Long-courrier - Costa Rica - France - Afrique du Sud
Du yoga dans le Sud: «Peut-être connaîtriez-vous un centre de yoga recommandable dans le Sud. Pas nécessairement dans un grand hôtel 5 étoiles, mais quand même dans un lieu confortable pour des vacances relaxantes, dont la priorité serait le yoga chaque jour avec des professeurs qualifiés.»
Claude, Cowansville
En République dominicaine, il existe à Cabarete un club de yoga tenu par une Montréalaise. Vous choisissez votre hôtel et votre forfait yoga: www.yogacabarete.com. Au Costa Rica, je me suis arrêté sur la côte, dans la montagne et dans la jungle, au sud de Cahuita. Le Samasati Retreat Center, comme son nom l'indique, est un endroit pour se reposer. Si vous êtes porté sur le zen, le yoga et la recherche de soi face au toucan, vous pouvez suivre les activités de l'endroit.
La maîtresse des lieux est italienne et a déjà fait carrière dans le yoga dans divers pays. Elle est disciple d'Osha, qui a dit: «Rien n'est séparé... Vous êtes liés avec la terre, les arbres, les étoiles. Les étoiles sont liées avec vous, avec les océans et les montagnes. L'univers ne forme qu'un.» À méditer sous les cocotiers. Restaurant végétarien sur place. Bungalows à deux niveaux avec vue sur la baie, intérieurs à tendance nipponne, grand confort. Astrologie, méditation, yoga, régime frugal, perroquets moqueurs et paresseux... paresseux. www.samasati.com.
La France en juillet et août
«Nous pensons faire un séjour de deux semaines en France fin juillet, début août: Paris, Bretagne et Sud-Ouest. À cette période, c'est aussi les vacances des Français. Nous nous questionnons sur l'achalandage estival. Nous n'aimons pas réserver à l'avance, mais peut-être devrions-nous nous y résoudre? Les transports en commun sont, semble-t-il, bien organisés dans ce pays; cependant, est-ce que la location d'une automobile est une option intéressante? Ou la formule train-vélo? Est-ce qu'il existe, pour cette période, des circuits intéressants et tranquilles?»
J. Vincent, Montréal
Si vous choisissez les châteaux de la Loire, la Côte d'Azur, les côtes bretonne ou atlantique, c'est sûr que vous allez trouver un achalandage fou autour des curiosités à visiter ou des rendez-vous estivaux traditionnels. Par contre, en faisant les chemins de l'arrière-pays, en traversant des villages qui n'ont pas le label Michelin, vous ferez d'agréables découvertes et verrez moins de touristes sur un marché de Lozère ou dans une fête berrichonne.
Le concept train-vélo est un excellent moyen de passer à travers les mailles touristiques et de trouver dans ces mêmes villages non renommés des adresses où loger à des prix raisonnables.
La location d'une voiture vous permet de découvrir également des routes les plus secondaires qui peuvent être dignes d'intérêt. Les circuits le long de certaines rivières en Bretagne, dans le Dauphiné ou dans les méandres charentais sont propices à une certaine douceur de vivre, même à ce temps-ci de l'année. Et puis Paris au mois d'août, en plus d'être chanté, c'est vrai, c'est une ville en vacances de ses «locaux».
Restent les queues aux musées et à Notre-Dame. Il faut arriver le plus tôt possible pour éviter certaines hordes. Quant aux réservations, essayez quelques adresses auparavant dans les régions que vous allez choisir de visiter. Un village perdu est toujours assez libre en matière d'hébergement. Et une attraction très touristique attire le monde... Il faut choisir.
Non aux photos
«Dans un article sur la sécurité en Afrique du Sud (Le Devoir, 20-21 juin 2010), le chroniqueur au tourisme Lio Kiefer écrit ceci: "Allez-vous conseiller à un touriste de venir faire des photos dans certaines allées de Montréal-Nord ou dans certains parcs d'Hochelaga, là où des jeunes filles et des jeunes garçons font semblant de prendre l'autobus? Alors, évitez les quartiers miséreux, ils sont faits pour les travailleurs de rue et leurs protégés."»
«Ne trouvez-vous pas qu'il s'agit d'une affirmation gratuite, d'une remarque un peu condescendante à l'endroit de Montréal-Nord et de HoMa où j'ai le plaisir d'habiter? Vous qui avez beaucoup voyagé, vous devriez savoir que l'on pratique la prostitution dans beaucoup d'espaces verts de prestige (comme le Bois-de-Boulogne, à Paris) et dans tous les quartiers centraux de toutes les villes du monde. Il en va de même pour le commerce de la drogue. Qu'est-ce à dire? Allez-vous conseiller à vos lecteurs de ne pas visiter Bagatelle parce qu'il niche au coeur du Bois-de-Boulogne où l'on rencontre des prostituées? Allez-vous conseiller à vos lecteurs de ne pas visiter l'Hotel de Ville de Montréal parce que des junkies campent à proximité, au parc Viger notamment?
«Non, M. Kiefer, ni Montréal-Nord, ni HoMa, ni Soweto ne sont "faits pour les travailleurs de rue et leurs protégés". D'ailleurs, le site de Joannesburg, www.joburg.org, invite tous les touristes à visiter le quartier "miséreux" de Soweto en des termes non équivoques: " A tour of Soweto is a must for every visitor to Johannesburg... " Une petite mise au point de votre part serait appréciée.»
Michel Lincourt, Montréal
La mise au point que vous attendez délimite les mots que j'ai employés. Non, je ne conseillerai à personne de venir «faire des photos» à Hochelaga, Montréal-Nord, Soweto, ou, allons-y, Mostar, les favelas de toutes sortes, les rampants du Caire, les abîmés du Rwanda, les sordides de Liverpool, les manchots de l'Antarctique. Vous allez vous demander quel rapport il y a entre les manchots, les morveux de Rio ou les exclus d'Hochelaga.
Pour moi, ce sont des races protégées, ou qu'il faut protéger. Et les prendre en photos les rend un peu plus friables, un peu plus incertains. On se prend du pauvre et du défait de la vie comme souvenirs de voyage... Non. J'ai des milliers d'exemples visuels ou de rencontres sans aucune photo.
Dans une autre vie, je me suis penché sur des délinquants en Europe (Allemagne, France, Grande-Bretagne). S'il y avait eu un photographe dans les couloirs, il aurait été lynché. Et c'est tant mieux... Proposez un touriste avec Kodak à la main gauche et dollars dans la main droite à Soweto, Montréal-Nord, Hochelaga, Aubervilliers, Chelsea ou Gdansk, et il sera éconduit avec peu de candeur. Et c'est tant mieux. D'où mon propos.
Tout cela pour dire qu'Hochelaga et Montréal-Nord ne sont pas à être photographiés pour le fun. Oui les travailleurs de rue. Oui les bénévoles de l'aide locale. Oui les âmes bien nées... Mais pas de photos.
Quant aux quartiers de Soweto à visiter, selon le marketing de l'Office de tourisme de l'Afrique du Sud, ce sont malheureusement les dérives touristiques les plus en demande. Hormis, bien sûr, le bâillement des fauves chez Kruger, la dégustation de champagne chez Le Roux ou la visite du Cap chez Victoria et Alfred. Et croyez-moi, ce ne sont pas des travailleurs de rue qui sont les guides de Soweto...
Mon propos ne voulait pas non plus faire une analogie entre les quartiers un peu plus difficiles de Montréal et les bidonvilles de la planète. Il voulait plutôt déconseiller l'acceptation de photos prises aux dépens des mal-aimés. Et croire que les travailleurs de rue sont plus aptes à soutenir ces quartiers que les touristes en goguette.
Bonne adresse (mais chère)
Déjà que la Suisse, en matière d'hébergement, ne fait pas dans les prix doux, voici une adresse, quoique très unique, qui n'est pas économique pour le touriste curieux. Il s'agit de l'hôtel Palafitte, qui compte une quarantaine de pavillons — accessibles en bateau — montés sur pilotis au bord du rivage de Munroz ou sur le lac de Neufchâtel. C'est un cinq-étoiles qui se décline à partir d'environ 550 $ la nuit, en occupation accompagnée. Une mauvaise idée, histoire d'économiser? Se faire livrer de la pizza sur un des pavillons lacustres. Le refus sera cinglant. Forfaits au fil de l'eau et Vasco de Gama pour adoucir la note globale. www.palafitte.ch.
À lire, à voir, à écouter
- Un nouveau blogue sur le site Internet d'Ulysse. Signé par Anne Antomarchi, on y promet que ce blogue donnera aux lecteurs l'envie de connaître des lieux hors du commun, des paysages époustouflants, des expositions marquantes, des attraits étonnants ou des sites à l'architecture unique. Le titre du blogue est inspiré d'une citation de saint Augustin: «Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.»
Pour en avoir lu la première page, disons qu'on s'attarde à Sainte-Lucie dans un portrait dithyrambique, au métro de Shanghai dans un portrait dithyrambique et au symbole de l'olivier avec l'olive comme témoin principal. http://blogues.guidesulysse.com/Le-monde-est-un-livre.
***
Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.
Claude, Cowansville
En République dominicaine, il existe à Cabarete un club de yoga tenu par une Montréalaise. Vous choisissez votre hôtel et votre forfait yoga: www.yogacabarete.com. Au Costa Rica, je me suis arrêté sur la côte, dans la montagne et dans la jungle, au sud de Cahuita. Le Samasati Retreat Center, comme son nom l'indique, est un endroit pour se reposer. Si vous êtes porté sur le zen, le yoga et la recherche de soi face au toucan, vous pouvez suivre les activités de l'endroit.
La maîtresse des lieux est italienne et a déjà fait carrière dans le yoga dans divers pays. Elle est disciple d'Osha, qui a dit: «Rien n'est séparé... Vous êtes liés avec la terre, les arbres, les étoiles. Les étoiles sont liées avec vous, avec les océans et les montagnes. L'univers ne forme qu'un.» À méditer sous les cocotiers. Restaurant végétarien sur place. Bungalows à deux niveaux avec vue sur la baie, intérieurs à tendance nipponne, grand confort. Astrologie, méditation, yoga, régime frugal, perroquets moqueurs et paresseux... paresseux. www.samasati.com.
La France en juillet et août
«Nous pensons faire un séjour de deux semaines en France fin juillet, début août: Paris, Bretagne et Sud-Ouest. À cette période, c'est aussi les vacances des Français. Nous nous questionnons sur l'achalandage estival. Nous n'aimons pas réserver à l'avance, mais peut-être devrions-nous nous y résoudre? Les transports en commun sont, semble-t-il, bien organisés dans ce pays; cependant, est-ce que la location d'une automobile est une option intéressante? Ou la formule train-vélo? Est-ce qu'il existe, pour cette période, des circuits intéressants et tranquilles?»
J. Vincent, Montréal
Si vous choisissez les châteaux de la Loire, la Côte d'Azur, les côtes bretonne ou atlantique, c'est sûr que vous allez trouver un achalandage fou autour des curiosités à visiter ou des rendez-vous estivaux traditionnels. Par contre, en faisant les chemins de l'arrière-pays, en traversant des villages qui n'ont pas le label Michelin, vous ferez d'agréables découvertes et verrez moins de touristes sur un marché de Lozère ou dans une fête berrichonne.
Le concept train-vélo est un excellent moyen de passer à travers les mailles touristiques et de trouver dans ces mêmes villages non renommés des adresses où loger à des prix raisonnables.
La location d'une voiture vous permet de découvrir également des routes les plus secondaires qui peuvent être dignes d'intérêt. Les circuits le long de certaines rivières en Bretagne, dans le Dauphiné ou dans les méandres charentais sont propices à une certaine douceur de vivre, même à ce temps-ci de l'année. Et puis Paris au mois d'août, en plus d'être chanté, c'est vrai, c'est une ville en vacances de ses «locaux».
Restent les queues aux musées et à Notre-Dame. Il faut arriver le plus tôt possible pour éviter certaines hordes. Quant aux réservations, essayez quelques adresses auparavant dans les régions que vous allez choisir de visiter. Un village perdu est toujours assez libre en matière d'hébergement. Et une attraction très touristique attire le monde... Il faut choisir.
Non aux photos
«Dans un article sur la sécurité en Afrique du Sud (Le Devoir, 20-21 juin 2010), le chroniqueur au tourisme Lio Kiefer écrit ceci: "Allez-vous conseiller à un touriste de venir faire des photos dans certaines allées de Montréal-Nord ou dans certains parcs d'Hochelaga, là où des jeunes filles et des jeunes garçons font semblant de prendre l'autobus? Alors, évitez les quartiers miséreux, ils sont faits pour les travailleurs de rue et leurs protégés."»
«Ne trouvez-vous pas qu'il s'agit d'une affirmation gratuite, d'une remarque un peu condescendante à l'endroit de Montréal-Nord et de HoMa où j'ai le plaisir d'habiter? Vous qui avez beaucoup voyagé, vous devriez savoir que l'on pratique la prostitution dans beaucoup d'espaces verts de prestige (comme le Bois-de-Boulogne, à Paris) et dans tous les quartiers centraux de toutes les villes du monde. Il en va de même pour le commerce de la drogue. Qu'est-ce à dire? Allez-vous conseiller à vos lecteurs de ne pas visiter Bagatelle parce qu'il niche au coeur du Bois-de-Boulogne où l'on rencontre des prostituées? Allez-vous conseiller à vos lecteurs de ne pas visiter l'Hotel de Ville de Montréal parce que des junkies campent à proximité, au parc Viger notamment?
«Non, M. Kiefer, ni Montréal-Nord, ni HoMa, ni Soweto ne sont "faits pour les travailleurs de rue et leurs protégés". D'ailleurs, le site de Joannesburg, www.joburg.org, invite tous les touristes à visiter le quartier "miséreux" de Soweto en des termes non équivoques: " A tour of Soweto is a must for every visitor to Johannesburg... " Une petite mise au point de votre part serait appréciée.»
Michel Lincourt, Montréal
La mise au point que vous attendez délimite les mots que j'ai employés. Non, je ne conseillerai à personne de venir «faire des photos» à Hochelaga, Montréal-Nord, Soweto, ou, allons-y, Mostar, les favelas de toutes sortes, les rampants du Caire, les abîmés du Rwanda, les sordides de Liverpool, les manchots de l'Antarctique. Vous allez vous demander quel rapport il y a entre les manchots, les morveux de Rio ou les exclus d'Hochelaga.
Pour moi, ce sont des races protégées, ou qu'il faut protéger. Et les prendre en photos les rend un peu plus friables, un peu plus incertains. On se prend du pauvre et du défait de la vie comme souvenirs de voyage... Non. J'ai des milliers d'exemples visuels ou de rencontres sans aucune photo.
Dans une autre vie, je me suis penché sur des délinquants en Europe (Allemagne, France, Grande-Bretagne). S'il y avait eu un photographe dans les couloirs, il aurait été lynché. Et c'est tant mieux... Proposez un touriste avec Kodak à la main gauche et dollars dans la main droite à Soweto, Montréal-Nord, Hochelaga, Aubervilliers, Chelsea ou Gdansk, et il sera éconduit avec peu de candeur. Et c'est tant mieux. D'où mon propos.
Tout cela pour dire qu'Hochelaga et Montréal-Nord ne sont pas à être photographiés pour le fun. Oui les travailleurs de rue. Oui les bénévoles de l'aide locale. Oui les âmes bien nées... Mais pas de photos.
Quant aux quartiers de Soweto à visiter, selon le marketing de l'Office de tourisme de l'Afrique du Sud, ce sont malheureusement les dérives touristiques les plus en demande. Hormis, bien sûr, le bâillement des fauves chez Kruger, la dégustation de champagne chez Le Roux ou la visite du Cap chez Victoria et Alfred. Et croyez-moi, ce ne sont pas des travailleurs de rue qui sont les guides de Soweto...
Mon propos ne voulait pas non plus faire une analogie entre les quartiers un peu plus difficiles de Montréal et les bidonvilles de la planète. Il voulait plutôt déconseiller l'acceptation de photos prises aux dépens des mal-aimés. Et croire que les travailleurs de rue sont plus aptes à soutenir ces quartiers que les touristes en goguette.
Bonne adresse (mais chère)
Déjà que la Suisse, en matière d'hébergement, ne fait pas dans les prix doux, voici une adresse, quoique très unique, qui n'est pas économique pour le touriste curieux. Il s'agit de l'hôtel Palafitte, qui compte une quarantaine de pavillons — accessibles en bateau — montés sur pilotis au bord du rivage de Munroz ou sur le lac de Neufchâtel. C'est un cinq-étoiles qui se décline à partir d'environ 550 $ la nuit, en occupation accompagnée. Une mauvaise idée, histoire d'économiser? Se faire livrer de la pizza sur un des pavillons lacustres. Le refus sera cinglant. Forfaits au fil de l'eau et Vasco de Gama pour adoucir la note globale. www.palafitte.ch.
À lire, à voir, à écouter
- Un nouveau blogue sur le site Internet d'Ulysse. Signé par Anne Antomarchi, on y promet que ce blogue donnera aux lecteurs l'envie de connaître des lieux hors du commun, des paysages époustouflants, des expositions marquantes, des attraits étonnants ou des sites à l'architecture unique. Le titre du blogue est inspiré d'une citation de saint Augustin: «Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n'en lisent qu'une page.»
Pour en avoir lu la première page, disons qu'on s'attarde à Sainte-Lucie dans un portrait dithyrambique, au métro de Shanghai dans un portrait dithyrambique et au symbole de l'olivier avec l'olive comme témoin principal. http://blogues.guidesulysse.com/Le-monde-est-un-livre.
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Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.
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