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    Tango culinaire

    17 août 2012 |Philippe Mollé | Restaurants
    L’Atelier d’Argentine, qui a pris la place de l’ancien restaurant DNA, a gardé le même décor créé par Bruno Braën.
    Photo: François Pesant Le Devoir L’Atelier d’Argentine, qui a pris la place de l’ancien restaurant DNA, a gardé le même décor créé par Bruno Braën.

    Restaurant L’Atelier d’Argentine

    355, rue Marguerite-D’Youville,
    Vieux-Port de Montréal,
    514 287-3362

    Un restaurant en remplace un autre et passe du cochon à son meilleur au boeuf de la pampa argentine. En d’autres termes, le défunt DNA a fait place à L’Atelier d’Argentine. Mis à part quelques ajouts, le restaurant est toutefois demeuré le même côté décor, lequel avait été créé avec talent par Bruno Braën : même espace moderne agencé avec élégance, même bar causy.

    Les propriétaires ont fait appel à une chef de Buenos Aires pour offrir une carte qui témoigne du dynamisme de cette ville en matière d’art culinaire. On se cherche toutefois encore un chef à demeure depuis l’ouverture, mais cela n’affecte en rien la qualité et l’originalité des plats servis.


    J’avais invité un ami qui aime spécialement le tango argentin et qui, lors d’un voyage en Argentine, avait participé à des cours à Buenos Aires. Sous les recommandations du serveur, mon invité et moi avons commandé un malbec importé d’Argentine.


    Le boeuf argentin est l’un des meilleurs au monde, mais soyez rassurés - et la carte joliment présentée en témoigne -, il existe autant de spécialités que de vins disponibles. À ma grande surprise, les prix affichés sur la carte sont raisonnables. De plus, on propose le midi un choix intéressant pour 20 $. La carte, qui présente un vaste choix de viande, de volaille et de poisson, permet d’imaginer que Buenos Aires offre une restauration très actuelle et cosmopolite.


    En entrée, mon invitéopte pour le gaspacho de tomates jaunes et sa touche de framboise, tandis que je choisis les languettes de pain grillées et croustillantes au fromage de chèvre, qui rejoindront la toute petite mais suffisante salade de mesclun garnie d’un peu de provolone.


    Le potage froid était goûteux, bien assaisonné et sans aucune amertume. La touche de framboise apportait un soupçon d’acidité bénéfique à l’ensemble, tout comme l’échalote. Pour ce qui est de mon entrée, deux belles languettes de pain grillé sur lesquelles reposait une couche de fromage de chèvre assaisonné s’acoquinaient fort bien avec la petite salade. Un mélange simple, croustillant et bien fait, qui peut aisément rendre les palais heureux.


    Pour la suite, nous avons opté pour un demi-poulet de Cornouailles grillé et fini au four et un filet de bar cuit sur peau et, à ma grande surprise, présenté sur un lit de quinoa et de tomates servi froid. Rien de désagréable, surtout par une chaude journée humide, mais il aurait été bon que cela soit précisé au menu. Le poisson, très frais, était parfaitement cuit, mais il manquait néanmoins de caractère.


    Le demi-coquelet-de-roche était, quant à lui, très goûteux et savoureux à souhait. Il reposait sur une polenta grillée, le tout nappé d’une courte sauce au citron.


    Pour terminer le repas, on propose un classique de la cuisine d’Argentine, soit de fines crêpes garnies de confiture de lait. Il s’agit d’un dessert assez sucré, qui nous a permis d’apprécier un merveilleux café, digne des grandes tables d’Italie, et pourquoi pas d’Argentine.


    L’Atelier d’Argentine mérite le détour en permettant un survol de cette culture gastronomique plutôt méconnue chez nous. On y offre aussi un superbe choix de vins au verre à prix moindre qu’ailleurs pour une qualité identique.

     

    Prix payé le midi pour deux personnes, avec une bouteille de vin, avant service mais taxes comprises : 108,06 $.


    Plus : dans un très joli décor, on peut goûter une cuisine différente.


    Moins : il est parfois difficile de trouver du stationnement.

     

    ***


    Rectificatif


    Une erreur due à une confusion s’est glissée dans mon texte La Suisse sans les hauteurs du 3 août dernier quant à la facture payée au restaurant La Raclette, à Montréal. Il aurait fallu lire que la somme payée pour trois personnes, avec taxes et service mais sans le vin, était de 153,38 $, et non de 170 $ avant taxes et service, comme cela était indiqué. Toutes mes excuses.


    ***
     

    Collaborateur

    L’Atelier d’Argentine, qui a pris la place de l’ancien restaurant DNA, a gardé le même décor créé par Bruno Braën. Pour son élégance et son menu qui fait un survol de la culture gastronomique argentine, L’Atelier d’Argentine vaut le détour.
     
     
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