Une fin de semaine dans la Vieille Capitale - Québec a beaucoup à offrir !
La culture est au rendez-vous
Charmante peu importe la saison, la ville de Québec a toujours quelque chose d'intéressant à offrir à ses visiteurs. Pour égayer une fin de semaine plutôt grise d'automne, Le Devoir a fait le saut du côté de la Vieille Capitale. Compte rendu d'un itinéraire de rêve pour les amants de culture prêts à enlever leurs oeillères pour jeter un coup d'oeil sur ce qui se passe à l'extérieur de la métropole.
Samedi matin, nous ne partons pas trop tôt pour éviter de nous infliger un stress dont nous pouvons nous passer, mais pas trop tard afin de pouvoir profiter de notre journée à Québec. Puisque nous aimons bien casser la routine et surtout, puisque le patron nous l'a chaudement conseillé, nous empruntons l'autoroute 40 plutôt que la 20. Le patron avait raison. C'est moins achalandé et beaucoup plus beau, beaucoup moins monotone. Belle façon de commencer la fin de semaine.
Dès notre arrivée à Québec, en début d'après-midi, nous avons pris le chemin des musées. Cet automne, les expositions présentées sont incontournables et il est difficile d'y résister. Toutefois, ne suivez pas notre exemple: n'essayez pas de visiter deux musées différents en un seul après-midi. Optez plutôt pour une visite samedi et l'autre dimanche, vous profiterez ainsi plus pleinement de votre escapade.
«De Caillebotte à Picasso»
Nous avons commencé notre circuit culturel par la visite de la tant attendue exposition De Caillebotte à Picasso, présentée jusqu'au 7 janvier au Musée national des beaux-arts du Québec. La sélection de 116 oeuvres n'est en fait qu'une petite partie de l'imposante collection d'Oscar Ghez (1905-1998) qui, après avoir fait fortune dans l'industrie du caoutchouc, a rassemblé plus de 5000 oeuvres. Caillebotte, Corot, Renoir, Manet, Gauguin, Van Dongen, Chagall, De Lempicka, Derain et Picasso sont quelques-uns des grands noms que l'on retrouve sur l'impressionnante liste d'artistes réunis pour cette exposition.
La sélection d'oeuvres propose un parcours fascinant des grands mouvements artistiques de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle. On y visite entre autres au passage l'impressionnisme, le néo-impressionnisme, le fauvisme et, bien sûr, le cubisme. L'exposition a été présentée au Musée Jacquemart-André de Paris, mais a très peu voyagé. Québec est d'ailleurs la première ville d'Amérique du Nord à l'accueillir.
De Caillebotte à Picasso est sans contredit une grande exposition à voir. Peu importe notre degré de connaissance de l'histoire de l'art, la présence de tous ces grands de la peinture réunis sous le même toit est impressionnante. Et que dire de l'effet ressenti lorsque nous entrons dans la deuxième pièce de l'exposition et que nous arrivons face à L'Aubade (1965) de Picasso? Difficile de rester de glace devant cette grande oeuvre placée à quelques pouces de notre nez!
«Au Pérou avec Tintin»
Nous nous dirigeons ensuite vers le Musée de la civilisation. Très différente mais tout aussi intéressante, la dynamique exposition Au Pérou avec Tintin attire et séduit autant les petits que les grands. Très interactif, le périple que nous propose le musée nous transporte vers l'Amérique du Sud, à la découverte de la richesse et de la diversité des civilisations précolombiennes qui se sont développées au Pérou pendant des milliers d'années. Accompagnés par Tintin, Haddock, Tournesol et Milou, les visiteurs ont la chance d'admirer environ 250 objets tirés des richesses artistiques des Incas et des autres cultures andines qui ont fortement inspiré Hergé et ses collaborateurs pour créer les albums Les 7 boules de Cristal et Le Temple du Soleil. L'une des pièces les plus marquantes demeure la momie d'homme qui inspira le personnage de Rascar Capac.
L'intérêt de cette exposition réside dans le fait qu'elle réussit à plaire autant aux enfants avec ses jeux qu'aux passionnés d'histoire avec ses objets appartenant aux anciennes civilisations, sans oublier les fans authentiques des bandes dessinées de Tintin grâce à l'exposition de planches originales des albums. Au Pérou avec Tintin est présentée jusqu'au 6 janvier.
Soirée au Théâtre Périscope
Après un souper dans le Vieux-Québec où les grands restaurants abondent, entre autres le Laurie Raphaël du populaire chef Daniel Vézina, nous nous dirigeons vers le Théâtre Périscope. Lieu de diffusion spécialisé en théâtre de création, le petit établissement de la rue Crémazie nous proposait la surprenante et tout à fait séduisante pièce intitulée Lucy.
Coécrite et mise en scène par Jean-Philippe Joubert, Lucy utilise la danse, la musique, la vidéo et le talent incontestable des sept comédiens sur scène pour nous transporter dans le désert du Nevada le temps d'une soirée. Et c'est réussi. Un spectacle audacieux et rafraîchissant qui rappelle, à ceux qui l'auraient oublié, que Québec est bel et bien une ville de théâtre. Lucy est présentée jusqu'à ce soir et dès mardi, c'est le grand solo de Sophie Cadieux, Cette fille-là, qui prend l'affiche au Périscope.
Luxe et confort à l'Hôtel 71
Après cette journée culturelle bien remplie, nous aurions pu nous laisser tenter par la faune endiablée des discothèques de la Grande Allée, mais c'est le doux confort de notre hôtel qui nous a attirés. Il faut dire que nous n'étions pas attendus n'importe où: notre chambre se trouvait au chic Hôtel 71, situé sur la rue Saint-Pierre dans le Vieux-Port, certainement l'un des plus beaux quartiers du continent.
Le style contemporain, épuré, mais tout de même chaleureux de l'hôtel, grâce à l'omniprésence de bois et de velours, est tout simplement magnifique. Logées dans un prestigieux édifice en pierre grise du XIXe siècle comptant trois façades, les 40 chambres du 71 offrent chacune une vue à couper le souffle. La nôtre donnait sur le fleuve et le Château Frontenac. Accueillant surtout une clientèle d'affaires en semaine, l'Hôtel 71 sait également aller chercher une clientèle d'agrément les fins de semaine grâce entre autres à son service personnalisé et à ses forfaits gourmets, urbains, amoureux ou culturels.
Ainsi, une fois étendus sur le lit douillet que nous rêverions tous d'avoir à la maison, nous n'avons pas réussi à en ressortir avant 10 heures le lendemain matin. Juste à temps pour prendre le petit déjeuner servi dans le café de l'hôtel. Et déjà, nous devions penser à revenir à Montréal, l'estomac bien plein, le corps bien reposé et les idées complètement ressourcées.
Pour informations:
- www.mnba.qc.ca
- www.mcq.org
- www.theatreperiscope.qc.ca
- www.hotel71.ca
Collaboratrice du Devoir
Samedi matin, nous ne partons pas trop tôt pour éviter de nous infliger un stress dont nous pouvons nous passer, mais pas trop tard afin de pouvoir profiter de notre journée à Québec. Puisque nous aimons bien casser la routine et surtout, puisque le patron nous l'a chaudement conseillé, nous empruntons l'autoroute 40 plutôt que la 20. Le patron avait raison. C'est moins achalandé et beaucoup plus beau, beaucoup moins monotone. Belle façon de commencer la fin de semaine.
Dès notre arrivée à Québec, en début d'après-midi, nous avons pris le chemin des musées. Cet automne, les expositions présentées sont incontournables et il est difficile d'y résister. Toutefois, ne suivez pas notre exemple: n'essayez pas de visiter deux musées différents en un seul après-midi. Optez plutôt pour une visite samedi et l'autre dimanche, vous profiterez ainsi plus pleinement de votre escapade.
«De Caillebotte à Picasso»
Nous avons commencé notre circuit culturel par la visite de la tant attendue exposition De Caillebotte à Picasso, présentée jusqu'au 7 janvier au Musée national des beaux-arts du Québec. La sélection de 116 oeuvres n'est en fait qu'une petite partie de l'imposante collection d'Oscar Ghez (1905-1998) qui, après avoir fait fortune dans l'industrie du caoutchouc, a rassemblé plus de 5000 oeuvres. Caillebotte, Corot, Renoir, Manet, Gauguin, Van Dongen, Chagall, De Lempicka, Derain et Picasso sont quelques-uns des grands noms que l'on retrouve sur l'impressionnante liste d'artistes réunis pour cette exposition.
La sélection d'oeuvres propose un parcours fascinant des grands mouvements artistiques de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle. On y visite entre autres au passage l'impressionnisme, le néo-impressionnisme, le fauvisme et, bien sûr, le cubisme. L'exposition a été présentée au Musée Jacquemart-André de Paris, mais a très peu voyagé. Québec est d'ailleurs la première ville d'Amérique du Nord à l'accueillir.
De Caillebotte à Picasso est sans contredit une grande exposition à voir. Peu importe notre degré de connaissance de l'histoire de l'art, la présence de tous ces grands de la peinture réunis sous le même toit est impressionnante. Et que dire de l'effet ressenti lorsque nous entrons dans la deuxième pièce de l'exposition et que nous arrivons face à L'Aubade (1965) de Picasso? Difficile de rester de glace devant cette grande oeuvre placée à quelques pouces de notre nez!
«Au Pérou avec Tintin»
Nous nous dirigeons ensuite vers le Musée de la civilisation. Très différente mais tout aussi intéressante, la dynamique exposition Au Pérou avec Tintin attire et séduit autant les petits que les grands. Très interactif, le périple que nous propose le musée nous transporte vers l'Amérique du Sud, à la découverte de la richesse et de la diversité des civilisations précolombiennes qui se sont développées au Pérou pendant des milliers d'années. Accompagnés par Tintin, Haddock, Tournesol et Milou, les visiteurs ont la chance d'admirer environ 250 objets tirés des richesses artistiques des Incas et des autres cultures andines qui ont fortement inspiré Hergé et ses collaborateurs pour créer les albums Les 7 boules de Cristal et Le Temple du Soleil. L'une des pièces les plus marquantes demeure la momie d'homme qui inspira le personnage de Rascar Capac.
L'intérêt de cette exposition réside dans le fait qu'elle réussit à plaire autant aux enfants avec ses jeux qu'aux passionnés d'histoire avec ses objets appartenant aux anciennes civilisations, sans oublier les fans authentiques des bandes dessinées de Tintin grâce à l'exposition de planches originales des albums. Au Pérou avec Tintin est présentée jusqu'au 6 janvier.
Soirée au Théâtre Périscope
Après un souper dans le Vieux-Québec où les grands restaurants abondent, entre autres le Laurie Raphaël du populaire chef Daniel Vézina, nous nous dirigeons vers le Théâtre Périscope. Lieu de diffusion spécialisé en théâtre de création, le petit établissement de la rue Crémazie nous proposait la surprenante et tout à fait séduisante pièce intitulée Lucy.
Coécrite et mise en scène par Jean-Philippe Joubert, Lucy utilise la danse, la musique, la vidéo et le talent incontestable des sept comédiens sur scène pour nous transporter dans le désert du Nevada le temps d'une soirée. Et c'est réussi. Un spectacle audacieux et rafraîchissant qui rappelle, à ceux qui l'auraient oublié, que Québec est bel et bien une ville de théâtre. Lucy est présentée jusqu'à ce soir et dès mardi, c'est le grand solo de Sophie Cadieux, Cette fille-là, qui prend l'affiche au Périscope.
Luxe et confort à l'Hôtel 71
Après cette journée culturelle bien remplie, nous aurions pu nous laisser tenter par la faune endiablée des discothèques de la Grande Allée, mais c'est le doux confort de notre hôtel qui nous a attirés. Il faut dire que nous n'étions pas attendus n'importe où: notre chambre se trouvait au chic Hôtel 71, situé sur la rue Saint-Pierre dans le Vieux-Port, certainement l'un des plus beaux quartiers du continent.
Le style contemporain, épuré, mais tout de même chaleureux de l'hôtel, grâce à l'omniprésence de bois et de velours, est tout simplement magnifique. Logées dans un prestigieux édifice en pierre grise du XIXe siècle comptant trois façades, les 40 chambres du 71 offrent chacune une vue à couper le souffle. La nôtre donnait sur le fleuve et le Château Frontenac. Accueillant surtout une clientèle d'affaires en semaine, l'Hôtel 71 sait également aller chercher une clientèle d'agrément les fins de semaine grâce entre autres à son service personnalisé et à ses forfaits gourmets, urbains, amoureux ou culturels.
Ainsi, une fois étendus sur le lit douillet que nous rêverions tous d'avoir à la maison, nous n'avons pas réussi à en ressortir avant 10 heures le lendemain matin. Juste à temps pour prendre le petit déjeuner servi dans le café de l'hôtel. Et déjà, nous devions penser à revenir à Montréal, l'estomac bien plein, le corps bien reposé et les idées complètement ressourcées.
Pour informations:
- www.mnba.qc.ca
- www.mcq.org
- www.theatreperiscope.qc.ca
- www.hotel71.ca
Collaboratrice du Devoir
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

