Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    «C’est un produit gagnant»

    Les Vignes retrouvées passe avec succès l’étape de la dégustation

    20 octobre 2012 |Jessica Nadeau | Vin
    Claudie lacroix, Rolland Boudreau et Michel Pilon sont convaincus: Les Vignes retrouvées est d'un très bon rapport qualité-prix.
    Photo: François Pesant - Le Devoir Claudie lacroix, Rolland Boudreau et Michel Pilon sont convaincus: Les Vignes retrouvées est d'un très bon rapport qualité-prix.
    L’été n’est déjà plus qu’un lointain souvenir, mais Les Vignes retrouvées, un vin blanc du Sud- Ouest de la France, ramène en bouche la vivacité des terrasses et des vacances ensoleillées.

    Dans l’arrière-boutique de la SAQ Place-d’Armes, dans le Vieux-Montréal, la directrice, Claudie Lacroix, convie ses conseillers à une dégustation. Celle-ci a été orchestrée à la demande du Devoir, mais l’exercice ressemble à tant d’autres, les employés goûtant en moyenne de deux à quatre nouveaux produits par semaine.


    Au menu


    Il est un peu tôt, en ce frisquet vendredi d’octobre, pour s’attaquer à une bouteille de blanc. Mais Claudie Lacroix se fait rassurante : « Le matin, c’est le meilleur temps pour déguster. Les papilles sont en éveil. » Les verres de dégustation, remplis d’un liquide couleur paille, remplacent donc les cafés et chacun y plonge le nez, humant les effluves floraux qui évoquent les doux après-midis de farniente sous le soleil de Biarritz.


    « Cela sent la poire », s’exclame Claudie Lacroix en inspirant goulument.


    Son collègue, Michel Pilon, se tourne davantage vers les agrumes. « Pamplemousse blanc », tranche-t-il en relevant le nez d’un air connaisseur.


    « Ça goûte vraiment ce que ça sent, résume Rolland Boudreau, un coordonnateur d’activités en succursale qui célébrait, le jour de notre passage, ses douze ans de loyaux services à la SAQ. L’acidité est présente, mais c’est vraiment souple. C’est subtil, avec une très belle finesse. »


    Cépages autochtones


    Les trois goûteurs s’entendent sur le côté vif, le corps et la longueur en bouche des Vignes retrouvées. « Je ne suis pas très blanc, mais celui-ci se démarque franchement », ajoute le coordonnateur, dont les préférences vont généralement aux rouges américains aux saveurs de bois et d’épices.


    La directrice de la succursale s’étonne de voir son bras droit montrer autant d’intérêt pour un blanc, mais se lance dans une petite analyse de son cru : « Pour quelqu’un qui est habitué au rouge, je trouve que c’est une belle entrée dans le blanc. »


    Entre deux gorgées, Claudie Lacroix lui demande ce qu’il servirait en repas avec ce vin de Gascogne. Le coordonnateur hésite quelques secondes, tout au plus : « Crustacés, homard… j’irais même jusqu’aux huîtres. »


    Michel Pilon abonde dans leur sens. « Fruits de mer », lance-t-il d’emblée. Il réfléchit quelques instants, cherche l’inspiration d’une petite lampée : « Ou peut-être bien du poulet au citron sur le barbecue. » Approbation générale. Claudie Lacroix, de son côté, opte plutôt pour une salade de chèvre qui viendrait relever le goût fruité de ce vin sec. Nouvelle manifestation d’appui généralisé.


    Les menus proposés pour l’accord mets-vins sont résolument estivaux et chacun évoque les terrasses bien chaudes du mois d’août. « C’est clairement un vin d’été, lance Michel Pilon. C’est rafraîchissant. Ça se boirait très bien en apéro aussi. »


    Au goût, c’est certainement le gros manseng qui domine, ajoute le jeune conseiller. « Ça me fait penser un peu au brumont, avec plus de gros manseng que de sauvignon. »


    Le gros manseng compose environ 80 % des Vignes retrouvées. Les deux autres cépages, petit corbu et arrufiac, sont des vignes autochtones des Pyrénées. Le premier joue sur le côté aromatique et la finesse du vin, alors que le second, cépage viril pratiquement disparu aujourd’hui, permet généralement d’obtenir un volume en bouche et une belle complexité.


    Rapport qualité-prix


    Il n’aura suffi que de quelques gorgées pour convaincre les trois connaisseurs de la SAQ Place-d’Armes. Ces derniers signifient leur intérêt manifeste à le faire connaître des consommateurs. Étiqueté à 14,60 $, il présente un « potentiel de vente certain », assure Rolland Boudreau. « Nous allons le mettre en dégustation auprès de la clientèle, c’est le meilleur moyen de le faire connaître, ajoute Claudie Lacroix. C’est un produit gagnant. »


    La note ? Rolland Boudreau y va de 8 sur 10, pour son rapport qualité-prix, sa fraîcheur et sa « longueur en bouche qu’on ne retrouve pas si facilement en blanc ».


    Michel Pilon est un peu plus généreux et ose, du bout des lèvres, donner 8,5. « C’est vraiment en raison du prix. S’il avait été plus cher, je ne l’aurais pas aussi bien noté. »


    La directrice de la succursale, Claudie Lacroix, opte avec assurance pour 8,5. « C’est un vin complexe pour le prix. Si je pense à un client qui a 15 $ en poche et qui veut un blanc, il va être vraiment satisfait. »


    Le temps file. Tranquillement, l’heure du dîner approche. L’envie de poursuivre l’exercice autour d’un plat de moules marinières ou d’un saumon à l’aneth se fait sentir. Mais le devoir nous appelle. Presque à regret, Claudie Lacroix rebouche la bouteille et chacun retourne au travail pour faire ce que doit. J’achète quand même une bouteille en prévision du festin d’huîtres du lendemain. Rolland Boudreau avait vu juste : l’accord fut fort agréable.



    Collaboratrice

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel