vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 01h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Long courrier - 17 novembre 2007

Lio Kiefer   17 novembre 2007  Voyage
Le Grand Canal à Venise.
Photo : Agence Reuters
Le Grand Canal à Venise.
À compter du 23 novembre, les voyageurs âgés de plus de 16 ans qui entreront au Japon, à l'exclusion des titulaires d'un passeport japonais, devront se soumettre à la prise d'empreintes digitales et d'une photographie du visage par l'immigration japonaise.

Du train organisé

«Nous sommes un groupe d'aînés en train d'organiser un voyage en Italie pour mai prochain. J'ai le mandat de trouver le transport par train de Rome à Florence et de Florence à Venise. Le coût, l'horaire, la durée du trajet et les services offerts, par exemple un chariot pour déposer nos valises et une personne pour la manutention des bagages: voilà nos questions. Nous comptons nous rendre à la gare en taxi.»

Jean Guy Daigle, Montréal

À la lecture de votre message, j'ai eu peur que vous me demandiez aussi l'âge du conducteur de la locomotive, s'il y avait du poisson en sandwich dans le wagon-restaurant entre Florence et Venise et quelle était la température moyenne dans les compartiments de seconde classe par rapport à ceux de première...

Le trajet Rome-Florence dure au moins 90 minutes et peut prendre plus de trois heures s'il y a un choc au sommet dans la ligue de soccer ce jour-là. Entre 33 et 47 euros pour les première et deuxième classes, en standard. Vous pouvez également obtenir des réductions en vertu de vos âges. Pour la portion Florence-Venise, le trajet dure entre deux heures quarante et trois heures et demie. Comptez 40 euros sans les réductions mentionnées. Un peu plus d'une demi-douzaine de trains font la liaison entre chaque ville. Pour les chariots et les porteurs, les villes que vous citez les offrent toutes. Vous pouvez les réserver par Internet.

Il faudra tout simplement établir avec les porteurs, avant toute démarche, le tarif par bagage ou pour le groupe entier. Vous pouvez demander une ristourne, car les porteurs sont gourmands. Tout cela, et plus encore, vous le trouverez avec de nombreux détails en consultant le site www.trenitalia.com, qui existe en langues italienne et anglaise. Si vous prenez de petites lignes de campagne, ne soyez pas à cheval sur les horaires. Le mariage de la fille du chef de gare, une fête patronale ou un bon match de soccer sont autant de raisons d'irrégularités à l'horaire. Quant au taxi pour arriver à la gare Termini à Rome, indiquez-lui le numéro de quai de départ, sinon vous risquez de vous retrouver à l'autre bout de la gare.

L'Europe en low cost

«Je voudrais savoir s'il existe des compagnies aériennes de type "low cost" qui offrent des liaisons Prague-Berlin et, si oui, lesquelles vous me conseillez. Les quelques recherches que j'ai faites sur Internet ne proposent que des trajets entre Prague et d'autres villes allemandes, notamment Cologne et Munich.

«Je me demande également ce que je devrais privilégier entre l'achat d'une EurailPass et des billets d'avion "low cost" pour des déplacements entre les villes de Paris, Amsterdam, Prague, Berlin et Venise. L'achat de billets d'avion par Internet m'inquiète un peu, mais je crois tout de même que ce serait plus économique, et surtout plus rapide, que le train. J'aurais besoin de vos conseils éclairés sur cette question.»

S. Dugas, Montréal

Essayez avec Air Berlin et Brussel Airlines, sous la barre des 100 euros pour le trajet Prague-Berlin. http://www.edreams.fr/vol/vols-prague-berlin, http://www.edreams.fr/vol/vols-prague-berlin. Les compagnies régulières comme Lufthansa et Czech Airlines ne sont pas très loin derrière en matière de prix.

En ce qui concerne Paris, Amsterdam, Prague, Berlin et Venise, j'aurais tendance à privilégier le train pour plusieurs raisons. Vous pouvez: 1- admirer le paysage et vous déplacer debout quand vous le voulez; 2- rencontrer toutes sortes de personnes dans votre compartiment; 3- prendre une couchette et ainsi éviter de payer une nuit à l'hôtel; 4- quitter un centre-ville pour arriver dans un autre...

Le low cost peut s'avérer plus économique dans l'ensemble (rappelez-vous que cette formule donne droit à un minimum de bagages, sinon il y a des frais), mais si vous comptez les transferts en taxi ou en autobus des aéroports au centre-ville, le temps perdu, les contrôles, etc., vous serez surpris que la passe de train fasse si bonne figure. C'est donc un trajet à analyser avec précision pour les villes que vous souhaitez visiter. Aussi, prenez Amsterdam ou Paris comme plate-forme d'arrivée et de retour.

Commentaires, réflexions

«Juste un commentaire au sujet de votre article sur l'Iran (8 et 9 septembre 2007) pour dire que j'ai eu un petit sourire en lisant les questions de votre lecteur et vos réponses. Il y a environ 18 mois, j'ai fait une demande de visa pour ce pays. Il y avait longtemps que je voulais aller en Iran. J'ai 40 ans. Je me suis rendu directement à Ottawa, à l'ambassade. Pour la première fois de ma vie, on m'a d'abord demandé de fournir une copie de mon CV! Et j'ai payé les 100 $ pour la demande de visa.

«Quelques jours plus tard, de retour à Montréal, j'ai reçu un appel de l'ambassade d'Iran pour me dire que Téhéran refusait mon visa. Explications? Aucune. Était-ce lié à l'affaire de la photographe Kazimi?, ai-je demandé. Non, m'a-t-on dit.

«J'ai des amis qui travaillent dans les ambassades du Canada dans le monde et on m'a dit que, même pour les Canadiens qui travaillent à l'ambassade du Canada à Téhéran, il est très difficile d'obtenir un visa. Les liens diplomatiques entre les deux pays sont mauvais depuis plusieurs années. Cela s'expliquerait par l'affaire Kazimi et aussi par notre ancien ministre des Affaires étrangères du Canada, Pierre Pettigrew. À une certaine époque, il avait déclaré qu'il ne discuterait avec l'Iran que de trois sujets: l'affaire Kazimi, le nucléaire et les droits de la personne. Que voulez-vous que les commentaires du petit Pettigrew fassent aux autorités iraniennes?

«Je vais peut-être tenter à nouveau de demander un visa dans quelques mois, mais je doute de mon succès: les relations ne sont pas vraiment meilleures. Dommage, car il y a beaucoup à voir dans ce pays. Et pour répondre aux questions de votre lecteur à partir de ce que j'ai comme information, il n'y a pas de problème de sécurité et les gens y sont bien accueillis. Voilà!»

Frédéric Tremblay, Montréal

À suivre

À compter du 23 novembre, les voyageurs âgés de plus de 16 ans qui entreront au Japon, à l'exclusion des titulaires d'un passeport japonais, devront se soumettre à la prise d'empreintes digitales et d'une photographie du visage par l'immigration japonaise. Pour plus de renseignements, visitez le site de l'ambassade japonaise au Canada: http://www.ca.emb-japan.go.jp/canada_f/index.html.

Clin d'oeil

Si, en Italie, le chef d'un groupe organisé n'est pas reconnu comme guide spécialisé local, il risque d'être arrêté et de payer une lourde amende. Cette chasse aux faux guides est pratiquée à plus de 2500 endroits précis à Florence, Sienne, Rome, Venise et autres villes dites historiques.

Les qualifications professionnelles établies par la Commission européenne ont forcé l'Italie à réévaluer sa loi sur les guides. Auparavant, être fils ou fille de gardien de musée pouvait suffire. Dans la foulée, le Sénat va également changer un peu la loi. C'est presque dommage... En Italie, j'ai déjà eu des guides qui n'étaient ni des vrais ni des purs mais qui racontaient de magnifiques histoires vraies et sans artifice.

À lire, voir, écouter

- La version 2008 de Saisons et Climats - Où partir, chez Hachette. Avec les changements climatiques et les bouleversements inattendus de la météo les soirs où il n'y a pas d'orage, le ton du livre n'est plus si attendu qu'auparavant. Depuis deux ans, on a ajouté des nouveautés pour équilibrer le propos. Cette année, ce sont les rendez-vous sportifs à travers le monde qui font la manchette: «Rendez-vous nature», «Comment préparer son voyage», «Alphabet phonétique international» et «Mises à jour de destinations» sur les indices du coût de la vie. Un bon livre de chevet.

- Les carnets de route Marcus, sortes de fascicules de 100 pages qui indiquent l'essentiel d'une ville ou d'une région: quelques renseignements pratiques, quelques adresses de bars et de restos, achats, sorties, peu ou pas d'hôtels. Les deux exemplaires que j'ai eu l'occasion de lire étaient consacrés à Lisbonne et à l'Andalousie. Ces guides présentent l'abécédaire d'une destination sans entrer dans le détail. Cela peut tenir dans une poche ou un sac.

***

La phrase de la semaine

«Qu'est-ce en général qu'un voyageur? C'est un être qui s'en va chercher un bout de conversation au bout du monde.»

- Barbay d'Aurevilly

Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Cécile Bernard - Abonnée
    19 novembre 2007 08 h 36
    Excursions lors des croisières
    Bonjour,
    C'est toujours avec intérêt que je lis vos chroniques . Nous ferons une croisière en septembre 2008 sur la Méditerranée au départ de Rome avec escales Naples, Venise, Livorno, Messine, Dubrovnik, Barcelone et Cannes. Pour les excursions terrestres, est-il préférable de réserver avec le bateau c'est assez cher, ou si on peut facilement s'organiser lors des escales . Est-ce que les ports d'escales sont situés loin des principaux sites d'intérêt?
    Et que devrions-nous surtout choisir de visiter ?

    Merci

    Evelyne B.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012