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Ottawa - La non-capitale

Benoît Legault   19 juin 2010  Voyage
Une prison des plus sordides, où les exécutions sommaires se succédaient, est désormais une auberge de jeunesse vedette du réseau canadien de Hostelling International.
Photo : Benoit Legault
Une prison des plus sordides, où les exécutions sommaires se succédaient, est désormais une auberge de jeunesse vedette du réseau canadien de Hostelling International.
J'avais 17 ans la première fois que je suis allé à Ottawa. C'était mon tout premier voyage sans mes parents. J'ai fait du canot sur le canal Rideau, dormi à l'auberge de jeunesse située dans une ancienne prison, sorti dans des bars qui rockent et bluesent, et déjeuné dans un diner crasseux mais attachant de la rue Elgin. Je n'allais pas à Ottawa pour voir la capitale canadienne, j'y allais pour voyager, pour voir une autre grande ville. J'ai adoré son caractère anglais à l'os et country sur les bords. C'était si différent, presque exotique, et ça l'est encore. Le truc, c'est d'escamoter ce qui a le caractère propret et officiel de la capitale.

Ottawa — Ottawa est «la grande ville d'à côté». Le train met moins de 120 minutes pour franchir les 200 kilomètres qui séparent Montréal d'Ottawa. À peine le temps de lire Le Devoir et de manger un peu. Le dépaysement est pourtant très grand. «Une fois qu'on a gratté le vernis des édifices et musées de la capitale nationale, Ottawa est pour moi très proche de la mentalité de villes comme Edmonton et Winnipeg», explique Brent Czarnecki, avocat de Winnipeg et aussi président de Hostelling International-Canada, l'association des auberges de jeunesse reconnue mondialement.

C'est d'ailleurs à Ottawa qu'on trouve l'auberge de jeunesse à l'édifice le plus intéressant au Canada: l'auberge-prison du 75, rue Nicholas. Elle est située dans l'ancienne prison du comté de Carleton, où les exécutions étaient fréquentes durant la construction du canal Rideau, au XIXe siècle. Imaginez, le canal a été creusé au pic et à la pelle par des immigrés mal payés et désabusés!

De plus, Ottawa était à la base une ville de bûcherons... Au final, c'était une des villes les plus dangereuses en Amérique du Nord durant les décennies précédant la Confédération.

Pas besoin de gratter bien longtemps le lustre gouvernemental pour retrouver l'Ottawa prolétaire qui prend un coup, qui fait du bruit et qui rappelle les nuits d'autres époques et d'autres géographies. Ottawa brasse pas mal le soir, contrairement à la croyance populaire.

Outre les bars de quartiers et l'animation presque insensée du marché By, il y a des bars spécialisés à haut indice de popularité. Le Rainbow, le Barrymore's et le Château Lafayette ne sont pas des attraits touristiques mais des bars de caractère, légendaires, où on découvre la vraie nature des «Ottawans», une nature très portée sur le gros rock, le country, le bluegrass et le blues.

Cette nature se révèle peu dans les grands événements sponsorisés par le gouvernement fédéral. La vraie nature des gens d'Ottawa tape du pied dans ses festivals communautaires. Le meilleur exemple est le Cisco Ottawa Bluesfest qui attire chaque année plus de 300 000 spectateurs sur les Plaines Le Breton, à l'ouest du centre-ville (du 8 au 18 juillet cette année).

Les quartiers d'Ottawa n'ont pas autant de couleur que ceux de Montréal, mais ils demeurent intéressants et attirants. De plus en plus. «Vivre en ville est de plus en plus désirable. L'exode vers les banlieues est terminé pour les gens de mon âge. Les quartiers en périphérie du centre-ville bourgeonnent et changent très vite. Ces quartiers ne sont pas l'invention de promoteurs comme à Toronto, ils sont organiques et grandissent au rythme du retour à la ville des jeunes», explique Pam Provis, 27 ans, travailleuse communautaire et résidente du Westboro Village, un quartier de commerces, de bars et de restos cool et progressifs.

Des mutations

Westboro est un de ces quartiers périphériques où les Montréalais en visite ne vont pratiquement jamais, trop obnubilés qu'ils sont par le Parlement et les musées nationaux. Les quartiers Beechwood, New Edimburg et The Glebe vivent aussi des mutations qui méritent un détour et une visite.

Les zones ethniques sont également dynamiques. Le quartier italien est sur la rue Preston. Le quartier chinois sur Somerset. Comme tout ce qui est chinois, ce quartier grandit constamment et sera bientôt doté d'une grande porte d'entrée construite en partenariat avec nulle autre que Pékin elle-même. D'un quartier à l'autre, le vieux fond british d'Ottawa est présent — dans l'architecture et un art de vivre basé sur le respect de l'espace de l'autre.

Quand on fait le tour des quartiers à partir de l'ouest, on arrive éventuellement à ceux de la Côte-de-Sable et de la Basse-Ville, à nos propres racines, à la vie «canadienne-française» d'Ottawa, traditionnellement établie à l'est du canal Rideau.

Certes, les francophones de l'Ontario se sont forgé une identité franco-ontarienne, «ontaroise», à la suite de la montée du nationalisme québécois dans les années 1960, mais auparavant, ces francophones partageaient avec les Québécois ce destin de survivance «de la race» basé sur le catholicisme.

Le Règlement 17

Il est émouvant de remonter dans le temps jusqu'en 1916 et au Règlement 17 qui interdisait l'enseignement en français en Ontario. Sur les marches de l'école Guigues (159, rue Murray, près du marché By), des enseignantes et des mères brandissaient des aiguilles à chapeau, des rouleaux à pâte et des poêles en fonte pour repousser les policiers «anglais» venus appliquer ledit Règlement 17. L'histoire a retenu cet événement incroyable comme un des points tournants de la survivance du français à Ottawa et dans le reste de l'Ontario. Une plaque historique y souligne l'exploit...

Si les Québécois défendaient leurs droits linguistiques avec autant d'acharnement que les Franco-Ontariens, bien malin qui pourrait dire où en serait le Québec aujourd'hui sur le plan politique.

À Ottawa, les francophones ont longtemps été des porteurs d'eau. Aujourd'hui, la rivalité linguistique demeure, mais pour d'autres raisons. Certains anglophones font du ressentiment, car une personne bilingue (et les francos sont «automatiquement» bilingues) est avantagée sur le marché de l'emploi. Il ne faut pas hésiter à dire «Bonjour» à tout le monde pour voir s'ils parlent français, mais il ne faut pas toujours s'attendre à de larges sourires; c'est peut-être une expression de gêne, mieux vaut ne pas faire de procès d'intention. Au final, Ottawa demeure aujourd'hui un endroit extrêmement poli et civilisé.

Ottawa, c'est beau. Le canal Rideau est la signature visuelle et l'âme de la ville (et un site du Patrimoine mondial de l'UNESCO). Mais on oublie trop les charmes de la rivière et des chutes Rideau, là où cette rivière se jette dans la celle des Outaouais, à la manière de mini-chutes Niagara... Faire l'effort de retrouver mes yeux d'explorateur de 17 ans m'a permis de découvrir l'Ottawa authentique qui est caché sous les beautés de l'Ottawa capitale. Ottawa est maintenant pour moi une destination deux pour un!

***

En vrac

- Novotel: hôtel bilingue aux prestations impressionnantes pour son prix. www.novotelottawa.com.

- Les Suites: appartements de deux chambres au prix d'une. Très intéressant. www.les-suites.com.

- Arc The Hotel: hôtel-boutique indépendant à la déco fougueuse. www.arcthehotel.com.

- Restaurant amérindien Sweetgrass: voici une proposition gastronomique très originale. Un restaurant amérindien dont le plat incontournable est un succulent filet de bison. Presque tous les produits sont régionaux, ou ce sont des spécialités appréciables comme du faisan du Québec ou de la perchaude du lac Érié. Le tout est agrémenté d'une vaste gamme de vins et de bières... ou de tisanes amérindiennes. Décor et fond sonore alliant bien la sensibilité amérindienne à nos habitudes gastronomiques. Une expérience bien spéciale, en terrasse ou en salle (18, rue Murray, en marge du marché By).

- La pou-teen d'outre-Outaouais: Avant de se lancer à la conquête du monde, la poutine québécoise a d'abord débarqué à Ottawa, où elle fait un malheur... au point d'être presque considérée aujourd'hui comme une spécialité locale. Parfois déclinées sur de grosses frites à l'anglaise, les poutines d'Ottawa sont servies par des popotes roulantes, des chipwagons sympathiques au rapport calories-prix imbattable.

- Marches hantées d'Ottawa: tournées guidées des secteurs les plus sinistres et sordides de l'histoire d'Ottawa. Une tournée fait la visite spécifique de la vieille prison devenue auberge de jeunesse. Attention: l'échafaud pétrifie les âmes normales et siphonne complètement les âmes sensibles. www.hauntedwalk.com.

- Muséoparc Vanier: musée communautaire dédié à la francophonie de l'Ontario, dans le parc Richelieu de Vanier. www.museoparc.ca.

- Musée Bytown: musée consacré à Ottawa... avant que la ville s'appelle Ottawa; à côté des écluses d'entrée du canal Rideau. www.bytownmuseum.ca.

- Renseignements: Tourisme Ottawa: 1 800 363-4465, tourismeottawa.ca.

***

Une ville aux déplacements ultra-faciles

Se déplacer dans l'Ottawa non-capitale fait partie du plaisir qu'on trouve à le découvrir. Il y a les grands classiques qui font rêver le monde entier: balades en canot, en kayak et en patins l'hiver sur le canal Rideau. Mais il y a aussi le vélo et les transports collectifs qui enchantent l'explorateur du dimanche.

Ottawa est beaucoup, beaucoup plus petit et moins encombré de voitures que Montréal. Il y a énormément de pistes cyclables et d'artères à sens unique où on pédale en se sentant en sécurité. Les automobilistes d'Ottawa sont respectueux des cyclistes, et les cyclistes se respectent et suivent davantage le code de la route que les Montréalais. Et la chaussée est en meilleur état. Bref, on peut y relaxer sur une bécane, même en ville.

En quatre ou cinq heures, on a le temps de faire le tour des quartiers intéressants, de Westboro Village à New Edimburgh. Les rues sont à angle droit et il est difficile de se perdre. Et quand on arrive à se perdre un peu, dans les culs-de-sac et les petites rues, on fait souvent les plus belles découvertes architecturales et les rencontres les plus sympathiques de la balade...

À noter que le casque est obligatoire en Ontario pour les cyclistes de moins de 18 ans. Par ailleurs, les voleurs de vélos sont actifs à Ottawa. Un vélo non cadenassé dans les secteurs touristiques se fait voler généralement en moins de 10 minutes, selon des tests récents menés par la police locale.

Le bus au max

Ottawa n'a pas de métro ni de tramways légers, mais l'autobus y est utilisé à pleine capacité. Des grands bus articulés sur des voies réservées transportent efficacement les travailleurs au centre-ville où de grandes artères (les rues Albert et Slater) servent de débarcadères géants — le matin, c'est un bal de véhicules assez impressionnant... qui peut tourner au cauchemar quand il pleut et surtout quand il neige. C'est pourquoi Ottawa songe à la construction d'un tunnel sous le centre-ville pour les autobus ou des tramways éventuels.

Mais pour un touriste, prendre des bus le week-end se fait comme un charme. Les véhicules sont ponctuels, climatisés et assez fréquents. Des bus vont directement à la gare de VIA Rail et à l'aéroport par des voies réservées. C'est vraiment remarquable. Il faut juste faire l'effort initial de comprendre le système.

- Rentabike: location de vélos de bonne qualité, situé sous le pont Plaza, tout près du Château Laurier. www.rentabike.ca.

- OC Transpo: le réseau de transport collectif de la région d'Ottawa. www.octranspo.com.

***

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  • François Dugal - Abonné
    19 juin 2010 10 h 31
    By Town
    Ottawa, la non-capitale du non-pays. Pour la visiter, il faut parler anglais.
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  •  
  • Alain Deloin - Inscrit
    19 juin 2010 14 h 37
    @ Francois Dugal... Vous racontez n'importe quoi !
    On voit que vous n'avez pas du y mettre les pieds très souvent. Ou alors ca remonte au début du siècle dernier. Et vous avez du y arriver avec des œillères...

    Je n'ai pas grand-chose à ajouter à ce portrait, la ville est très attachante, j'y habite depuis 11 ans, après près de 2 ans à Montréal. J'aurais du mal à aller vivre ailleurs au Canada. Au point de continuer à y demeurer aujourd’hui alors que je travaille dans la région de Toronto. C'est précisément le bilinguisme en son centre, les Franco-Ontariens, la valse des Québécois et des Ontariens qui traversent les ponts dans les deux sens (Alexandra est mon préféré), qui enrichissent sa vie et font tout son charme. Il y'a aussi le calme, un certain savoir vivre, une courtoisie naturelle. L'accès à tous les biens culturels aussi: théâtre français, anglais, concerts classique, opéra,... sans faire la queue comme dans les villes françaises de même taille, un art de vivre "outdoor" même en plein hiver, grâce au canal Rideau ou au parc de la Gatineau, ou on skie abondamment, même la nuit après le travail (~180 km de pistes damées pour tous types de ski de fond) .... Ottawa se visite à vélo, sur ses longues pistes cyclables indépendantes tout autour de la ville, ou le long des rivières et du canal. Le réseau est connecté à celui de Gatineau. Le Marché By, Westboro, le Glebe, Sandy Hill, New Edimburgh, les grandes demeures de Rockliffe et sa falaise sur la rivière, … valent définitivement le détour.
    Il y’a ici comme un paradis perdu. Qui commence à l’aéroport YOW. Les plus anciens venus de France évoquent Orly ou Nice des années 60. Ceux qui ont déjà atterri à Charles de Gaulle comprendront: nous sommes ici plus proches de la civilisation.
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  •  
  • Marc Tremblay - Inscrit
    20 juin 2010 10 h 29
    Ottawa, capitale d'un autre pays
    Il est indéniable qu'Ottawa offre une qualité de vie supérieure à celle de d'autres villes de même taille, incluant Québec. Elle n'en demeure pas moins une ville anglophone "à l'os", comme l'écrit l'auteur de l'article Benoît Legault.

    J'aime bien y séjourner, mais je ne m'y sens pas chez moi. Ma capotale, c'est Québec, malgré tous ses défauts.
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  •  
  • Olivier Roy-Baillargeon - Inscrit
    20 juin 2010 14 h 17
    Quel beau portrait!
    Intimiste, impressionniste, réaliste et historiquement appuyé, ce portrait semble avoir été rédigé par un résidant bien plus que par un jeune homme qui revenait à Ottawa pour la première fois depuis ses 17 ans. M. Legault, recevez toutes mes plus sincères félicitations : je réside en Outaouais depuis maintenant quatre ans et j'ai reconnu ma ville d'attache dans votre tour d'horizon comme jamais je ne l'avais reconnue auparavant.

    Les envolées lyriques de M. Deloin soulignent un élément à mon avis irréfutable qui fait le charme de l'Outaouais urbain : la qualité de vie à laquelle on y a accès, comme M. Tremblay l'a aussi relevé.
    Toutefois, bien que j'adore demeurer, étudier, travailler, me divertir et me déplacer dans ma région d'adoption, je suis originaire de Limoilou, à Québec, et j'y sens encore un attachement très fort, tant du point de vue identitaire que politique. Québec est effectivement "ma" capitale, la capitale de "mon" pays -- malgré ses défauts, comme M. Tremblay l'a aussi écrit.

    Quant à l'anglophonie/francophonie ottavienne, je crois que les recensements de Statistique Canada donnent partiellement raison aux détracteurs modérés du relatif unilinguisme (anglophone) de la ville, mais écrire, comme l'a presque fait M. Dugal, qu'un unilingue francophone en visite à Ottawa se retrouverait dans la même situation que Bill Murray à Tokyo dans Lost in Translation est selon moi un raccourci simpliste et mensonger. Nombre de francophones (bilingues) que je connais et côtoie tiennent mordicus à y être servis en français et y parviennent presque à tout coup, particulièrement dans le centre et l'est de la ville.

    Questionnons-nous toutefois sur la légitimité de notre injonction à y être servis en français partout et tout le temps en renversant les polarités : un anglophone serait-il véritablement en droit de s'attendre à un tel traitement à Montréal, autre ville bilingue (dans les faits), et de se plaindre de n
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  • Alain Deloin - Inscrit
    20 juin 2010 20 h 56
    Nous sommes d'accord..
    Après c'est une question de choix personnels, qui se respectent tout à fait.

    Les statistiques ne rendent pas compte du bilinguisme, au moins chez les gens éduqués et dans la fonction publique (mais pas seulement), ni la répartition géographique: la ville s’étend sur plus de 50 km d’Orléans à Kanata.

    Personnellement je me sens chez moi partout au Canada, sauf peut-être au milieu des asiatiques du côté de Markham (j’ai pris soin de m'installer dans le vieux village).
    On ne peut pas reprocher à une ville canadienne d'être anglophone "à l'os". D'une certaine façon Montréal est aussi anglophone et pourtant c'est chez vous.
    enfin on n'a pas fait 8 heures d'avion pour retrouver les "mêmes". Cet accès aux deux langues et aux deux cultures "fondatrices" et à leurs héritages respectifs (qui se noient peu à peu sous le flot des immigrants) est un privilège qui n’existe pas chez nous.
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    21 juin 2010 21 h 14
    Le reglement 17
    Oui le fameux règlement 17 qui rendait le français langue non-gratta. Quel similitude avec la loi 101, avec l'exception que près de 60 ans d'évolution ont passé.

    Le règlement 17 a été aboli, à quand l'abolition de la maudite loi 101?
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  • Sylvie Brodeur - Abonnée
    22 juin 2010 12 h 46
    @Jamais un Québec pays
    «Le règlement 17 a été aboli, à quand l'abolition de la maudite loi 101?»

    ... j'imagine qu'elle sera abolie lorsque le Québec sera un pays et qu'il aura une Constitution à son image,
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  •  
  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    28 juin 2010 10 h 16
    Le ridicule ne tue pas...
    L'auteur de l'article a écrit: "Si les Québécois défendaient leurs droits linguistiques avec autant d'acharnement que les Franco-Ontariens, bien malin qui pourrait dire où en serait le Québec aujourd'hui sur le plan politique.". Premièrement, leur acharnement ne les empêchent pas de s'anglicisez à la vitesse grand V, comme tous les autres Franco, partout ailleurs dans le ROC, tel que le démontre... Statistiques Canada. Peut-être pas à Ottawa, qui jouit d'un statut particulier, mais partout ailleurs.

    Deux choses expliquent, en partie, que les Québécois n'aient pas le même acharnement: premièrement on est majoritaire sur notre territoire, deuxièmement, plusieurs se sentent (à tort) protégés par la loi 101: les luttes appartiendraient au passé, puisqu'elles ont été gagné.

    C'est sür que quand on a le dos cloué au mur on se débat: on a qu'à penser à l'höpital Mont-Fort, aux Acadiens qui se battent présentement pour que la capitale du N.-B. soit davantage bilingue. Vous voulez nous dire, M. Legault, que c'est ça notre avenir? C'est ça, avançons en arrière!

    Notre avenir, à mon avis, c'est d'avoir notre pays et de cesser de nous battre pour des choses aussi "basic": y tant d'autres choses à faire...
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