Des vins pour voir venir
Photo: Jean Aubry
En blanc - Château Grinou Grande Réserve 2006, Bergerac (17,55 $ - 850255): si la cuvée Tradition 2007 (15,25 $ - 10674949) n'est pas piquée des hannetons, force est d'admettre que cette Réserve vendue à petit prix n'est pas dénuée d'ambition. Pureté de fruit, volume appréciable, fraîcheur et subtile densité que vient enrichir au passage un boisé parfaitement maîtrisé. Du beau travail d'artiste, qu'il fait bon récompenser. Appréciera à coup sûr la volaille du «temps des f 'nêtres»! ***, 1.
- Pinot Grigio 2007, Santa Margherita (17,90 $ - 964601): le produit phare de cette importante maison familiale (neuf millions de cols !) qui a gonflé la vague de popularité du pinot grigio aux États-Unis, à tel point que le nom même de la maison est devenu une marque chez nos voisions du Sud. Elle livre la marchandise avec sérieux et de façon impeccable, à la fois moderne et soucieuse de l'intégrité fruitée comme de la fraîcheur et de la digestibilité de l'ensemble. Pas mal à l'apéro ou sur le jambon-melon. ***, 1.
- Jurançon «Sève d'Automne» 2005, Domaine Cauhapé (29,50 $ - 10257504) : voilà le blanc sec qu'il faut placer à l'aveugle sous le nez de votre belle-soeur qui s'y connaît en matière de pinard. Elle pensera tour à tour riesling, chenin blanc et sémillon de Bordeaux élevé sur lies. C'est ce qui étonne à tout coup avec ce jurançon sec, perturbant à souhait avec ses flaveurs riches et complexes, polyvalentes à l'extrême, surtout sur un fromage comté, des ris de veau à la crème et sur tous les tapas espagnols réunis. ****, 2.
En rouge
- Perrin Réserve 2005, Côtes du Rhône (31 $ - 10656433): la table est importante, autant en convives qu'en plats? Ce magnum fera en sorte que tout ce beau monde soit servi! Un rouge gonflé de bonnes intentions fruitées, d'une souplesse, d'une agilité en bouche qui le destine à vivre avec vous tout au long du repas. Et même après. Et très digeste avec ça! ***, 1.
- Château Coupe Rose 2006 «les Plots», Minervois (19,05 $ - 914275): bien malin celui qui détaillera avec précision les origines de ce superbe minervois lorsque dégusté à l'aveugle et après une heure de carafe! Une impression de pinot noir s'en dégage pour la texture et les parfums alors que le caractère plus épicé du sud revient chatouiller la finale. Plus substantiel que le 2005 encore disponible ici et là, mais d'un naturel qui étonne chaque fois. Cailles, canard ou cochon braisé, à vous de jouer. ***1/2, 2. ©.
- Château Lamartine 2005, Réserve Particulière, Cahors (21,50 $ - 862904): vous ai-je déjà dit mon affection sincère pour cette maison? Eh bien, c'est fait! Car il y a ici, à bon prix, un terroir, un savoir-faire, une approche gourmande du cépage côt qui me nourrit bien, chaque fois. Attendez de le voir rouler sur vos boulettes de viande...***1/2, 1.
- Santagostino Baglia Soria 2006, Firriato, Sicile (23,95 $ - 10327605): si le boisé empoigne encore à bras le corps et avec puissance cette ambitieuse cuvée composée de néro d'avola et de syrah, force est d'admettre que l'ensemble plaira aux amateurs de vins bien «tassés», capiteux et hautement savoureux. Mais il faudra le passer une bonne heure en carafe avant de le servir à 16 °C sur la viande ou les pâtes tomates/câpres/olives noires de votre choix. ***, 2 ©.
- Lamole di Lamole 2003, Chianti Classico Riserva (25,10 $ - 10844389): confectionné avec soin, ce classique 100 % sangiovese qui ne cède pas aux modes a encore un bel avenir devant lui. En raison de sa matière fruitée bien tassée mais aussi de sa fraîcheur, de ses tanins mûrs mais non surmaturés et de l'élevage qui en décuple la complexité. Longue finale vineuse qui régalera une bonne côte de veau grillée. À surveiller: l'arrivée du délicieux Classico 2006 vendu autour de 20 $, une affaire! ***1/2, 2. ©
- Enfin, une eau-de-vie d'exception qui aura raison de ceux qui titubent, capotent et prennent feu à la seule mention du mot «eau-de-vie»: Canadian Club Whisky 30 ans (180 $ - 11032745). Rien à voir ici avec la «rage tourbée» de certains malts écossais; plutôt cette force tranquille, presque somnolente des rhums du sud avec ce velouté, ce moelleux, ce gras typique et épicé qui allongent longuement la finale. L'un des grands whiskys disponibles de ce côté-ci de l'Atlantique. Disponible aux boutiques Signature. ****1/2.
Champagnes Pol Roger
Le contexte est capital, disait Karl Marx. Il avait raison. Même économique, il est capital, le contexte, bien qu'il puisse aussi ne pas être du tout, mais pas du tout économique... le contexte. Mais voilà, mieux vaut un contexte que pas de contexte du tout! Imaginez-le, maintenant, gastronomique, ce contexte. Voilà déjà une perspective alléchante qui porte, et le vin, et l'assiette, à un niveau qui les sublime tous deux. C'est dans cette optique que la maison champenoise Pol Roger conviait la presse dernièrement. Au programme: six champagnes de la célèbre maison d'Epernay savamment mis en valeur à la table du restaurant Brontë, rue Sherbrooke à Montréal. Le célèbre philosophe, économiste et politicien allemand aurait aimé.
Pourquoi tant de chichis à propos de contexte? Tout simplement parce que le champagne est avant tout un vin, souvent issu de multi-crus, de multi-millésimes et de multi-cépages, mais avant tout un vin et qu'un vin seul, comme chacun le sait, est souvent mal accompagné. Ça, on ne le répétera jamais assez. Pol Roger, donc, maison familiale (un million et demi de bouteilles) qui fêtera ses deux siècles d'existence en 2049, régale avant tout les amateurs non seulement par la constance de ses cuvées mais aussi par ce style unique où la sobriété possède aussi ce petit grain de folie qui ajoute à la magie fine de l'ensemble. Ajoutez-lui les pappardelles de lapin braisé, les pétoncles saisis, le homard de la Nouvelle-Écosse ou le saumon organique et vous voilà bien accompagné. Dans l'ordre dégusté, donc...
- Pure Brut (65 $ - 11143487): dosage zéro (pas d'ajout de sucre au moment du dégorgement) avec, à parts égales, des pinots et du chardonnay. Franchise de ton, aiguisé comme un crayon avec, en bouche, un tracé qui s'arrondit et perdure. Un brut nature qui plaira aux aficionados du genre. ***1/2, 2.
- Extra Cuvée de Réserve Brut (60 $ - 051953): grand classique qui a bien tiré ses leçons de son séjour sur lies (minimum de trois ans) en ajoutant, sans lourdeur aucune, une dimension de profondeur et de satiné au palais. L'un de mes champagnes préférés. ***1/2, 1.
- Extra Cuvée de Réserve Blanc de Blancs Brut 1999 (87 $ - 10663166, à venir en février 2009): un multi-crus de la Côte des Blancs d'une finesse extra avec sa nuance de tilleul, sa bouche longiligne, précise, énergique et très pure. De garde. ****, 2.
- Extra Cuvée de Réserve Brut 1999 (85 $ - 10663123): on saisit déjà la richesse de profondeur, le détail et la vinosité de ce grand vin tout juste dégorgé après plus de sept ans sur lies fines. Il marie force et élégance, ampleur et caractère sur un ensemble encore jeune, judicieusement dosé. Même la côte d'agneau s'inclinera ici. ****, 2.
- Extra Cuvée de Réserve Brut Rosé 1998 (91 $ - 10819562): un charme discret mais en même temps doucement suggestif avec son corps, son fruité substantiel, son velouté de texture affirmé plus encore par ce 15 % de vin rouge des meilleurs crus de Bouzy, de Cumières et d'Ambonnay. Rosé de rêve? ****, 2.
- Cuvée Sir Winston Churchill Brut 1998 (200 $ - 892166): nous y voilà! Le 11e millésime de cette cuvée tout juste dégorgée dont la fougue, la détermination et la soif de convaincre sont à l'image du célèbre homme d'État. Tout ça, oui, mais dans cet esprit de flegme et de pragmatisme très british. Densité, corps, intensité, ardeur, complexité et une longueur «retentissante». Le 1999 qui suivra est prometteur. Grand vin. ****1/2, 3.
***
Exceptionnellement, le lundi 29 décembre prochain, il y aura une chronique vins sur la thématique champenoise et autres bulles. C'est de circonstance, non?
***
Les vins de la semaine
La belle affaire - Salice Salentino Riserva 2004, Cosimo Taurino (15,95 $ - 411892)
À ce prix, voyage garanti dans le temps et jusqu'au bout du talon de la botte italienne avec le cépage negroamaro dont les flaveurs originales, farouches et généreusement paysannes invitent au dépaysement total. L'osso bucco sera sublimé par la chaleur de son registre épicé. 2.
Le sauvignon blanc - Cloudy Bay «Te Koko» 2005, Marlborough, Nouvelle-Zélande (46,25 $ - 10954983)
Je me demande si le sauvignon de ce pays ne réussit pas mieux que celui de la Loire lorsqu'il est fermenté sous bois. Le caractère «de feu» du cépage tient la route ici avec un panache extraordinaire, ajoutant un volume, une ampleur, un séduisant satiné de texture fruitée. Racé. 2.
La primeur en blanc - Pouilly-Fumé 2006, La Moynerie, Michel Redde & Fils (24,90 $ - 962340)
Un véritable délice que ce pouilly véritable, habilement vinifié pour rendre le meilleur d'un fruité qui accuse même une certaine profondeur de saveurs. C'est mûr, avec de la rondeur, de la présence et une longueur qui invitent le filet de turbot ou la morue grillée à se ressaisir...1.
La primeur en rouge - Montecillo Reserva 2003, Rioja (20,30 $ - 928440)
Si le 2002, toujours disponible, offrait déjà ce fondu si disponible et caressant des vins de l'appellation, ce 2003 gonfle un peu plus le torse, ajoutant du volume à l'épaisseur et de la vinosité à une trame veloutée, riche et savamment épicée par l'élevage approprié. Vin de soir, de méditation, de ragoût fumant... 1.
Le vin plaisir - Clos de la Briderie Vieilles Vignes 2007, Touraine Mesland (16,75 $ - 977025)
En voilà un qui va préparer le palais pour les jours fastes qui viennent ou réparer celui qui n'aurait jamais dû s'alourdir entre deux tourtières! Tout simplement brillant par la simplicité, la souplesse, la légèreté, la fraîcheur et la disponibilité d'un fruité digeste, d'une grande pureté. Top! 1.
***
Potentiel de vieillissement du vin: 1, moins de cinq ans; 2, entre six et dix ans; 3, dix ans et plus. ©: le vin gagne à séjourner en carafe.
***
Jean Aubry est l'auteur du Guide Aubry 2009 - Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $.
www.vintempo.com
- Pinot Grigio 2007, Santa Margherita (17,90 $ - 964601): le produit phare de cette importante maison familiale (neuf millions de cols !) qui a gonflé la vague de popularité du pinot grigio aux États-Unis, à tel point que le nom même de la maison est devenu une marque chez nos voisions du Sud. Elle livre la marchandise avec sérieux et de façon impeccable, à la fois moderne et soucieuse de l'intégrité fruitée comme de la fraîcheur et de la digestibilité de l'ensemble. Pas mal à l'apéro ou sur le jambon-melon. ***, 1.
- Jurançon «Sève d'Automne» 2005, Domaine Cauhapé (29,50 $ - 10257504) : voilà le blanc sec qu'il faut placer à l'aveugle sous le nez de votre belle-soeur qui s'y connaît en matière de pinard. Elle pensera tour à tour riesling, chenin blanc et sémillon de Bordeaux élevé sur lies. C'est ce qui étonne à tout coup avec ce jurançon sec, perturbant à souhait avec ses flaveurs riches et complexes, polyvalentes à l'extrême, surtout sur un fromage comté, des ris de veau à la crème et sur tous les tapas espagnols réunis. ****, 2.
En rouge
- Perrin Réserve 2005, Côtes du Rhône (31 $ - 10656433): la table est importante, autant en convives qu'en plats? Ce magnum fera en sorte que tout ce beau monde soit servi! Un rouge gonflé de bonnes intentions fruitées, d'une souplesse, d'une agilité en bouche qui le destine à vivre avec vous tout au long du repas. Et même après. Et très digeste avec ça! ***, 1.
- Château Coupe Rose 2006 «les Plots», Minervois (19,05 $ - 914275): bien malin celui qui détaillera avec précision les origines de ce superbe minervois lorsque dégusté à l'aveugle et après une heure de carafe! Une impression de pinot noir s'en dégage pour la texture et les parfums alors que le caractère plus épicé du sud revient chatouiller la finale. Plus substantiel que le 2005 encore disponible ici et là, mais d'un naturel qui étonne chaque fois. Cailles, canard ou cochon braisé, à vous de jouer. ***1/2, 2. ©.
- Château Lamartine 2005, Réserve Particulière, Cahors (21,50 $ - 862904): vous ai-je déjà dit mon affection sincère pour cette maison? Eh bien, c'est fait! Car il y a ici, à bon prix, un terroir, un savoir-faire, une approche gourmande du cépage côt qui me nourrit bien, chaque fois. Attendez de le voir rouler sur vos boulettes de viande...***1/2, 1.
- Santagostino Baglia Soria 2006, Firriato, Sicile (23,95 $ - 10327605): si le boisé empoigne encore à bras le corps et avec puissance cette ambitieuse cuvée composée de néro d'avola et de syrah, force est d'admettre que l'ensemble plaira aux amateurs de vins bien «tassés», capiteux et hautement savoureux. Mais il faudra le passer une bonne heure en carafe avant de le servir à 16 °C sur la viande ou les pâtes tomates/câpres/olives noires de votre choix. ***, 2 ©.
- Lamole di Lamole 2003, Chianti Classico Riserva (25,10 $ - 10844389): confectionné avec soin, ce classique 100 % sangiovese qui ne cède pas aux modes a encore un bel avenir devant lui. En raison de sa matière fruitée bien tassée mais aussi de sa fraîcheur, de ses tanins mûrs mais non surmaturés et de l'élevage qui en décuple la complexité. Longue finale vineuse qui régalera une bonne côte de veau grillée. À surveiller: l'arrivée du délicieux Classico 2006 vendu autour de 20 $, une affaire! ***1/2, 2. ©
- Enfin, une eau-de-vie d'exception qui aura raison de ceux qui titubent, capotent et prennent feu à la seule mention du mot «eau-de-vie»: Canadian Club Whisky 30 ans (180 $ - 11032745). Rien à voir ici avec la «rage tourbée» de certains malts écossais; plutôt cette force tranquille, presque somnolente des rhums du sud avec ce velouté, ce moelleux, ce gras typique et épicé qui allongent longuement la finale. L'un des grands whiskys disponibles de ce côté-ci de l'Atlantique. Disponible aux boutiques Signature. ****1/2.
Champagnes Pol Roger
Le contexte est capital, disait Karl Marx. Il avait raison. Même économique, il est capital, le contexte, bien qu'il puisse aussi ne pas être du tout, mais pas du tout économique... le contexte. Mais voilà, mieux vaut un contexte que pas de contexte du tout! Imaginez-le, maintenant, gastronomique, ce contexte. Voilà déjà une perspective alléchante qui porte, et le vin, et l'assiette, à un niveau qui les sublime tous deux. C'est dans cette optique que la maison champenoise Pol Roger conviait la presse dernièrement. Au programme: six champagnes de la célèbre maison d'Epernay savamment mis en valeur à la table du restaurant Brontë, rue Sherbrooke à Montréal. Le célèbre philosophe, économiste et politicien allemand aurait aimé.
Pourquoi tant de chichis à propos de contexte? Tout simplement parce que le champagne est avant tout un vin, souvent issu de multi-crus, de multi-millésimes et de multi-cépages, mais avant tout un vin et qu'un vin seul, comme chacun le sait, est souvent mal accompagné. Ça, on ne le répétera jamais assez. Pol Roger, donc, maison familiale (un million et demi de bouteilles) qui fêtera ses deux siècles d'existence en 2049, régale avant tout les amateurs non seulement par la constance de ses cuvées mais aussi par ce style unique où la sobriété possède aussi ce petit grain de folie qui ajoute à la magie fine de l'ensemble. Ajoutez-lui les pappardelles de lapin braisé, les pétoncles saisis, le homard de la Nouvelle-Écosse ou le saumon organique et vous voilà bien accompagné. Dans l'ordre dégusté, donc...
- Pure Brut (65 $ - 11143487): dosage zéro (pas d'ajout de sucre au moment du dégorgement) avec, à parts égales, des pinots et du chardonnay. Franchise de ton, aiguisé comme un crayon avec, en bouche, un tracé qui s'arrondit et perdure. Un brut nature qui plaira aux aficionados du genre. ***1/2, 2.
- Extra Cuvée de Réserve Brut (60 $ - 051953): grand classique qui a bien tiré ses leçons de son séjour sur lies (minimum de trois ans) en ajoutant, sans lourdeur aucune, une dimension de profondeur et de satiné au palais. L'un de mes champagnes préférés. ***1/2, 1.
- Extra Cuvée de Réserve Blanc de Blancs Brut 1999 (87 $ - 10663166, à venir en février 2009): un multi-crus de la Côte des Blancs d'une finesse extra avec sa nuance de tilleul, sa bouche longiligne, précise, énergique et très pure. De garde. ****, 2.
- Extra Cuvée de Réserve Brut 1999 (85 $ - 10663123): on saisit déjà la richesse de profondeur, le détail et la vinosité de ce grand vin tout juste dégorgé après plus de sept ans sur lies fines. Il marie force et élégance, ampleur et caractère sur un ensemble encore jeune, judicieusement dosé. Même la côte d'agneau s'inclinera ici. ****, 2.
- Extra Cuvée de Réserve Brut Rosé 1998 (91 $ - 10819562): un charme discret mais en même temps doucement suggestif avec son corps, son fruité substantiel, son velouté de texture affirmé plus encore par ce 15 % de vin rouge des meilleurs crus de Bouzy, de Cumières et d'Ambonnay. Rosé de rêve? ****, 2.
- Cuvée Sir Winston Churchill Brut 1998 (200 $ - 892166): nous y voilà! Le 11e millésime de cette cuvée tout juste dégorgée dont la fougue, la détermination et la soif de convaincre sont à l'image du célèbre homme d'État. Tout ça, oui, mais dans cet esprit de flegme et de pragmatisme très british. Densité, corps, intensité, ardeur, complexité et une longueur «retentissante». Le 1999 qui suivra est prometteur. Grand vin. ****1/2, 3.
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Exceptionnellement, le lundi 29 décembre prochain, il y aura une chronique vins sur la thématique champenoise et autres bulles. C'est de circonstance, non?
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Les vins de la semaine
La belle affaire - Salice Salentino Riserva 2004, Cosimo Taurino (15,95 $ - 411892)
À ce prix, voyage garanti dans le temps et jusqu'au bout du talon de la botte italienne avec le cépage negroamaro dont les flaveurs originales, farouches et généreusement paysannes invitent au dépaysement total. L'osso bucco sera sublimé par la chaleur de son registre épicé. 2.
Le sauvignon blanc - Cloudy Bay «Te Koko» 2005, Marlborough, Nouvelle-Zélande (46,25 $ - 10954983)
Je me demande si le sauvignon de ce pays ne réussit pas mieux que celui de la Loire lorsqu'il est fermenté sous bois. Le caractère «de feu» du cépage tient la route ici avec un panache extraordinaire, ajoutant un volume, une ampleur, un séduisant satiné de texture fruitée. Racé. 2.
La primeur en blanc - Pouilly-Fumé 2006, La Moynerie, Michel Redde & Fils (24,90 $ - 962340)
Un véritable délice que ce pouilly véritable, habilement vinifié pour rendre le meilleur d'un fruité qui accuse même une certaine profondeur de saveurs. C'est mûr, avec de la rondeur, de la présence et une longueur qui invitent le filet de turbot ou la morue grillée à se ressaisir...1.
La primeur en rouge - Montecillo Reserva 2003, Rioja (20,30 $ - 928440)
Si le 2002, toujours disponible, offrait déjà ce fondu si disponible et caressant des vins de l'appellation, ce 2003 gonfle un peu plus le torse, ajoutant du volume à l'épaisseur et de la vinosité à une trame veloutée, riche et savamment épicée par l'élevage approprié. Vin de soir, de méditation, de ragoût fumant... 1.
Le vin plaisir - Clos de la Briderie Vieilles Vignes 2007, Touraine Mesland (16,75 $ - 977025)
En voilà un qui va préparer le palais pour les jours fastes qui viennent ou réparer celui qui n'aurait jamais dû s'alourdir entre deux tourtières! Tout simplement brillant par la simplicité, la souplesse, la légèreté, la fraîcheur et la disponibilité d'un fruité digeste, d'une grande pureté. Top! 1.
***
Potentiel de vieillissement du vin: 1, moins de cinq ans; 2, entre six et dix ans; 3, dix ans et plus. ©: le vin gagne à séjourner en carafe.
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Jean Aubry est l'auteur du Guide Aubry 2009 - Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $.
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