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Québec veut faire sortir les immigrants de Montréal

Alexandre Shields   21 juillet 2007  Voyage
Se disant préoccupé par l'absence remarquée des communautés culturelles quand vient la période des vacances, le ministère du Tourisme a décidé de s'attaquer au problème.

Ainsi, depuis l'été 2006, on a lancé une campagne publicitaire multilingue qui s'articule autour du thème «Québec: fournisseur d'émotions depuis 1534». Le porte-parole du ministère, Michel Couturier, explique qu'on a entrepris des offensives saisonnières en achetant des pleines pages dans différents hebdomadaires et magazines lus par les membres de différentes communautés. On fait également paraître des publireportages vantant les principaux attraits touristiques de la province.

Au cours de l'été 2006, on a investi un total de 50 000$ en publicité. L'opération a été répétée au cours de l'hiver dernier et se poursuit cet été, toujours avec le même investissement de 50 000 $ par saison touristique. Pour 2008, on songe également à étendre la campagne à d'autres médias et à d'autres médiums. On souhaite aussi inclure les différentes associations touristiques régionales dans la démarche, afin de miser sur certains attraits régionaux susceptibles de stimuler le Québec multiculturel.

«L'objectif, c'est de les attirer en dehors de Montréal et de leur montrer les régions», résume M. Couturier. L'opération était d'autant plus nécessaire, selon lui, qu'il existe très peu de promotion touristique ciblant spécifiquement les communautés culturelles, en particulier dans leur langue maternelle.

Les premières cibles de cette récente initiative gouvernementale font partie de groupes ethniques qui ont «un certain historique, ici au Québec, soit de deuxième ou troisième génération», explique-t-il. Il s'agit essentiellement des Grecs, des Italiens et des Portugais.

Si ce premier pas paraît timide en regard du retard à rattraper, M. Couturier fait valoir que «pour le moment, on va y aller avec cette approche». Le tout fera l'objet d'une «évaluation», souligne-t-il, pour juger de l'efficacité de l'initiative.
 
 
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  • Michel Vézina - Inscrit
    21 juillet 2007 08 h 19
    Ignorance ou mépris?
    Je me suis promené au centre-ville de Montréal cette semaine, moi le provincial! Je communique à tous les jours de ma petite ville de province, que l'on aime bien cataloguer de "Gros village", avec mon bureau chef à Montréal! Un constat...de la métropole, dans la communauté francophone, on regarde souvent de haut le ROQ..! Et que dire, des commentaires fréquents genre "dans quel trou es-tu?" Québec?, Gaspé? Sept-Iles? Victoriaville?ou carrément c'est où ça? Québec? quel ville plate! Que dire de la communauté anglophone? Je me suis fait dire une fois que je devais venir dans une vraie université à Concordia ou McGill? Université Laval C quoi ca? Alors comment en vouloir aux immigrants? Montréal les accueille! Ils se retrouvent dans leur communauté ou perdu dans ce beau tourbillon multiculturel...Alors le reste du Québec n'est pas nécessaire. Et comme l'histoire est absente de nos écoles...
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  • jacques noel - Inscrit
    21 juillet 2007 10 h 35
    Les immigrants et le Québec profond
    Il y a une bonne décennie, à l'époque des Filles de Caleb, on avait fait un sondage parmi les Anglos et les immigrants sur leur connaissance des personnalités québécoises.

    Marina Orsini, mégastar de l'époque (qui parle anglais parfaitement et a un père romain) était connue par seulement 9% des immigrants et des Anglos.

    On referait le même sondage aujourd'hui avec Luck Mervill ou Virginie Coosa qu'on aurait les mêmes résultats.

    La grande majorité des Anglos et des immigrants vivent complètement déconnectés de la réalité culturelle québécoise.
    Rien à voir avec la France ou les États-Unis où les immigrants assimilent rapidement la culture nationale.
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  • André Loiseau - Abonné
    22 juillet 2007 08 h 51
    Nulle part chez-nous
    Nous n'avons pas de pays à offrir aux immigrants. Nous n'avons qu'une province. Pourquoi s'y intègreraient-ils? En quel endroit les québécois forment-ils une nation, selon Harper? Les immigrants ont tous une nation qui leur ressemble et qui les représente, de ce fait, quelque part sur terre, les québécois n'en ont aucune. Tellement que ceci devrait être, en soi, un attrait touristique pour les visiteurs.
    Comment peut-on s'intégrer à une nation sans pays?
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