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St. Cyr, le bistro de Lili

Philippe Mollé   24 février 2012  Restaurants
Le nouveau restaurant St. Cyr, un endroit bien aménagé à l’angle de Saint-Laurent et de Sainte-Catherine, fait revivre ce coin de Montréal.<br />
Photo : François Pesant - Le Devoir
Le nouveau restaurant St. Cyr, un endroit bien aménagé à l’angle de Saint-Laurent et de Sainte-Catherine, fait revivre ce coin de Montréal.

À retenir

    Restaurant bistro St. Cyr
    22, rue Sainte-Catherine Est, Montréal
    514 587-6222.
C'est dans la foulée des ouvertures que le nouveau restaurant St. Cyr, dans le Quartier des spectacles de Montréal, a ouvert dernièrement à l'angle de Saint-Laurent et de Sainte-Catherine. Un établissement qui tranche quelque peu dans ce coin, tant par son architecture moderne que par la formule que l'on a voulu y créer.

Le resto possède une section avec un bar moderne, des tables rapprochées et un coin plus cosy avec des banquettes pour permettre les tête-à-tête amoureux ou encore les repas d'affaires.

Les tables sont à l'image de celles des autres restaurants du genre et on peut voir les mêmes verres à vin et des celliers bien en vue. Le personnel est jeune et semble répéter une leçon apprise pour chacun des services sans vraiment être convaincu.

Si le nom donné à cet établissement est en quelque sorte un hommage à Lili St-Cyr, une icône du célèbre Théâtre Gayety qui faisait se déplacer les foules dans les années 50, on retrouve ici un mélange de rétro et de moderne qui s'affiche à travers les grandes baies vitrées entourant ce nouveau bistro de la rue Sainte-Catherine.

Après nous avoir apporté du beurre, puis présenté un beau choix de pain, on nous donne le menu, qui chaque jour de semaine revisite des classiques de bistros ou de grandes brasseries comme on en trouve à Paris.

Si les prix sont clairement affichés sur le menu, il y a tout de même surprise lors de l'addition.

Pour le midi, rien de vraiment compliqué pour les deux clients que nous sommes, surtout que, pour ma part, je m'applique à suivre mes bonnes résolutions.

Ce sera donc la salade du moment avec sa vinaigrette maison, le potage de courge musquée et de carotte, puis la morue charbonnière aux petits légumes. Un choix qui a priori enchante aussi mon invitée.

Pourquoi donc la majorité des restaurants n'accordent-ils pas plus d'intérêt à la salade? Il ne suffit pas de prendre quelques feuilles de laitue, de les disposer dans une assiette et de servir le tout avec une vinaigrette quelconque. C'est exactement ce qu'était ma salade qui, presque fade, nécessita le sel du moulin.

Par contre, le potage de courge était fin, délicat et très bien parfumé. Une touche de crème montée venait adoucir et colorer le tout.

La morue noire, ou charbonnière, est l'un des meilleurs poissons qui soient. Servie avec un beurre citronné, la nôtre reposait sur sa peau et sur un lit de légumes, dont une majorité excessive de pois mange-tout. Le poisson aurait gagné ici à être cuit une minute ou deux de plus.

Le dessert, un mélange de fruits rouges nappé d'une meringue italienne sur fond de nougat glacé, joliment présenté, réconforta néanmoins mon invitée, qui aime le sucré. À mon avis, toutefois, il y avait un manque d'équilibre évident.

La meringue étant très sucrée, il aurait été bon d'y ajouter une touche d'acidité, comme du citron vert ou au yusu, ce fruit devenu tellement à la mode au Québec qu'on pourrait croire qu'il pousse ici.

Voilà un départ ordinaire pour une première de spectacle, qui aurait dû être un sans-faute. Le service est bon, bien qu'un peu empressé, et la carte des vins est intéressante, mais attention, les prix peuvent parfois surprendre, par exemple quand, le midi, deux verres de vin coûtent presque le prix de la bouteille.

Plus: le resto fait revivre ce coin de Montréal et les années 50, et c'est un endroit bien aménagé.

Moins:
une cuisine qui manque de précision et des prix passablement élevés pour le quartier (deux espressos ont coûté 8 $).

Prix payé pour deux personnes le midi avec deux cafés et deux verres de vin, taxes comprises mais avant le service: 100,03 $.

Carte et menu disponibles en plus de la table d'hôte.

***

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  • Pierre Laperrière - Abonné
    24 février 2012 14 h 05
    Le St. Cyr
    Le nom du restaurant contrevient à la Loi 101. L'abréviation de 'Saint' en français est tout simplement 'St' vu la présence de la dernière lettre du mot. 'St.' est typiquement une abréviation anglaise. Le restaurant devrait s'appeler 'Le St-Cyr', comme l'école militaire française.

    PL
  • Pierre Véronneau - Abonné
    31 mars 2012 15 h 51
    Lili St. Cyr, auquel renvoie le nom du restaurant, écrivait son nom avec un point, à l'anglaise, car il s'agit d'un pseudonyme choisi par une artiste américaine. Le restaurant ne contrevient pas à la loi 101. Réservons les revendications pour de vrais raisons... sociales.
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