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Les vins de la semaine - 12 octobre 2012

12 octobre 2012 | Jean Aubry | Vin
(5) à boire d’ici cinq ans
(5 +) se conserve plus de cinq ans
(10+) se conserve dix ans ou plus
© devrait séjourner en carafe
* appréciation en cinq étoiles
La belle affaire
Ormarine 2011, Picpoul de Pinet, France (12,95 $ — 266044)
 
C’est mordant comme un premier gel au sol, saisissant comme un glacial rayon de soleil matinal sur le dos d’un automne usé mais franchement sympathique sur l’huître fraîche stimulée par son filet de jus de citron. Bien sec, léger, simple et vibrant, ce picpoul donne du ressort et sait séduire. (5) **


Le sauternes
Promesse de Rabaud-Promis 2009, Sauternes (29,95 $ — 11818318)
 
L’incursion dans le monde si fascinant des grands moelleux vaut la chandelle ici, surtout à ce prix ! L’occasion est belle aussi de plonger et de lécher au lieu d’éviter et de bouder, surtout d’inscrire au menu d’un foie gras ou d’une pointe de tarte aux pommes ce fruité éclatant et sensuel, brillant de tous ses feux. (5 +) ***1/2

La primeur en blanc
Sauvignon Blanc 2009, Churton, Marlborough, Nouvelle-Zélande (21,70 $ — 10750091)
 
Le sauvignon cède ici sur la trame minérale d’un sancerre, par exemple, ce qu’il gagne sur le plan de l’exotisme et de la richesse. Un blanc sec d’un beau volume dont le fruité gagne en voilure, s’amplifiant sous la tension fine d’une acidité vivace qui porte longuement le palais. Finale vive qui ne déplairait pas à une lotte safran. (5 +) ***1/2

La primeur en rouge
Domaine Langlois-Château 2010, Saumur, France (15,35 $ — 710426)
 
C’est sur un onglet mariné sauce aux poivres que ce cabernet franc a relevé la tête avec un panache qui, dans d’autres circonstances, aurait été interprété comme de l’arrogance mal placée. Pourtant, charpente et densité de fruit s’unissent ici avec conviction et vivacité pour faire la part belle à la pièce de viande. Un régal. (5) ***

L’émotion
Riesling 2011, Cuvée Albert, Albert Mann, Alsace (27,05 $ — 11449746)
 
Le cépage apostrophe rapidement, avec cet air guilleret qui, sur le plan sonore, évoquerait mille gongs en liesse s’agitant aux clochers des villages alsaciens. Il y a de la finesse dans l’arôme, cette approche vivace en bouche, claire une fois de plus sur le plan de la sonorité. Contrasté et croquant comme un matin lumineux. (5) ***
 
 
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