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Quand voyager en avion devient un sport extrême

Cinq sociétés aériennes scrutées à la loupe

Philippe Mollé   29 mars 2008  Voyage
La compagnie aérienne Cathay Pacific obtient la note la plus satisfaisante. À bord, le service est discret et de grande qualité: on vous appelle même par votre nom de famille.
Photo : Agence France-Presse
La compagnie aérienne Cathay Pacific obtient la note la plus satisfaisante. À bord, le service est discret et de grande qualité: on vous appelle même par votre nom de famille.
J'avais envie depuis longtemps de comparer la qualité des services proposés en classe économique par cinq transporteurs aériens. Le résultat ne laisse planer aucun doute: en économique, il vaut mieux voyager en Asie que n'importe où en Europe ou en Amérique du Nord. On le sait, le service fait partie intégrante des moeurs de l'Asie, mais c'est autre chose de découvrir à quel point. Le voyage et la culture d'un pays ne commencent-ils pas à bord des avions des compagnies aériennes? La base de ce qui devrait être le service fait souvent défaut, et il est facile de comparer le service qu'on offre à bord à celui d'un grand hôtel ou d'une chaîne.

Puisque les voyageurs passent de nombreuses heures de vol à attendre, la qualité du service et de la nourriture à bord devraient être un critère fondamental pour les sociétés aériennes. Ce n'est toutefois pas le cas pour les compagnies américaines, qui se soucient peu des repas servis à bord et qui, au mieux, servent des repas sans intérêt. Notre compagnie nationale fait bien piètre figure si on la compare à Cathay Pacific ou à ANA, société d'aviation japonaise. Pour un prix identique, il vaut mieux voyager de Montréal à Tokyo en passant par Chicago ou Washington et en transférant sur ANA, malgré les douanes américaines, que de se retrouver avec Air Canada à Toronto Pearson à 11h45, sans correspondance possible avant 17h le lendemain en raison du retard de l'avion.

Les critères

Il m'aura fallu plus d'un an de voyages pour analyser les critères comparatifs lors de deux voyages sur chacune des compagnies. La durée du vol devait être de sept à treize heures au maximum, et le prix payé sensiblement le même. L'évaluation débutait au comptoir et se terminait à l'arrivée, lors de la récupération des bagages.

Un critère de premier ordre, néanmoins rassurant pour toutes les sociétés aériennes, est celui de la sécurité à bord. La note finale porte sur vingt points et comprend l'enregistrement au comptoir et les renseignements fournis, l'accueil et la disponibilité de journaux ou de magazines (cinq points); l'éthique de présentation (coiffure, habillement, langage à bord, etc.) et le service direct, c'est-à-dire les apéritifs, la qualité et le choix des repas, les attentions spéciales, la disponibilité entre les services, l'appel du personnel de bord aux sièges, etc. (dix points); enfin, l'ensemble de l'organisation, les renseignements sur les correspondances et la récupération des bagages, la propreté des toilettes et le service d'achat à bord (cinq points).

L'art de vivre et de bien voyager

- Cathay Pacific. Voyage en Asie: vols Toronto-Hong Kong et Hong Kong-New York: 18 sur 20.

Dès l'enregistrement, on vous prend en charge au comptoir: sourires et choix de sièges disponibles sont offerts. À bord de l'avion, avant le décollage, on offre serviette chaude, journaux en anglais ou en chinois, magazines uniquement en anglais et films disponibles en cinq langues, y compris le français. Note: 4,5 sur 5.

Tout le personnel à bord change au moins trois fois de costume au cours du voyage, les cheveux sont attachés en chignons ou coupés courts, les boucles d'oreilles sont courtes à l'oreille et discrètes et les ongles sont propres. On communique en anglais et en chinois et, lorsque vous appelez, le temps de réponse est d'environ 30 secondes. Un apéritif est proposé et resservi sur demande avant le repas. On propose un très bon choix de trois repas de type asiatique et continental, photos à l'appui. Le repas est servi chaud, avec vin et thé à volonté.

Divers repas et collations sont offerts durant le vol, de même qu'un petit-déjeuner asiatique ou continental. Service discret de grande qualité: on vous appelle même par votre nom de famille. Les serviettes chaudes sont offertes à différents moments. À souligner: j'ai pu obtenir un café cappuccino, bien qu'il soit réservé à la classe affaires. Rien à redire sur la présentation et la qualité des mets offerts. Pendant le vol, disponibilité de fruits et de croustilles, l'eau et les jus étant offerts à volonté. Note: 9 sur 10. Tout est très organisé et le personnel de bord est disponible pour vous indiquer, s'il y a lieu, votre correspondance et votre satellite d'enregistrement. À la toute fin, à la récupération des bagages, le personnel valide avec vous la réception des bagages. Toilettes impeccables en tout temps. Service d'achat à bord. Note: 4,5 sur 5.

Rigueur et qualité

- ANA, société d'aviation japonaise. Vols Montréal-États-Unis et Tokyo-Montréal: 17,5 sur 20.

On ne peut pas passer sous silence le fait qu'il faille passer les douanes américaines à Montréal et que cela ajoute du stress aux voyageurs avant d'arriver aux États-Unis. ANA ne se rend pas à Montréal et c'est bien dommage car la qualité de l'accueil au comptoir serait un bon modèle à imiter. Plus encore, au Japon, le personnel de comptoir quitte sa place pour venir au-devant des clients. Un choix de places est possible malgré le fait que les Japonais n'aiment pas changer les règles établies.

À bord, aucune revue ni journal en français mais une multitude de journaux en japonais. Dès que vous êtes assis, on vous apporte une serviette chaude et votre hôtesse vient vous saluer. Tout comme chez Cathay, le personnel est distingué, a les cheveux attachés, ne présente pas de signe extravagant et change de costume pendant le vol. Le programme télé et vidéo est disponible en français. On communique en japonais, en anglais et en espagnol. Note: 4,5 points.

À l'apéritif, on offre un grand choix sans restrictions. Du côté des repas, la dynamique est grande puisqu'on propose une photo des plats principaux. La copie est conforme et les repas, de grande qualité, sont servis chauds. Pendant le vol, le personnel offre de l'eau et du thé à maintes reprises sans qu'on ait à le demander. Temps de réaction à l'appel: 30 secondes. Les collations ou le petit-déjeuner sont copieux sur ANA et des fruits et des barres tendres au soya sont offerts à l'occasion. Pour les repas, les crevettes sont parfaitement cuites et le boeuf demeure croustillant plutôt que bouilli. Des serviettes humides sont proposées à divers moments et le service est égal d'une destination à une autre. Comment font-ils pour réussir là où les autres échouent? Note: 8,5 sur 10.

Avant l'arrivée, on vous renseigne sur les correspondances possibles et sur le fait que l'aéroport Narita est un endroit pour non-fumeurs. Surprise de taille: à l'arrivée, mes bagages sont déjà sur un chariot et identifiés à mon nom... Et n'oubliez pas, nous sommes en classe économique! Excellente organisation du début à la fin: un rêve. Toilettes impeccables et constamment nettoyées. Service d'achat à bord. Note: 4,5 sur 5.

Le meilleur en Europe

- Swiss. Vols Montréal-Zurich et Amsterdam-Montréal: 15,5 sur 20.

À l'enregistrement à Montréal, les bagages sont pris en charge, et même si les miens dépassaient de trois kilos le poids permis par le transporteur, on a toléré l'excédent sans frais supplémentaires. Selon les destinations, l'accueil en français peut parfois être difficile à obtenir, mais en général, les agents de bord parlent tous au moins trois langues. Peu de revues ou de magazines en français offerts, surtout au retour d'Amsterdam. À bord, le personnel est distingué et les cheveux sont toujours attachés. Films offerts en plusieurs langues, dont le français. Pas de serviettes chaudes cette fois-ci, et l'apéritif est proposé rapidement sans possibilité d'une deuxième tournée. Note: 3,5 sur 5.

En matière de nourriture, on vous explique qu'il peut manquer un plat ou un autre parmi ceux proposés. Toutefois, fait intéressant, on offre des spécialités culinaires de différentes régions de la Suisse à découvrir. Le repas est bien équilibré et, même si la viande est trop cuite au départ de Montréal, le repas au retour d'Amsterdam s'est avéré meilleur et plus complet. On offre de l'eau, mais il faut néanmoins en demander et insister pour en obtenir plus. Il a fallu trois minutes pour qu'un agent réponde à ma demande de remplacer un verre tombé de façon malencontreuse. Ni fruits, ni barres tendres, ni autres encas offerts. Le petit-déjeuner servi est assez ordinaire et standard. Le personnel est courtois et attentionné mais ne va jamais au-devant du client. Note: 8 sur 10.

Avant l'arrivée, on indique sur vidéo les correspondances et les terminaux ainsi que la façon de récupérer les bagages. Plus rien à voir avec l'Asie: nous sommes en Europe et chacun doit se débrouiller. Cependant, il y a à Zurich une facilité de récupération des bagages, comme au retour à Montréal. Toilettes correctes et nettoyées de façon irrégulière. Service d'achat à bord. Note: 4/5 sur 5.

L'inconstance

- Air France. Vols Montréal-Paris et Paris-Los Angeles: 14 sur 20.

L'enregistrement des bagages chez Air France est comme le reste: irrégulier et inconstant. Parfois, cela peut être difficile, tant à Montréal qu'à Paris. Le personnel d'accueil, tout comme le personnel de bord, n'agit jamais de la même façon. Le personnel est en général très présentable, mais là encore, aucune constance dans l'éthique de présentation. Cheveux pas toujours attachés et apparats vestimentaires parfois très présents. Revues disponibles en français et en anglais, choix de films en diverses langues. Note: 3,5 sur 5.

Air France se targue haut et fort d'être la seule compagnie aérienne à offrir du champagne en classe économique. Or il se trouve que sur trois vols effectués avec ce transporteur, il n'en restait plus. L'apéritif a déjà été escamoté, m'a-t-on dit, faute de temps.

Les repas proposés varient d'une destination à l'autre, tant pour la qualité que pour le choix. Le pain, fierté des Français, est souvent négligé et de mauvaise qualité, tout comme les croissants, réchauffés au four vapeur et qui deviennent mous. Les repas sont souvent meilleurs lorsqu'ils proviennent d'Europe que de chez nous. Une seule petite serviette chaude a été offerte. Le temps de réponse à l'appel s'est élevé à sept minutes. Par contre, on offre le digestif. À noter aussi, tout comme chez Swiss, la participation de certains chefs qui apportent touches et recettes parfois bien éloignées de l'original. Note: 7 sur 10.

Pas de fruits proposés entre les repas, et il faut insister pour avoir de l'eau ou des boissons entre les services. À l'arrivée, on annonce sur vidéo la façon de récupérer les bagages, ce qui, dans bien des cas, devient un sport de combat à Paris. Toilettes nettoyées de façon irrégulière. Service d'achat à bord disponible. Note: 3,5 sur 5.

Le désastre

- Air Canada. Vols Montréal-Paris et Montréal-Vancouver: 11 sur 20.

Mes points Aéroplan témoignent du nombre de vols effectués par nécessité — et non par choix — avec Air Canada, notre transporteur national. Le dernier vol, dont je ne parlerai pas, a été une catastrophe à tout point de vue et m'a obligé à revenir en voiture de Toronto à Montréal. À Dorval, l'accueil au comptoir d'Air Canada peut, tout comme chez Air France, être stressant, surtout pour une personne âgée.

D'office, on vous parle en anglais et il faut insister pour être servi en français. Ailleurs, il faut carrément oublier la langue de Molière, y compris sur certains vols entre Toronto et Montréal. L'éthique de présentation est aussi discutable puisqu'on se permet même de répondre en mâchant de la gomme. Les cheveux ne sont pas toujours attachés et les apparats vestimentaires et décoratifs non réglementaires sont discutables. À bord, la plupart des revues et des journaux sont en anglais, sauf sur les vols avec l'Europe. Note: 3 sur 5.

Sur les longs-courriers, on offre l'apéritif et, en général, un choix de repas satisfaisant. Manque de chance: deux fois sur trois, et même en début de service, je me suis retrouvé avec du poulet sans aucun autre choix possible. Aucune attention n'est apportée à l'assiette, sans compter que le produit est souvent trop cuit. M'étant documenté à la source, cela signifie que les agents de bord font chauffer les fours trop tôt sans tenir compte des aléas de départ ou des retards. Rien de régional non plus dans le choix des plats, et rien qui permette au voyageur de vivre en vol une expérience gastronomique. On mange pour s'alimenter, un point, c'est tout.

En matière de sourires, il faudra repasser: les employés ont tous l'air de considérer leur travail comme «une job» plutôt que comme une véritable carrière. Il m'a fallu 17 minutes pour obtenir de l'eau. Pour toute réponse, l'hôtesse m'a dit que si le service n'était pas assez rapide, je n'avais qu'à formuler une plainte. Au moins, voilà une chose qui est claire. Aucune collation disponible entre deux services. Note: 4,5 sur 10.

Du côté de l'organisation et des bagages, cela varie selon le lieu d'arrivée. On ne prévoit pas du personnel d'Air Canada sur place à Paris, et nous savons tous comment arrivent les bagages à Charles-de-Gaulle... Toilettes nettoyées de façon occasionnelle. Service d'achat à bord. Note: 3,5 sur 5.



Conclusions

Dans le cadre de ces comparaisons, j'ai volontairement omis le confort des sièges et les services de vidéos et de films fournis sur grand écran ou sur petit écran individuel. Les sociétés asiatiques font énormément d'efforts et travaillent sans cesse. Attention: n'allez pas croire que le personnel de bord des transporteurs asiatiques est plus nombreux pour mener les tâches à bien. Ce n'est pas toujours le cas et, parfois, on compte même moins d'employés.

Tout comme dans un restaurant ou dans un hôtel, l'organisation part de la base et du chef, soit, ici, le responsable du vol. Les principes sont établis au préalable, mais pourquoi se vanter d'être la seule compagnie à offrir du champagne en vol si cette boisson n'est pas disponible? Comme on le fait pour tout inventaire, il suffirait de valider et d'examiner le bar et la marchandise livrée.

Si les sociétés sont bien formées sur le plan de la sécurité, elles le sont moins en matière de qualité de service. En restant au moins cinq heures figé dans son siège, il est facile pour le passager d'examiner les défauts et de valider les qualités d'un bon service. Comment un personnel de bord représentant une compagnie nationale peut-il vous entretenir en ruminant de la gomme à mâcher? Comment peut-on répondre à un appel après huit minutes? Personne, sauf en première classe, ne prépare quoi que ce soit. En fait, le personnel se limite à servir, ni plus ni moins, comme le ferait n'importe quel serveur dans un restaurant.

Et le problème est identique à celui d'un restaurant: l'inconstance sur un vol par rapport à un autre vol de la même société. Que dire de la nourriture trop cuite parce que l'équipage a commencé à la faire chauffer trop tôt, souvent avant le décollage? L'attitude hautaine que peuvent prendre certains membres d'équipage à l'endroit des passagers en classe économique est inacceptable.

Par contre, les passagers doivent eux aussi respecter l'équipage et ne pas considérer le personnel comme des domestiques à bord. D'accord aussi pour punir les mauvais passagers qui abusent et qui pourraient se voir interdire un autre vol pendant un certain temps ou, en cas de récidive, être interdits de séjour sur certaines lignes aériennes. Toutefois, après avoir payé, un passager a le droit de s'attendre à ce qu'une compagnie qui se respecte joue son rôle jusqu'à la fin, notamment lors d'un retard ou d'un transfert manqué. Parfois, voyager peut se transformer en sport extrême.

***

Philippe Mollé est conseiller en alimentation.

On peut l'entendre tous les samedis matin, à l'émission de Joël Le Bigot, Samedi et rien d'autre, à la Première Chaîne de Radio-Canada.
La compagnie aérienne Cathay Pacific obtient la note la plus satisfaisante. À bord, le service est discret et de grande qualité: on vous appelle même par votre nom de famille. Chez la société d’aviation japonaise ANA, on communique avec le passager en japonais, en anglais et en espagnol.
 
 
 
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  • Hubert Lavigne - Inscrit
    29 mars 2008 16 h 59
    Et que dire des compagnies américaines!!!!
    Je reviens d'un vol extrêmement désagréable avec Ammerican Airlines vers l'ouest américain; quel service pourri!! sièges en mauvais états, aucune nourriture à moins de payer pour des insanités, peu de courtoisie des préposés; suite à l'annulation d'un vol, on nous a laisser à nous même pour se trouver un hôtel et un vol de retour; les bagages considérablement endommagés et se fout complètement de mes réclamations. C'est infernal; je donnerais au maximum 7 sur 20..

    Hubert Lavigne
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  • Yves Gariépy - Inscrit
    29 mars 2008 18 h 27
    Voyager de Québec
    J'ai lu votre description du sport extrême que constitue le voyage en avion. Je suis parfaitement du même avis quant au désastre que nous propose Air Canada et aux variations de qualité chez Air Françe. Depuis quelques années,nous pouvons aller partout dans le monde avec Continental qui part de Québec pour Newark et ensuite pour des centaines de villes, Barcelone par exemple. Pourquoi passer par Montréal ou Toronto si on n'est pas masochiste ? Peut-être pour essayer Swiss, mais sûrement pas pour se faire parler en français. Je regrette que vous n'ayez point commenté le confort et la dimensions des sièges. C'est devenu pour moi un des plus importants critères de choix pour les vols de longue durée.
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  • Dmarquis - Abonné
    30 mars 2008 08 h 30
    Une très bonne synthèse et investigation ...
    Très bon article! Pour avoir voyagé en Asie, notamment en Chine via LA-HK, Cathy Pacific est une classe à part ...
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  • J.A. Michel BORNAIS - Inscrit
    30 mars 2008 14 h 46
    Chapeau pour Thaï International
    Je suis un voyageur compréhensif, mais observateur critique en regard de la qualité du service offert par les transporteurs aériens. Mon étoile d'or va à Thaï International lors d'un vol entre Osaka et Manille en octobre 97 et en classe économique s.v.p.

    Lors du service de repas, l'hôtesse a omis notre siège sans nous offrir de vin à mon épouse et moi. Quelques minutes plus tard, un agent de bord parlant un français impeccable est venu nous informer qu'il ferait le service pour nous dès qu'il serait libre.

    J'ai toujours l'habitude de saluer le personnel en français et aussi en anglais, quand je monte à bord d'un vol --- même avec Air France... qui nous accueillait en anglais à Montréal en juillet 2000 pour un vol vers Paris.

    Ce petit détail n'avait pas échappé au personnel de Thaï. Nous étions les deux seuls occidentaux sur ce Boeing-767.
    Ça c'est être attentif.

    Les agent(e)s de bord avaient aussi de dissimulé dans leur manche un chiffon pour essuyer les traces de doigts laissées sur couvercles des porte-bagages.

    Michel Bornais
    Québec
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  • Thierry Rondeau - Inscrit
    31 mars 2008 20 h 03
    Cinq sociétés aériennes scrutées à la loupe
    Monsieur Mollé,
    Votre article dont l'article est cité plus haut me laisse perplexe sur votre loupe. Votre analyse est fausse pour la raison suivante. Tout d'abord vous devez faire une analyse comparable sur le produit et sur le prix.

    Les salaires payés aux personnels de sociétés aériennes asiatiques sont bien inférieurs à ceux payés en Amérique du nord. Le salaire payé en Europe pour la même industrie est aussi différent puisque l'une des raisons est que ces salaires sont subventionnés par les impôts des pays ayant encore un transporteur « national », par exemple Air France. Ceci rend le coût de production de ce service asiatique que vous aimer plus étoffer et qui rappel l'époque des années de la société de la couronne du temps : Air Canada. Si nous prenons l'exemple Air France cité, leurs prestations sont tout aussi subventionnées pour la même raison qu'elle est une société d'État à 40 %.

    En économie ; toutes choses égales d'ailleurs ; Air Canada étant un produit, elle ne peut se permettre de loué un A380 avec lit à 15 000$ le ticket - pièce dans le seul but de « léché la botte » . Nonobstant le constat que vous faite sur les chevelures défrichées des agents de bord d'Air Canada ; j'aime plus souvent le service que Air Canada me rends par son personnel courtois. J'ai également rarement vue une agente de bord mâché sa gomme en faisant ses annonces cabine. Vous devez confondre sur l'accent asiatique que certaines d'entre elles ont, attributif à leur origine. Je reçois mes services dans les 2 langues du pays et j'en suis satisfait. Il est évident que si un client fait une mise en demeure sur le service qu'il reçoit, cela doit être causé par son approche peu flatteuse, toutes choses d'égales d'ailleurs.
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  • Simier Paul - Inscrit
    6 avril 2008 12 h 40
    Critique ou règlement de comptes?
    Dans sa chronique, Philippe Mollé, pour faire bonne figure, joue épisodiquement les justiciers, comme c'est le cas dans ce texte portant sur le service de quelques compagnies aériennes régulières.
    Le lecteur averti ne s'étonnera pas de voir Swiss le mieux coté des trois transporteurs occidentaux. En effet, M. Mollé rédige aussi une chronique régulière pour le compte de Swiss, qui est diffusée sur le site canadien de cette compagnie aérienne...
    Qu'il ait retenu l'apparence des agents de bord comme critère d'appréciation du service plutôt que le confort (largeur des fauteuils et écartement des rangées) en dit long sur le caractère frivole de son exercice qui portait pourtant sur des vols long-courriers.
    De plus, le texte ressemble fort à un règlement de comptes avec Air Canada.
    Il faut aussi préciser, à l'intention des lecteurs de ses chroniques Saveurs et Restaurants, que Philippe Mollé, plus qu'un simple '' conseiller en alimentation '' comme on le présente, est avant tout importateur et distributeur de produits agroalimentaires et, à ce titre, fournisseur de bien des boutiques d'épicerie et des restaurants... dont il fait l'éloge.
    Cette apparence flagrante de conflit d'intérêts est tout à fait choquante.

    Paul Simier,
    Montréal
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  • Susanne Menard - Inscrite
    22 avril 2008 11 h 47
    Air Canada, "obligé" sinon !
    Suite à un récent voyage "obligé" avec Air Canada Montréal-Port au Prince (Haïti)- Montréal, je ne peux qu'être d'accord avec vous, suite à ce que j'ai constaté lors de ces vols et j'ose en ajouter par surcroît. Je passe sous silence le "cabanon" dans lequel vous attendez pour prendre le vol Montréal Québec et où vous souhaitez ardemment qu'il y n'y ait pas de neige ou de pluie; au retour d'Haïti, après une mission lors de la semaine des émeutes, on nous offre des journaux anglophones seulement.(À noter que les passagers sont majoritairement créoles et francophones. N'ayant pas eu l'opportunité de bouffer créole avant d'embarquer, j'ose commander un de ses superbes sandwichs au boeuf au coût de 6,00$. Immangeable pas besoin de le souligner et surtout, en lisant l'étiquette, que j'ai conservée, fabriqué à Denver Colorado. Oups! Et pour finir, il est bien indiqué dans la revue Air Canada, qu'on peut demander un coussin et une courverture au montant de 2,00$, et bien, croyez-le ou non, il n'y e a pas. Pas besoin de préciser qu'on revient d'Haïti, où il fait +35 et que tout le monde souffre du froid et de la température peu confortable à bord de l'avion. Je passe sous silence, le manque de sourire et de courtoisie de la part du personnel de bord et l'écran unique pour les passagers de la section concernée. Je voulais juste en ajouter, question que notre voyageur national révise une fois pour toute ses positions. Je travaille plus souvent en Afrique et la comparaison avec Air France, seul autre transporteur que je connaisse, me fait donner à Air France un 3 étoiles et à Air Canada aucune. Je vous remercie de bien vouloir de lire
    susanne de Québec
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