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    La route Montréal-New York - En avion, en autocar, en train ou en voiture?

    10 octobre 2009 |Benoît Legault | Voyage
    Ce texte a été réécrit avec des informations plus récentes le 7 décembre 2013. A lire ici.
    570 kilomètres séparent Manhattan de Montréal, et pourtant, ça semble bien plus. Aller à Toronto, à peine plus proche (530 km), est nettement plus facile. Voici quelques trucs pour faciliter le transport vers la Grosse Pomme en auto, en avion, en train et en bus.

    New York — Aller à New York en voiture est rapide, agréable et peu coûteux... jusqu'aux frontières de la ville. Bien sûr, entrer dans New York peut être pénible et le stationnement est très cher dans les hôtels, mais voici deux possibilités...
    • Rouler jusqu'à Albany (capitale de l'État, à 200 km de New York); laisser la voiture dans le stationnement sécuritaire de la gare Amtrak (pour environ 10 $US par jour); et prendre le train vers Manhattan (plusieurs départs par jour vers la gare Penn Station, proche de Times Square — deux heures et demie de trajet, avec retards fréquents d'environ 30 minutes, pour 36 $US).
    • Rouler jusqu'à la ville de White Plains (au bord de l'autoroute 87, à seulement 25 km au nord de New York); laisser la voiture dans le stationnement étagé bien surveillé (9,75 $US par jour), qui est littéralement à deux pas de la gare des trains de banlieue; départs toutes les 30 minutes environ, pour 7,25 $US, ou 9,75 $US aux heures de pointe — le trajet prend de 25 à 45 minutes selon l'express ou la run de lait) vers la gare Grand Central Station, dans le coeur de Midtown East, près de l'Empire State Building.
    L'avion, via Toronto

    L'avion coûte cher (les tarifs réguliers aller-retour frisent les 900 $ avec les taxes) car la demande est nettement plus grande que l'offre sur les liaisons Montréal-New York; surveillez néanmoins les tarifs réduits (entre 250 $ et 500 $), notamment sur des sites comme CheapFlights.ca.

    On peut utiliser des milles Aéroplan — il en faut un minimum de 15 000 —, ce qui est une aubaine relative en comparaison des prix en argent exigés; il faut réserver bien à l'avance pour obtenir ce « tarif ». À noter: les réservations Aéroplan font souvent transiter les Montréalais par Toronto, et même Ottawa. Le trajet de 90 minutes gonfle alors à environ quatre heures...

    Tant qu'à passer par Toronto, on peut aussi prendre Porter Airlines et faire Québec ou Montréal-Toronto-New York (quatre à sept vols par jour), quand le prix est très intéressant, ce qui arrive régulièrement.

    Même à prix régulier, les tarifs de Porter se comparent souvent avantageusement aux tarifs réduits des grandes lignes aériennes; aussi, ses petits avions à hélices, ses agents de bord stylés et ses installations portuaires sympathiques sont très appréciés.

    Il y a d'autres options aériennes, plus baroques mais néanmoins valables, comme de prendre Allegiant Air depuis l'aéroport de Plattsburgh (New York), ou Jet Blue, ou encore Air Tran depuis l'aéroport de Burlington (Vermont). Le stationnement est gratuit dans ces aéroports et les tarifs aériens y sont parfois très bas.

    Toutefois, on peut se demander si le fait de conduire et de traverser la frontière en voiture, puis de se taper les formalités d'un voyage aérien et faire le trajet vers Manhattan depuis un aéroport, ce n'est pas au final presque aussi long et certainement aussi fatiguant que de prendre l'autocar ou le train.

    Un autre bon plan consiste à faire des recherches de forfaits avion-hôtel sur Expedia.ca et d'autres sites de forfaits-voyages à rabais; on pourrait avoir de belles surprises.

    Ainsi, deux personnes peuvent parfois payer aussi peu que 1000 $ pour deux vols aller-retour et deux nuits d'hôtel en occupation double à Manhattan.

    Le train: beau, long, pas cher

    Il n'y a qu'un seul train par jour, l'Adirondack, par une seule compagnie, Amtrak. Départ le matin depuis Montréal ou New York et arrivée en soirée. Le tarif aller simple est incroyablement bas pour un trajet ferroviaire: 69 $US (62 $US pour certains billets achetés à l'avance et réduction de 10 % pour les membres CAA, qui paient donc aussi peu que 56 $US!). Par contre, le trajet est incroyablement long: 11 heures (et retards fréquents).

    C'est toutefois bien endurable pour plusieurs raisons: on a vraiment beaucoup de place, des prises électriques permettent de travailler ou de se divertir pendant le trajet (pas d'Internet, cependant), le personnel d'Amtrak est en général plutôt jovial, le rail longe de nombreux plans d'eau et le magnifique fleuve Hudson (au départ de Montréal, mieux vaut s'asseoir du côté gauche des wagons pour être aux premières loges de ces beautés naturelles), et ce sont les douaniers qui montent dans le train (les passagers sont interrogés à leur siège), ce qui est nettement plus agréable que de devoir descendre avec tous ses bagages dans la salle d'inspection douanière, comme c'est le cas pour les passagers des autocars.

    En outre, lors des « grands retours de masse » comme les soirs qui marquent la fin des longs week-ends, le train n'est pas coincé dans la cohue du poste des douanes proches de Lacolle en arrivant de l'Interstate 87.

    L'autocar et Albany

    L'autocar est le moyen de transport sur New York pour de très nombreux jeunes Québécois qui adorent s'éclater les week-ends dans Gotham City. Très souvent, ils prennent l'autocar de nuit, plus rapide (aucun embouteillage et pas d'arrêts dans de petites villes de l'État de New York), et ils arrivent à Manhattan au lever du jour, ce qui apporte une sensation bizarre de décalage horaire artificiel... De nuit ou de jour, mieux vaut se munir de bouche-oreilles car la prolifération des téléphones et autres appareils portables rend les trains et surtout les autocars souvent cacophoniques.

    Autrement, l'avantage clé de l'autocar est la flexibilité de ses horaires: plusieurs départs par jour, pas besoin de réservation et aucuns frais d'annulation (durée moyenne des trajets: huit heures et demie).

    De plus, les nouveaux autocars Greyhound (fabriqués par le constructeur québécois Prévost) ont de jolis sièges de tissu bleu royal, plus d'espace qu'avant pour les jambes, l'Internet sans fil gratuit, des prises de courant, une douceur de roulement et un silence remarquables.

    Notons toutefois que le personnel d'Adirondack Trailways est, en règle générale, plus sympathique que celui de Greyhound; ce sont les deux compagnies d'autocars qui relient New York et Montréal à des prix identiques: 159 $ aller-retour (139 $ pour les billets achetés trois jours à l'avance). Entre Montréal et New York, les autocars font tous au moins un arrêt à Albany. La gare des autocars y est plutôt glauque — comme la plupart des gares d'autocars aux États-Unis — et la ville semble morte dans ce secteur limitrophe au centre-ville. C'est un leurre: la capitale de l'Empire State est une ville qui scintille d'activités, de musées et d'une architecture futuriste des années 1960.

    Soulignons que l'arrêt en autocar aux postes frontaliers est très pénible — descendre avec tous les bagages et attendre de reprendre l'autocar dans une salle exiguë, parfois très longtemps, incite beaucoup de gens à se dire: «Plus jamais!»
     
     
     
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