Long courrier - 1er décembre
Photo : Agence Reuters
L’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris.
Si vous voulez faire l'expérience vélo à Paris au lieu de marcher sans cesse ou de vous battre avec les taxis à l'humeur francilienne, allez sur le site www.velib.paris.fr pour y réserver votre deux-roues. Faites tout de même attention aux taxis et aux piétons!
Comptant ou par chèque?
«En raison du taux de change favorable en ce moment, devrions-nous acheter des euros maintenant en prévision d'un séjour en Europe et au Maroc en mars ou avril prochains? Je n'aime pas trop me promener avec une grosse somme en espèces. Que penser alors d'acheter des chèques de voyage en euros même si, vu la facilité d'accès des guichets automatiques, les chèques sont tombés en désuétude, me semble-t-il?»
Un lecteur qui ne veut pas être identifié
Disons que le dollar canadien est surévalué et que les économistes les plus perspicaces et les observateurs les plus pointus de la scène monétaire n'avaient pas prévu les choses comme ça et, surtout, pas aussi vite. Il est d'ailleurs amusant de constater à quel point les économistes les plus doués se trompent depuis des siècles. Le premier dans l'histoire que je connaisse s'appelait Turgot et ne fut pourtant pas guillotiné; le dernier est un spécialiste inconnu d'une banque quelconque passé en quelques minutes à RDI et qui agitait des sonnettes de non-alarme à court terme.
Donc, d'après ce Géo Trouvetou de la monnaie, on devrait revenir à des taux normaux dans quelques semaines ou dans quelques mois... Par contre, si la Chine fait flotter sa monnaie, le huard va être encore au paradis des hauteurs spéculatives. Donc, oui, prenez des euros en chèques de voyage, mais faites attention en Europe et au Maroc: de plus en plus de commerçants ne veulent rien savoir de ces chèques. Certaines banques lèvent même le nez là-dessus.
En ce qui concerne les guichets automatiques, certains fonctionnent, d'autres s'y refusent. Si j'étais vous, je prendrais des euros en grosses coupures et les cacherais à des endroits inusités.
Montréal-Paris à 490 $
«Tours Mont-Royal (TMR) offre un vol Montréal-Paris à 490 $ sur Corsairfly. Je ne connais pas cette compagnie. J'ai cru lire sur Internet que l'entreprise qui a acheté Corsair fusionnera ses entreprises en 2008 (donc, changement de nom à venir?). Corsair serait une compagnie aérienne "low cost". Si Corsair n'a que des retards répétés à se faire pardonner, je peux m'en accommoder, car je n'aurai pas de correspondance. Et qu'en est-il du service? Le faible coût peut parfois compenser! Sur le site Internet de TMR, on parle de 490 $, taxes comprises. Au téléphone, on me confirme que toutes les taxes sont comprises. À 490 $, y a-t-il des questions que je devrais poser ou est-ce que je m'en pose trop (surcharge de carburant, taxe aéroportuaire, etc.)?»
Paul D'Arcy, Québec
Corsairfly, auparavant Corsair, fait partie du Groupe TUI, un des poids lourds de l'industrie du tourisme en Europe. Outre des hôtels, celui-ci comprend des compagnies aériennes: la suédoise TUIfly Nordic, les allemandes Hapagfly et HLX, la belge Jetairfly, l'anglaise Thomsonfly, la néerlandaise Arkefly, la marocaine Jet4you.com et la française Corsairfly.
Ce sont des transporteurs qui pratiquent en général de bas tarifs et qui se servent d'appareils comme des Boeing 747-400 et 747-300 ainsi que des Airbus 330-200. En France, on les retrouve le plus souvent sous le label Nouvelles Frontières.
Notons que les rotations de Corsairfly se font au départ de l'aéroport d'Orly. Certains aiment cet aéroport car il permet de rejoindre l'autoroute du Sud avec facilité. En ce qui concerne le coût, si TMR vous a confirmé que les taxes sont incluses, cela ne peut pas s'inventer. Mais on peut toujours s'attendre à une augmentation subite du prix du carburant après un conflit, une grève, un puits qui s'énerve, une pompe en panne...
Quant aux taxes aéroportuaires, elles devraient rester les mêmes, mais on peut toujours trouver un autre indice de sécurité à réévaluer, une restructuration tarifaire des emplacements aéroportuaires selon l'humeur du directeur général et des réalités financières lourdes à supporter.
Par ailleurs, des connaissances en Europe m'ont parlé d'un service sans grand génie mais convivial (à la limite du copinage bon enfant entre les agents de bord et les passagers) sur les lignes Paris-Malaga, Paris-Dubrovnik et Paris-Casablanca. Pour faire dans le détail, notons que le Groupe TUI détient 84 marques et est présent dans 18 pays. Il détient à son actif 3600 agences, 104 avions, 285 hôtels comptant 157 000 lits et 37 agences réceptives.
Sur un vol de plus de quatre heures, le personnel de bord sert un repas chaud accompagné de boissons non alcoolisées, d'un quart de litre de vin ou d'une bière. Toute autre boisson alcoolisée a un coût. Sur tous les vols long-courrier de Corsairfly, un choix entre deux plats chauds est proposé. Il y a des menus à la demande sur cinq types de repas spéciaux: végétarien, casher, poisson, diabétique, sans sel (et hindou sur la ligne de La Réunion uniquement).
Tout cela, bien évidemment, ne m'engage en rien en ce qui a trait au choix ou non de ce transporteur.
Londres pas cher
«Couple au début de la soixantaine, nous projetons un voyage à Londres vers la fin d'avril et sommes effarés par les prix de l'hébergement. Existe-t-il autour de Londres des possibilités de logement à prix raisonnable (monastères, résidences d'étudiants, WMCA ou autre)? Nous voulons simplement un toit pour dormir, nous ne recherchons pas le luxe et savons par expérience pouvoir nous accommoder d'un confort minimal.»
Anne-Marie, Rimouski
Il est vrai que Londres et la Grande-Bretagne en général ne lésinent pas sur les prix, que ce soit pour le B&B caché près du lac Windermere ou la guest house de charme du côté de Chelsea. Il y a des résidences étudiantes et des bed and breakfast à des prix abordables dans et hors de Londres mais de tenue parfois à la limite du supportable (hygiène, bruit, etc.).
On trouve ces adresses en arrivant dans les principales stations de chemin de fer (King's Cross, Waterloo, Euston). Il faut avoir plusieurs adresses à visiter car les quartiers ou les chambrettes peuvent être le jour et la nuit, dépendant de chacun.
Quant aux monastères, un foyer pour étudiants (More House), géré par les soeurs de Notre-Dame, accueille les touristes en juillet et août. Écrivez à soeur Françoise: www.morehouse.co.uk. Aussi, le centre d'échanges internationaux propose divers types d'hébergement à Londres: www.cei.frenchcentre.com.
Si vous voulez vraiment faire dans le monacal, l'île de Wright a son Garth Retreat avec chants grégoriens et en latin. www.stcecilliasabbey.org.uk.
Bons tuyaux
«Pour donner suite à des commentaires publiés dans votre chronique il y a quelques semaines, je signale que je suis allée en Iran à l'automne 2005 avec mon mari et deux amies d'Ottawa. Nous n'avons eu aucun problème à obtenir un visa de l'ambassade d'Ottawa. Nous avons rejoint un groupe français à Paris afin de nous rendre en Iran pour 15 jours, un voyage des plus intéressants. Les gens étaient très heureux de nous voir, car il n'y a pas beaucoup de touristes, ce qui est agréable en soi puisqu'on n'est pas sollicité pour acheter des souvenirs, bien au contraire!»
Monique Coupal, Montréal
Il est intéressant de constater que l'Iran a suscité autant de réactions entre la peur, la curiosité, la non-obtention de visas, etc. Il faudra reconnaître seulement une chose: les autorités consulaires iraniennes ne sont pas des plus bavardes ni des plus enjouées. Entre le fonctionnaire et l'homme de la rue, il y a un monde persique qui peut nous échapper: retenue, camouflage, timidité, arrogance, poésie, allez savoir...
Clin d'oeil
On va bientôt dépêcher un gardien au camp de base avancé de l'Everest, à 6000 mètres d'altitude. Raison évoquée: des vols en tout genre, des bonbonnes de gaz à celles d'oxygène en passant par la bouffe lyophilisée. Bref, les voleurs n'ont pas le vertige. On vit une époque formidable!
À suivre
Si vous voulez faire l'expérience vélo à Paris au lieu de marcher sans cesse ou de vous battre avec les taxis à l'humeur francilienne, allez sur le site www.velib.paris.fr pour y réserver votre deux-roues. Faites tout de même attention aux taxis et aux piétons!
À lire, voir, écouter
- Chroniques marocaines et autres histoires du Royaume, de Mireille Duteil, collection «Écrivains voyageurs» de Lonely Planet. Cette nouvelle collection est sublime et l'auteure nous entraîne entre les croyances d'antan et les réalités d'aujourd'hui, entre des féministes et des intégristes, des tenants du roi et des traîne-savate des bas quartiers, des richesses et des désillusions, puis de l'envie de rester accroché à la terre et de fuir vers des continents qu'on croit meilleurs. C'est un Maroc qui nous en apprend plus que n'importe quel guide spécialisé sur les contreforts de Casa ou les splendeurs de Meknès.
- Des Presses de l'Université du Québec est récemment sorti un recueil intitulé Un autre tourisme est-il possible?, écrit par Marie-Andrée Delisle et Louis Jolin. Le discours est un peu professoral mais il met en scène les différents acteurs du tourisme éthique et responsable, de même que la variation et la composition qui les animent.
On y trouve des sujets comme les chartes des voyageurs à travers le monde, le tourisme enclavé, équitable, intégré, communautaire, les impératifs de la rentabilité financière comme barrages ou tremplins, la commercialisation, l'engagement ou non des pouvoirs publics, l'avenir incertain ou plein de promesses... Ce livre ne répond pas à des questions mais met en scène les dangers de tous les extrêmes. Une lecture durable.
La phrase de la semaine
«Le plus difficile pour un homme qui habite Vilvoorde et qui veut aller vivre à Hong Kong, ce n'est pas d'aller à Hong Kong, c'est de quitter Vilvoorde.»
- Jacques Brel
***
Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.
Comptant ou par chèque?
«En raison du taux de change favorable en ce moment, devrions-nous acheter des euros maintenant en prévision d'un séjour en Europe et au Maroc en mars ou avril prochains? Je n'aime pas trop me promener avec une grosse somme en espèces. Que penser alors d'acheter des chèques de voyage en euros même si, vu la facilité d'accès des guichets automatiques, les chèques sont tombés en désuétude, me semble-t-il?»
Un lecteur qui ne veut pas être identifié
Disons que le dollar canadien est surévalué et que les économistes les plus perspicaces et les observateurs les plus pointus de la scène monétaire n'avaient pas prévu les choses comme ça et, surtout, pas aussi vite. Il est d'ailleurs amusant de constater à quel point les économistes les plus doués se trompent depuis des siècles. Le premier dans l'histoire que je connaisse s'appelait Turgot et ne fut pourtant pas guillotiné; le dernier est un spécialiste inconnu d'une banque quelconque passé en quelques minutes à RDI et qui agitait des sonnettes de non-alarme à court terme.
Donc, d'après ce Géo Trouvetou de la monnaie, on devrait revenir à des taux normaux dans quelques semaines ou dans quelques mois... Par contre, si la Chine fait flotter sa monnaie, le huard va être encore au paradis des hauteurs spéculatives. Donc, oui, prenez des euros en chèques de voyage, mais faites attention en Europe et au Maroc: de plus en plus de commerçants ne veulent rien savoir de ces chèques. Certaines banques lèvent même le nez là-dessus.
En ce qui concerne les guichets automatiques, certains fonctionnent, d'autres s'y refusent. Si j'étais vous, je prendrais des euros en grosses coupures et les cacherais à des endroits inusités.
Montréal-Paris à 490 $
«Tours Mont-Royal (TMR) offre un vol Montréal-Paris à 490 $ sur Corsairfly. Je ne connais pas cette compagnie. J'ai cru lire sur Internet que l'entreprise qui a acheté Corsair fusionnera ses entreprises en 2008 (donc, changement de nom à venir?). Corsair serait une compagnie aérienne "low cost". Si Corsair n'a que des retards répétés à se faire pardonner, je peux m'en accommoder, car je n'aurai pas de correspondance. Et qu'en est-il du service? Le faible coût peut parfois compenser! Sur le site Internet de TMR, on parle de 490 $, taxes comprises. Au téléphone, on me confirme que toutes les taxes sont comprises. À 490 $, y a-t-il des questions que je devrais poser ou est-ce que je m'en pose trop (surcharge de carburant, taxe aéroportuaire, etc.)?»
Paul D'Arcy, Québec
Corsairfly, auparavant Corsair, fait partie du Groupe TUI, un des poids lourds de l'industrie du tourisme en Europe. Outre des hôtels, celui-ci comprend des compagnies aériennes: la suédoise TUIfly Nordic, les allemandes Hapagfly et HLX, la belge Jetairfly, l'anglaise Thomsonfly, la néerlandaise Arkefly, la marocaine Jet4you.com et la française Corsairfly.
Ce sont des transporteurs qui pratiquent en général de bas tarifs et qui se servent d'appareils comme des Boeing 747-400 et 747-300 ainsi que des Airbus 330-200. En France, on les retrouve le plus souvent sous le label Nouvelles Frontières.
Notons que les rotations de Corsairfly se font au départ de l'aéroport d'Orly. Certains aiment cet aéroport car il permet de rejoindre l'autoroute du Sud avec facilité. En ce qui concerne le coût, si TMR vous a confirmé que les taxes sont incluses, cela ne peut pas s'inventer. Mais on peut toujours s'attendre à une augmentation subite du prix du carburant après un conflit, une grève, un puits qui s'énerve, une pompe en panne...
Quant aux taxes aéroportuaires, elles devraient rester les mêmes, mais on peut toujours trouver un autre indice de sécurité à réévaluer, une restructuration tarifaire des emplacements aéroportuaires selon l'humeur du directeur général et des réalités financières lourdes à supporter.
Par ailleurs, des connaissances en Europe m'ont parlé d'un service sans grand génie mais convivial (à la limite du copinage bon enfant entre les agents de bord et les passagers) sur les lignes Paris-Malaga, Paris-Dubrovnik et Paris-Casablanca. Pour faire dans le détail, notons que le Groupe TUI détient 84 marques et est présent dans 18 pays. Il détient à son actif 3600 agences, 104 avions, 285 hôtels comptant 157 000 lits et 37 agences réceptives.
Sur un vol de plus de quatre heures, le personnel de bord sert un repas chaud accompagné de boissons non alcoolisées, d'un quart de litre de vin ou d'une bière. Toute autre boisson alcoolisée a un coût. Sur tous les vols long-courrier de Corsairfly, un choix entre deux plats chauds est proposé. Il y a des menus à la demande sur cinq types de repas spéciaux: végétarien, casher, poisson, diabétique, sans sel (et hindou sur la ligne de La Réunion uniquement).
Tout cela, bien évidemment, ne m'engage en rien en ce qui a trait au choix ou non de ce transporteur.
Londres pas cher
«Couple au début de la soixantaine, nous projetons un voyage à Londres vers la fin d'avril et sommes effarés par les prix de l'hébergement. Existe-t-il autour de Londres des possibilités de logement à prix raisonnable (monastères, résidences d'étudiants, WMCA ou autre)? Nous voulons simplement un toit pour dormir, nous ne recherchons pas le luxe et savons par expérience pouvoir nous accommoder d'un confort minimal.»
Anne-Marie, Rimouski
Il est vrai que Londres et la Grande-Bretagne en général ne lésinent pas sur les prix, que ce soit pour le B&B caché près du lac Windermere ou la guest house de charme du côté de Chelsea. Il y a des résidences étudiantes et des bed and breakfast à des prix abordables dans et hors de Londres mais de tenue parfois à la limite du supportable (hygiène, bruit, etc.).
On trouve ces adresses en arrivant dans les principales stations de chemin de fer (King's Cross, Waterloo, Euston). Il faut avoir plusieurs adresses à visiter car les quartiers ou les chambrettes peuvent être le jour et la nuit, dépendant de chacun.
Quant aux monastères, un foyer pour étudiants (More House), géré par les soeurs de Notre-Dame, accueille les touristes en juillet et août. Écrivez à soeur Françoise: www.morehouse.co.uk. Aussi, le centre d'échanges internationaux propose divers types d'hébergement à Londres: www.cei.frenchcentre.com.
Si vous voulez vraiment faire dans le monacal, l'île de Wright a son Garth Retreat avec chants grégoriens et en latin. www.stcecilliasabbey.org.uk.
Bons tuyaux
«Pour donner suite à des commentaires publiés dans votre chronique il y a quelques semaines, je signale que je suis allée en Iran à l'automne 2005 avec mon mari et deux amies d'Ottawa. Nous n'avons eu aucun problème à obtenir un visa de l'ambassade d'Ottawa. Nous avons rejoint un groupe français à Paris afin de nous rendre en Iran pour 15 jours, un voyage des plus intéressants. Les gens étaient très heureux de nous voir, car il n'y a pas beaucoup de touristes, ce qui est agréable en soi puisqu'on n'est pas sollicité pour acheter des souvenirs, bien au contraire!»
Monique Coupal, Montréal
Il est intéressant de constater que l'Iran a suscité autant de réactions entre la peur, la curiosité, la non-obtention de visas, etc. Il faudra reconnaître seulement une chose: les autorités consulaires iraniennes ne sont pas des plus bavardes ni des plus enjouées. Entre le fonctionnaire et l'homme de la rue, il y a un monde persique qui peut nous échapper: retenue, camouflage, timidité, arrogance, poésie, allez savoir...
Clin d'oeil
On va bientôt dépêcher un gardien au camp de base avancé de l'Everest, à 6000 mètres d'altitude. Raison évoquée: des vols en tout genre, des bonbonnes de gaz à celles d'oxygène en passant par la bouffe lyophilisée. Bref, les voleurs n'ont pas le vertige. On vit une époque formidable!
À suivre
Si vous voulez faire l'expérience vélo à Paris au lieu de marcher sans cesse ou de vous battre avec les taxis à l'humeur francilienne, allez sur le site www.velib.paris.fr pour y réserver votre deux-roues. Faites tout de même attention aux taxis et aux piétons!
À lire, voir, écouter
- Chroniques marocaines et autres histoires du Royaume, de Mireille Duteil, collection «Écrivains voyageurs» de Lonely Planet. Cette nouvelle collection est sublime et l'auteure nous entraîne entre les croyances d'antan et les réalités d'aujourd'hui, entre des féministes et des intégristes, des tenants du roi et des traîne-savate des bas quartiers, des richesses et des désillusions, puis de l'envie de rester accroché à la terre et de fuir vers des continents qu'on croit meilleurs. C'est un Maroc qui nous en apprend plus que n'importe quel guide spécialisé sur les contreforts de Casa ou les splendeurs de Meknès.
- Des Presses de l'Université du Québec est récemment sorti un recueil intitulé Un autre tourisme est-il possible?, écrit par Marie-Andrée Delisle et Louis Jolin. Le discours est un peu professoral mais il met en scène les différents acteurs du tourisme éthique et responsable, de même que la variation et la composition qui les animent.
On y trouve des sujets comme les chartes des voyageurs à travers le monde, le tourisme enclavé, équitable, intégré, communautaire, les impératifs de la rentabilité financière comme barrages ou tremplins, la commercialisation, l'engagement ou non des pouvoirs publics, l'avenir incertain ou plein de promesses... Ce livre ne répond pas à des questions mais met en scène les dangers de tous les extrêmes. Une lecture durable.
La phrase de la semaine
«Le plus difficile pour un homme qui habite Vilvoorde et qui veut aller vivre à Hong Kong, ce n'est pas d'aller à Hong Kong, c'est de quitter Vilvoorde.»
- Jacques Brel
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