n'en est pas une.
Sur une terrasse au bord de l'eau, les lauriers-roses exhalent leurs effluves capiteux de vanille. Un palmier frissonne sous le vent et laisse tomber une datte dans un verre de merlot teinturier, tachant du coup un risotto pera e gorgonzola. Tandis qu'un serveur se précipite pour se confondre en excuses dans la langue de Dante, il trébuche sur une dalle de marbre descellée et envoie son plateau de gelati atterrir sur une façade au crépi ocre, chauffée par un soleil qui cogne avec force rais depuis des semaines.
Question: où se déroule cette scène? a) sur les rives du lac de Côme; b) sur les rives du lac Majeur; c) à Milan; d) à Locarno. Réponse: en fait, la scène aurait pu avoir lieu dans chacun de ces endroits, tous situés (en tout ou en partie) en Italie... à l'exception de Locarno, qui n'est qu'en Suisse. En Suisse italienne, s'entend.
Bien qu'il ait longtemps été sous la domination du duché de Milan, le Tessin (Ticino, en italien) fait partie de la Confédération helvétique depuis 1803, quand l'empereur de la République cisalpine, un certain Napoléon Bonaparte, a fusionné les cantons de Lugano et de Bellinzona, alors distincts.
Seul canton suisse officiellement italophone, le Tessin (environ 330 000 âmes) est aussi le seul du pays à être entièrement appuyé sur le versant sud des Alpes. Avant l'ouverture du tunnel du Gothard, en 1882, il vivait le dos tourné à la Suisse, tout en évoluant à l'heure du midi, les yeux rivés sur l'Italie dont il est limitrophe et culturellement si proche.
On y parle toujours avec les mains et on y baratine avec aplomb, on s'y agite sensuellement du bocal pour ensuite transpirer plus vite que dans le ROS (Rest of Svizzera), on y évolue devant des pastels et un décor architectural digne de la Lombardie (région italienne voisine), avec une désinvolture ni trop affectée pour n'être qu'italienne, ni trop rigide pour n'être qu'helvétique.
Pourquoi, dès lors, séjourner là où ce que d'aucuns pourraient qualifier d'ersatz de l'Italie, dans ce pays où le coût de la vie est plus élevé? Parce que le Tessin demeure, avec les Grisons, le canton le plus singulier de la Suisse. «En fait, c'est une Italie efficace, précise et ordonnée, où tout fonctionne rondement», résume Tosca Zanotta, porte-parole de Tourisme Ticino.
L'un des meilleurs endroits où vérifier cette assertion, c'est Lugano, haut lieu de villégiature tessinois, admirablement situé aux abords du lac du même nom, mais aussi troisième place financière de la Suisse — comme quoi on peut se faire tremper les pieds tout en lessivant des billets. Devant cette ravissante ville de 52 000 habitants, les hauts sommets plongent en à-pics dans des eaux agréablement baignables, les flancs du monte Brè sont tavelés de demeures blanches qui lui donnent des airs de Positano lacustre, et la promenade en bord de lac fleure presque la côte d'Azur.
Quand, de surcroît, on emprunte l'un des funiculaires qui s'accrochent au monte Brè ou San Salvatore, c'est l'extase contemplative, du haut de ces balcons naturels. Et si on se donne la peine de monter à bord du train à crémaillère du monte Generoso, c'est la totale: 40 minutes de panoramas époustouflants culminant avec des points de vue renversants sur le lac de Lugano, qui révèle sa luminescence émeraude, mais aussi sur la plaine du Pô et même le Cervin, par temps clair.
À une trentaine de minutes de Lugano, aux abords du lago Maggiore (le lac Majeur), Locarno présente un peu la même dégaine, en plus stylé et en moins banquier, avec en prime un très réputé Festival du Film — lequel vient de clore sa 63e édition, le mois dernier. De là, on peut s'engager dans les Centovalli, l'un des parcours ferroviaires les plus enlevants de Suisse, avec ses 24 tunnels et 79 ponts ou viaducs jalonnant 40 kilomètres de villages et de vignobles pas du tout ignobles.
Non loin de Locarno, l'ancien village de pêcheurs d'Ascona est presque devenu germanophone, pour cause de sur-fréquentation de touristes suisses alémaniques, attirés par le chef-lieu tessinois de la villégiature huppée, et qui fut jadis fort couru par les écrivains, peintres et compositeurs inspirés par son art de vivre et ses dédales de ruelles. Dans les années 30, bien des réfugiés s'y sont aussi terrés en attendant que passe la vague nazie. Auparavant, c'est juste au-dessus, sur le monte Monescia, que fut fondée la petite communauté utopique du monte Verità, au début du siècle dernier. Les Thomas Mann, Karl Jung et autres André Gide venaient y séjourner en quête d'un monde meilleur, près de la nature, dans un cadre fort évocateur.
Magnifique et sauvage, le Tessin des montagnes est aussi considéré comme une Mecque du plein air (rafting, kayak, vélo de montagne, 2000 kilomètres de sentiers de rando...), avec un penchant avoué pour les sports plus ou moins extrêmes. Du haut du barrage de Vogorno, dans le val Verzasca, on peut ainsi s'offrir le saut en bungee le plus haut du monde (220 mètres), à l'instar de James Bond dans GoldenEye — à cette différence près qu'on remonte au sommet du barrage, après cet exploit, contrairement à Triple Zéro Sept...
À une dizaine de kilomètres en amont, les gamins qui se précipitent du haut du ponte dei Salti ne sont peut-être pas aussi culottés, mais ils n'ont néanmoins pas froid aux yeux: entre la rivière Verzasca et la gracieuse double arche médiévale du «pont le plus photographié de Suisse», on compte bien huit mètres de hauteur; or, ils sont nombreux à faire le grand saut, sous le regard admiratif des dizaines de baigneurs qui se prélassent sur les rochers plats.
Dans les environs de ce pont, et dans tous les vals qui s'insinuent dans les Alpes lépontines, villages et hameaux sont d'une grande rusticité et d'une impressionnante homogénéité. Autrefois très pauvre, ce Tessin des montagnes a vu naître de remarquables ensembles architecturaux ruraux où prédominent la pierre brute, l'ardoise et le bois de châtaignier — les seuls matériaux alors disponibles gratuitement et en abondance, le tout dans un cadre éminemment sauvage, voire dantesque.
C'est le cas à Sonogno, blotti dans un cul-de-sac tout au fond d'une vallée, mais aussi à Lavertezzo, paradigme du village de charme tessinois, et de tant d'autres petites grappes de rustici, ces vénérables constructions de pierre cramponnées çà et là à flanc de montagne. En outre, les jolies chapelles romanes pullulent dans les environs, et le baptistère de Riva San Vitale est considéré comme le plus vieil édifice religieux de Suisse.
Il faut dire que le Tessin a vu naître plusieurs grands noms de l'architecture au fil des siècles, dont Borromini (la sublime Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines, à Rome, c'est lui) et Trezzini, qui a laissé sa marque à Saint-Pétersbourg. À Mendrisio, dans le sud du canton, on a même fondé une célèbre Académie d'architecture, dans cette ville qui a vu naître le starchitecte Mario Botta.
Quand on navigue sur le lago di Lugano, on se demande d'ailleurs quelle mouche a piqué Botta — ou quelle araignée avait-il dans le plafond — lorsqu'il a conçu l'hôtel-casino de Campione, minuscule enclave italienne en plein territoire suisse. Depuis le bateau, on ne voit que ce cube brutaliste hideux, odieux monolithe injuriant la nature environnante si belle. Tout le contraire, en somme, de ce petit bijou d'église Saint-Jean-Baptiste, heureux alliage de braies de marbre blanc et de granit gris que Botta a délicatement déposée dans les hauteurs du village esseulé de Mogno.
Du reste, le Tessin compte deux sites classés sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, à savoir les splendides fortifications crénelées du chef-lieu tessinois qu'est Bellinzona, parce qu'il forme un remarquable ensemble de structures défensives de la fin du Moyen-Âge, ainsi que le monte San Giorgio, le «Miguasha tessinois», où on a découvert des fossiles marins de l'ère du Trias (il y a 230 millions d'années).
Le canton peut aussi s'enorgueillir d'un «prix Nobel de littérature d'adoption»: Allemand d'origine, Hermann Hesse a été naturalisé suisse et a vécu une quarantaine d'années à Montagnola, village non loin duquel il repose (à Gentilino), près de Lugano.
Tout bien réfléchi, le cours des choses eut été plus logique si c'est non pas Hesse, mais Stefan Zweig, qui avait vécu et terminé ses jours dans le Tessin. De fait, le célèbre écrivain autrichien se suicida au Brésil en 1942, désabusé par le genre humain, en le voyant sombrer dans les affres d'une autre guerre mondiale. Or, s'il fut un endroit du monde où on pouvait perdre ses illusions, au XXe siècle, c'est bien le Tessin: c'est ici, en 1925, que les grandes puissances européennes signèrent les Accords de Locarno, un pacte de stabilité où elles se promirent «plus jamais ça»...
En vrac
***
Collaborateur du Devoir
Sur une terrasse au bord de l'eau, les lauriers-roses exhalent leurs effluves capiteux de vanille. Un palmier frissonne sous le vent et laisse tomber une datte dans un verre de merlot teinturier, tachant du coup un risotto pera e gorgonzola. Tandis qu'un serveur se précipite pour se confondre en excuses dans la langue de Dante, il trébuche sur une dalle de marbre descellée et envoie son plateau de gelati atterrir sur une façade au crépi ocre, chauffée par un soleil qui cogne avec force rais depuis des semaines.
Question: où se déroule cette scène? a) sur les rives du lac de Côme; b) sur les rives du lac Majeur; c) à Milan; d) à Locarno. Réponse: en fait, la scène aurait pu avoir lieu dans chacun de ces endroits, tous situés (en tout ou en partie) en Italie... à l'exception de Locarno, qui n'est qu'en Suisse. En Suisse italienne, s'entend.
Bien qu'il ait longtemps été sous la domination du duché de Milan, le Tessin (Ticino, en italien) fait partie de la Confédération helvétique depuis 1803, quand l'empereur de la République cisalpine, un certain Napoléon Bonaparte, a fusionné les cantons de Lugano et de Bellinzona, alors distincts.
Seul canton suisse officiellement italophone, le Tessin (environ 330 000 âmes) est aussi le seul du pays à être entièrement appuyé sur le versant sud des Alpes. Avant l'ouverture du tunnel du Gothard, en 1882, il vivait le dos tourné à la Suisse, tout en évoluant à l'heure du midi, les yeux rivés sur l'Italie dont il est limitrophe et culturellement si proche.
On y parle toujours avec les mains et on y baratine avec aplomb, on s'y agite sensuellement du bocal pour ensuite transpirer plus vite que dans le ROS (Rest of Svizzera), on y évolue devant des pastels et un décor architectural digne de la Lombardie (région italienne voisine), avec une désinvolture ni trop affectée pour n'être qu'italienne, ni trop rigide pour n'être qu'helvétique.
Pourquoi, dès lors, séjourner là où ce que d'aucuns pourraient qualifier d'ersatz de l'Italie, dans ce pays où le coût de la vie est plus élevé? Parce que le Tessin demeure, avec les Grisons, le canton le plus singulier de la Suisse. «En fait, c'est une Italie efficace, précise et ordonnée, où tout fonctionne rondement», résume Tosca Zanotta, porte-parole de Tourisme Ticino.
L'un des meilleurs endroits où vérifier cette assertion, c'est Lugano, haut lieu de villégiature tessinois, admirablement situé aux abords du lac du même nom, mais aussi troisième place financière de la Suisse — comme quoi on peut se faire tremper les pieds tout en lessivant des billets. Devant cette ravissante ville de 52 000 habitants, les hauts sommets plongent en à-pics dans des eaux agréablement baignables, les flancs du monte Brè sont tavelés de demeures blanches qui lui donnent des airs de Positano lacustre, et la promenade en bord de lac fleure presque la côte d'Azur.
Quand, de surcroît, on emprunte l'un des funiculaires qui s'accrochent au monte Brè ou San Salvatore, c'est l'extase contemplative, du haut de ces balcons naturels. Et si on se donne la peine de monter à bord du train à crémaillère du monte Generoso, c'est la totale: 40 minutes de panoramas époustouflants culminant avec des points de vue renversants sur le lac de Lugano, qui révèle sa luminescence émeraude, mais aussi sur la plaine du Pô et même le Cervin, par temps clair.
À une trentaine de minutes de Lugano, aux abords du lago Maggiore (le lac Majeur), Locarno présente un peu la même dégaine, en plus stylé et en moins banquier, avec en prime un très réputé Festival du Film — lequel vient de clore sa 63e édition, le mois dernier. De là, on peut s'engager dans les Centovalli, l'un des parcours ferroviaires les plus enlevants de Suisse, avec ses 24 tunnels et 79 ponts ou viaducs jalonnant 40 kilomètres de villages et de vignobles pas du tout ignobles.
Non loin de Locarno, l'ancien village de pêcheurs d'Ascona est presque devenu germanophone, pour cause de sur-fréquentation de touristes suisses alémaniques, attirés par le chef-lieu tessinois de la villégiature huppée, et qui fut jadis fort couru par les écrivains, peintres et compositeurs inspirés par son art de vivre et ses dédales de ruelles. Dans les années 30, bien des réfugiés s'y sont aussi terrés en attendant que passe la vague nazie. Auparavant, c'est juste au-dessus, sur le monte Monescia, que fut fondée la petite communauté utopique du monte Verità, au début du siècle dernier. Les Thomas Mann, Karl Jung et autres André Gide venaient y séjourner en quête d'un monde meilleur, près de la nature, dans un cadre fort évocateur.
Magnifique et sauvage, le Tessin des montagnes est aussi considéré comme une Mecque du plein air (rafting, kayak, vélo de montagne, 2000 kilomètres de sentiers de rando...), avec un penchant avoué pour les sports plus ou moins extrêmes. Du haut du barrage de Vogorno, dans le val Verzasca, on peut ainsi s'offrir le saut en bungee le plus haut du monde (220 mètres), à l'instar de James Bond dans GoldenEye — à cette différence près qu'on remonte au sommet du barrage, après cet exploit, contrairement à Triple Zéro Sept...
À une dizaine de kilomètres en amont, les gamins qui se précipitent du haut du ponte dei Salti ne sont peut-être pas aussi culottés, mais ils n'ont néanmoins pas froid aux yeux: entre la rivière Verzasca et la gracieuse double arche médiévale du «pont le plus photographié de Suisse», on compte bien huit mètres de hauteur; or, ils sont nombreux à faire le grand saut, sous le regard admiratif des dizaines de baigneurs qui se prélassent sur les rochers plats.
Dans les environs de ce pont, et dans tous les vals qui s'insinuent dans les Alpes lépontines, villages et hameaux sont d'une grande rusticité et d'une impressionnante homogénéité. Autrefois très pauvre, ce Tessin des montagnes a vu naître de remarquables ensembles architecturaux ruraux où prédominent la pierre brute, l'ardoise et le bois de châtaignier — les seuls matériaux alors disponibles gratuitement et en abondance, le tout dans un cadre éminemment sauvage, voire dantesque.
C'est le cas à Sonogno, blotti dans un cul-de-sac tout au fond d'une vallée, mais aussi à Lavertezzo, paradigme du village de charme tessinois, et de tant d'autres petites grappes de rustici, ces vénérables constructions de pierre cramponnées çà et là à flanc de montagne. En outre, les jolies chapelles romanes pullulent dans les environs, et le baptistère de Riva San Vitale est considéré comme le plus vieil édifice religieux de Suisse.
Il faut dire que le Tessin a vu naître plusieurs grands noms de l'architecture au fil des siècles, dont Borromini (la sublime Saint-Charles-aux-Quatre-Fontaines, à Rome, c'est lui) et Trezzini, qui a laissé sa marque à Saint-Pétersbourg. À Mendrisio, dans le sud du canton, on a même fondé une célèbre Académie d'architecture, dans cette ville qui a vu naître le starchitecte Mario Botta.
Quand on navigue sur le lago di Lugano, on se demande d'ailleurs quelle mouche a piqué Botta — ou quelle araignée avait-il dans le plafond — lorsqu'il a conçu l'hôtel-casino de Campione, minuscule enclave italienne en plein territoire suisse. Depuis le bateau, on ne voit que ce cube brutaliste hideux, odieux monolithe injuriant la nature environnante si belle. Tout le contraire, en somme, de ce petit bijou d'église Saint-Jean-Baptiste, heureux alliage de braies de marbre blanc et de granit gris que Botta a délicatement déposée dans les hauteurs du village esseulé de Mogno.
Du reste, le Tessin compte deux sites classés sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, à savoir les splendides fortifications crénelées du chef-lieu tessinois qu'est Bellinzona, parce qu'il forme un remarquable ensemble de structures défensives de la fin du Moyen-Âge, ainsi que le monte San Giorgio, le «Miguasha tessinois», où on a découvert des fossiles marins de l'ère du Trias (il y a 230 millions d'années).
Le canton peut aussi s'enorgueillir d'un «prix Nobel de littérature d'adoption»: Allemand d'origine, Hermann Hesse a été naturalisé suisse et a vécu une quarantaine d'années à Montagnola, village non loin duquel il repose (à Gentilino), près de Lugano.
Tout bien réfléchi, le cours des choses eut été plus logique si c'est non pas Hesse, mais Stefan Zweig, qui avait vécu et terminé ses jours dans le Tessin. De fait, le célèbre écrivain autrichien se suicida au Brésil en 1942, désabusé par le genre humain, en le voyant sombrer dans les affres d'une autre guerre mondiale. Or, s'il fut un endroit du monde où on pouvait perdre ses illusions, au XXe siècle, c'est bien le Tessin: c'est ici, en 1925, que les grandes puissances européennes signèrent les Accords de Locarno, un pacte de stabilité où elles se promirent «plus jamais ça»...
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- Swiss relie quotidiennement Montréal à Zürich, dont l'aéroport très fonctionnel n'est situé qu'à 20 minutes de train (fréquence aux 10 minutes) du centre-ville. Par ailleurs, Swiss traite aux petits oignons ses clients en attente de surclassement en leur donnant libre accès aux salons corporatifs (lounges) de Montréal et de Zürich, même s'ils ne sont pas confirmés en classe affaires. www.swiss.com.
- Pour gagner le Tessin depuis Zürich, inutile de louer une voiture: les trains se rendent jusque dans la plus reculée des vallées suisses, et les passes de train permettent souvent d'avoir accès à d'autres moyens de transport en commun, sur place (autobus municipal et régional, funiculaires, bateaux, trains panoramiques, etc.). www.swisstravelsystem.ch, www.raileurope.ca.
- L'hôtel du Lac, à Lugano, est un peu vétuste, mais il est superbement situé: ses chambres avec d'immenses fenêtres panoramiques donnent sur le lac de Lugano, et un plongeoir permet de piquer une tête dans le lac, directement depuis la terrasse. www.dulac.ch.
- Un peu partout dans le Tessin montagnard, il faut essayer les grotti, ces petits restaurants autrefois situés dans des grottes (il en reste encore quelques-uns) qui servent des repas champêtres arrosés de vins rustiques tessinois ou italiens.
- Comme bien des Tessinois de 40 ans ou plus, Elizia Franchini parle très bien français. En prime, elle guide les touristes qui font appel à ses services et à ses immenses connaissances. e.franchini@bluewin.ch.
- Le guide Voir sur la Suisse compte une bonne section sur le Tessin, avec une pléthore de photos explicites. Sinon, le Guide du routard et surtout le Rough Guide disposent également d'un chapitre étoffé sur le canton.
- Renseignements: sur Hermann Hesse, www.hessemontagnola.ch; sur le monte Generoso, www.montegeneroso.ch; sur la colonie utopique de monte Verità, www.montegeneroso.org; sur le tourisme dans le Tessin, www.ticino.ch.
- Pour d'autres photos et des vidéos sur le Tessin, consultez le blogue «Voyage» de L'actualité (www.lactualite.com/blogue-voyage) de ce samedi.
- L'auteur était l'invité de RailEurope.
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