vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 01h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Long courrier - 6 octobre 2007

Cargo, encore et encore

Lio Kiefer   6 octobre 2007  Voyage
Le Ramasseum, un site archéologique situé sur la rive gauche du Nil.
Photo : Agence France-Presse
Le Ramasseum, un site archéologique situé sur la rive gauche du Nil.
«J'ai fait mon premier voyage en cargo à l'âge de 20 ans, en décembre 1952. C'était un cargo marseillais. Nous avons mis dix jours depuis New York pour atteindre Casablanca, via Lisbonne et Gibraltar. J'en conserve un souvenir éblouissant. Vivre au rythme de l'océan, la lenteur, la réinvention du monde...

«Je souhaiterais refaire cette expérience pour atteindre en bout de course Le Havre (pour un séjour de quelques semaines en France), mais avec plein d'escales et de détours intéressants. Pourriez-vous me recommander une agence au Québec qui puisse m'aider à réaliser ce rêve? Combien peuvent coûter ces voyages? Malgré mon âge, je suis en excellente santé et j'ai le pied marin.»

N. Fontaine, Eastman (Québec)

Voyons si je calcule bien: 20 ans en décembre 1952, vous êtes encore dans une jeunesse éblouissante! La formule cargo n'a pas beaucoup changé, si ce n'est que le capitaine a plus d'appareils à bord pour retrouver son chemin. Je vous conseille tout d'abord de vous emparer du livre Voyage en cargo d' Hugo Verlomme, aux Éditions Lattès, qui répertorie tout ce qui doit se préparer et se faire lors d'un voyage en cargo. Vous pouvez également aller sur le site www.abm.fr/pratique/cargo, où vous trouverez toutes sortes d'itinéraires.

On doit reconnaître que Le Havre est moins fréquenté au départ de l'Amérique du Nord si on le compare à Anvers ou à des ports britanniques. Vous aurez également le choix entre des cargos purs et durs avec quelques cabines seulement et des cargos mixtes qui font aussi bien dans le transport que dans la croisière. Vous pouvez aussi envisager la possibilité de caboter sur les côtes africaines à partir de Marseille et de remonter ensuite l'Atlantique à bord d'une croisière traditionnelle. Voici également le nom d'une agence en France qui s'est spécialisée dans ce type de transport: www.mer-et-voyages.com. Consultez également le site http://www.marine-marchande.com, qui donne beaucoup d'idées pour des itinéraires à travers le monde ainsi que le lien avec ces compagnies par Internet (grosseur des navires, nombre de jours de traversée, escales, etc.).

Quant aux tarifs, ce n'est pas donné. Cela va de 100 $ à 300 $, voire 400 $ par jour, selon les services, les escales, l'âge du capitaine et des matelots...

Je vous souhaite un joli rêve cargo. Le poète disait d'ailleurs ceci: «Tant que la mer est là, je sais que j'existe. Quand elle est violente, j'existe encore plus. Quand elle est assoupie, je respire très fort.»

Égypte contemporaine

«Me diriez-vous s'il existe quelques livres traitant de l'Égypte contemporaine sur des sujets comme la géopolitique, l'éducation, la place des femmes, l'économie et la politique intérieure elle-même? Il est certain que nous avons plein d'information sur l'Égypte ancienne mais pas vraiment sur la période récente de son histoire. Est-ce possible?

«Lorsque nous sommes partis en Chine, nous n'avons eu aucune difficulté à nous en procurer sur ce pays. Sur l'Égypte? Mes recherches sont restées vaines. Pensez-vous pouvoir m'aider?»

Christiane Dubreuil, Montréal

C'est vrai qu'il est plus facile, en librairie, de sauter sur une édition qui traite des habitudes de Néfertiti les soirs de janvier et des tics de Toutankhamon dans sa prime jeunesse que des aspects contemporains de l'Égypte.

Je vous signale pourtant la parution récente, aux Éditions PUF Clio, dans la collection «Culture Guides», de l'ouvrage consacré à l'Égypte et qui va de Ramsès à Moubarak. On passe du patrimoine archéologique aux réalités d'aujourd'hui. Autre nouvelle collection disponible, celle de Soliland se réfère aux repères de la vie quotidienne. Le livre consacré à l'Égypte raconte sans fard les progrès de la société égyptienne ainsi que les avatars et les difficultés de la quotidienneté pour certaines couches de la population (liens avec Israël, politique intérieure, etc.). Je vous indique également le site http://www.cedej.org.eg/article.php3?id_article=704, où on aborde la condition féminine en Égypte, en Jordanie et au Maroc.

Enfin, quelques bouquins qui ont une touche égyptienne: Le Tarbouche de Robert Solé, au Seuil; Le Sixième Jour d'Andrée Chedid, chez Librio Saqqarah, Une vie de J. F. Lauer, chez Payot; Mort sur le Nil d'Agatha Christie (pour le clin d'oeil); enfin, Les Coptes de Pierre du Bourguet.

Comme guide touristique, le Guide Voir sur l'Égypte est une excellente mise en situation, très bien illustrée comme d'habitude, sur les facettes du passé et les réalités d'aujourd'hui.

Bonnes adresses

«En Afrique du Sud, il existe bien sûr de gros hôtels, des lodges incroyables dans les réserves et des pièges à safaris luxueux près des hippopotames. Mais on peut trouver des adresses sympas et moins chères du côté de la Guesthouses Association of Southern Africa (tél: 021 762-0880) et de Jacana Country Homes and Trails (tél: 12 346-3550). Également: Bed and Breakfast Bookings (tél: 021 683-3505).

«Permettez-moi aussi un commentaire au sujet de l'hôtel Tipi, une adresse d'hôtel à Paris donnée par André Joyal, de Montréal: c'est sale, pas cher, mais sale. J'ai visité et vérifié l'état des lieux mais n'ai pas voulu risquer ma vie: je n'ai pas choisi cet hôtel. De plus, les chambres et les tapis n'étaient pas nettoyés, les douches étaient malpropres, et le couvre-matelas, terrible.

«Je ne pouvais pas passer cela sous silence. Comme quoi les suggestions des lecteurs ne sont pas toujours extra.»

D. B. Gilbert, Montréal

Merci. C'est exactement ce que je veux, que cette chronique vous appartienne comme elle m'appartient. M. Joyal tripait sur le Tipi; vous le jugez en dessous de tout. C'est dire que la propreté n'a pas la même résonance pour tout le monde. J'ai envoyé cette semaine un ami espion (qui est plombier) visiter l'hôtel. Il l'a trouvé bruyant parce qu'on passait l'aspirateur et que la femme de ménage se mêlait les pieds dans un couvre-lit qu'elle sortait du nettoyage. Ne vit-on pas une époque formidable?

À suivre

Pour le centenaire de la naissance de Frida Kahlo, le Mexique a produit cet été une immense exposition au Palacio de Bellas Artes, à Mexico, consacrée à celle qui est devenue une véritable icône de la peinture féminine contemporaine. D'autant que, début juillet, le musée Frida Kahlo de Coyoacan a inauguré l'exposition Trésors de la Casa Azul. La Casa Azul, la maison bleue de Coyoacan où Frida Kahlo vivait avec son mari, le peintre Diego Rivera, vient de lever le voile sur leur jardin secret.

Juste avant sa mort, en 1957, le muraliste mexicain avait entreposé 30 malles de leurs souvenirs communs dans une pièce qu'il avait fait murer. Dans son testament, il léguait son patrimoine et ses malles «au peuple mexicain» avec la consigne d'attendre 15 ans après sa mort pour les ouvrir. Les 25 000 documents d'archives et objets que contenaient ces malles ont été secrètement triés, classés, catalogués et restaurés.

Aujourd'hui sont données à connaître les lettres d'amour de Frida et de Diego ainsi que celles, plus salées, de leurs nombreux amants et maîtresses, plusieurs photographies du couple et de leurs proches, des croquis, des dessins érotiques, des poèmes, des tracts politiques et un passage sur «l'affaire amoureuse» que Frida aurait eue avec Léon Trotski, alors en exil au Mexique. D'autres malles renfermaient des objets comme des kaléidoscopes, des boules de billard, des plumes, des queues de serpent à sonnette et toutes sortes de grigris qui faisaient le quotidien de Frida.

La Casa Azul, qui a découvert le contenu de ces 30 malles, n'a pas tout dévoilé. Elle a l'intention d'organiser sept autres grandes expositions, de quoi alimenter encore longtemps la fridamanie qui sévit partout dans le monde. Le Walker Art Center de Minneapolis, le MOMA de San Francisco et le Philadelphia Museum of Art ont prévu de grandes expositions pour ce centenaire.

À voir, lire, écouter

- Deux recueils difficiles d'approche: les guides de voyage National Geographic consacrés à Prague et à la République tchèque ainsi que le Russie-Biélorussie-Ukraine à la «Bibliothèque du Voyageur», chez Gallimard.

Dans le cas du premier, on est un peu déçu par les photographies très communes et surpris par une écriture petite et serrée qui n'apporte pas plus d'éléments qu'un autre guide. Dans le second, il y a de jolies photographies et des itinéraires bien intéressants. Les visites des lieux sont précises, et les références à l'art, nombreuses. Il y a également de bonnes définitions de la vie d'aujourd'hui., mais il s'agit d'un guide un peu lourd à apporter en voyage. Il peut servir de référence avant le départ.

Les deux recueils sont pourtant d'excellentes sources et mériteraient d'être revus dans leur facture de base et dans la recherche de nouvelles adresses en ce qui concerne les restos, les hôtels et les sorties.

La phrase de la semaine

«De tous les livres, celui que je préfère est mon passeport, unique in-octavo qui ouvre les frontières, missel enluminé de l'époque avionique.»

- Alain Borer

Envoyez vos questions et commentaires à lkiefer@ledevoir.com.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Terzibachian Jacques - Inscrit
    6 octobre 2007 13 h 40
    A tous les bourlingueurs.
    Excusez-moi si je ne réponds pas précisément. Mais oh! que je vous comprends!!!
    Moi aussi j'avais 20 ans en 1951 et j'ai fait Marseille------>Casablanca---> Dakar en... 10 jours.
    Nous étions une centaine de "dûrs" tous volontaires un peu idéalistes, un peu voyous.
    Nous étions parqués en fond de cale comme des bagnards à nous vomir les uns sur les autres par grosse mer.
    Nous chantions, (on braillait), <<Revoir Paris>> et <<as-tu vu le cul de la cantinière>>.
    C'était le bon temps; nous avions 20ans.
    Je crois bien que nous étions pûrs.


    Jacques T.
    MARSEILLE.
    Ex-Sergent dans l'Infanterie de Marine Coloniale.
    Et j'en suis fier.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Magda Sayad - Abonné
    8 octobre 2007 14 h 04
    Égypte...
    La littérature égyptienne moderne et contemporaine est une belle manière d'établir un premier contact avec la société égyptienne. Deux auteurs : 1. Naguib Mahfouz, le Nobel de 1988, avec sa trilogie sur le Caire et la société de la première moitié du siècle dernier mais aussi avec d'autres romans plus récents; 2. Alaa El Asswani et son roman intitulé Immeuble Yacoubian traduit en français (dont a été tiré le film égyptien) qui porte un regard critique sur la société des premières années de ce siècle.
    Magda Sayad
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012