Voyage en Thaïlande en classe économique
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Les chefs du restaurant Thaïlande à l’œuvre.
À retenir
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Restaurant Thaïlande
88, rue Bernard Ouest, Outremont, 514 271-6733
J'ai déjà un préjugé favorable envers la Thaïlande, sa cuisine et la richesse des produits qu'on y trouve. J'avais convié une amie, chargée de guides et de questions et qui souhaitait partir pour six semaines, à un souper en semaine au restaurant Thaïlande. Ouvert en 1987, ce restaurant est l'un des pionniers du genre à Montréal.
On a conservé chez Thaïlande les coussins traditionnels qu'on retrouve partout dans les maisons de ce pays et qui remplacent aisément chaises ou banquettes. Mais il y a aussi des tables et des chaises classiques pour ceux qui préfèrent s'asseoir à l'occidentale.
Hélas, si la nourriture servie est demeurée assez fidèle à l'originale, le décor n'a guère changé et mériterait, lui, un rafraîchissement radical afin d'être modernisé. On mange bien dans ces lieux, mais le décor, banal, suscite peu d'intérêt.
Les propriétaires sont néanmoins de vrais Thaïlandais, et qui parlent français. Il faut souligner cette intégration réussie, qui se voit jusque dans le service. La gastronomie thaïlandaise est l'une des plus riches de l'Asie.
La multitude de produits disponibles, plus particulièrement dans le Sud, est toujours surprenante pour les visiteurs, surtout en ce qui concerne les poissons et fruits de mer. Les légumes font aussi abondamment partie de l'alimentation des Thaïlandais, avec les soupes, les nouilles et le riz.
Mon invitée m'a laissé décider du menu, tandis qu'elle feuilletait ses guides de voyage dans l'espoir d'y trouver des réponses à toutes ses questions.
Contrairement à ce que certains peuvent croire, la papaye verte n'est en aucun cas une papaye non encore mûre. Il s'agit d'une variété offerte dans les épiceries asiatiques, et parfois au marché Jean-Talon.
En commandant une salade de papaye verte, je me suis rappelé mon dernier voyage en Thaïlande et comment on y préparait ce plat frais dans une famille de Bangkok. La salade, composée d'une julienne de papaye, d'une julienne de carotte, de dés de tomate, de citron vert et de coriandre, est absolument divine. Voilà la preuve qu'une simple salade peut devenir un grand plat.
Les caris ou pâtes de cari rouge, vert et jaune qu'on utilise dans cette cuisine presque toujours relevée sont en fait des purées concentrées de poivrons à divers degrés. Ils servent à rehausser les plats, mais surtout les sauces, et sont adoucis par le lait de coco à la toute fin. Le cari de boeuf (kaeng phed) est parfumé avec du basilic thaïlandais et se compose de lamelles de boeuf très tendre, de légumes, le tout nappé de sauce au cari rouge fine et bien dosée.
Le riz, un aliment incontournable dans toutes les cuisines de ce continent, vient en complément. Il remplace le pain et, dans bien des cas, c'est le seul aliment consommé, auquel on ajoute sauce et divers ingrédients.
Il nous fallait goûter aux calmars, comme seuls savent les préparer à la perfection les pêcheurs de l'Asie. Découpé finement et ciselé, le mollusque a été sauté rapidement et était accompagné d'épinards et de gingembre. Un mélange savoureux et raffiné qui nous a ravis.
Comme le dit la chanson, «il suffirait de presque rien», de la main d'un designer, par exemple, pour redonner du lustre à ce restaurant de la rue Bernard, dans Outremont.
Quant au service, il est attentif, sauf pour le vin, qu'on vous laisse vous servir à votre rythme et à votre gré. Oubliez les desserts et le thé au jasmin, très ordinaire, et concentrez-vous plutôt sur votre futur voyage à faire en Thaïlande.
Prix payé pour deux personnes le soir avec une bouteille de vin (Woodbridge), taxes comprises mais avant service, 83 $.
Plus: la qualité d'une cuisine toujours égale, bien équilibrée, des prix compétitifs.
Moins: un décor qui aurait besoin d'être rafraîchi et un service correct, mais sans plus.
***
Collaborateur du Devoir
On a conservé chez Thaïlande les coussins traditionnels qu'on retrouve partout dans les maisons de ce pays et qui remplacent aisément chaises ou banquettes. Mais il y a aussi des tables et des chaises classiques pour ceux qui préfèrent s'asseoir à l'occidentale.
Hélas, si la nourriture servie est demeurée assez fidèle à l'originale, le décor n'a guère changé et mériterait, lui, un rafraîchissement radical afin d'être modernisé. On mange bien dans ces lieux, mais le décor, banal, suscite peu d'intérêt.
Les propriétaires sont néanmoins de vrais Thaïlandais, et qui parlent français. Il faut souligner cette intégration réussie, qui se voit jusque dans le service. La gastronomie thaïlandaise est l'une des plus riches de l'Asie.
La multitude de produits disponibles, plus particulièrement dans le Sud, est toujours surprenante pour les visiteurs, surtout en ce qui concerne les poissons et fruits de mer. Les légumes font aussi abondamment partie de l'alimentation des Thaïlandais, avec les soupes, les nouilles et le riz.
Mon invitée m'a laissé décider du menu, tandis qu'elle feuilletait ses guides de voyage dans l'espoir d'y trouver des réponses à toutes ses questions.
Contrairement à ce que certains peuvent croire, la papaye verte n'est en aucun cas une papaye non encore mûre. Il s'agit d'une variété offerte dans les épiceries asiatiques, et parfois au marché Jean-Talon.
En commandant une salade de papaye verte, je me suis rappelé mon dernier voyage en Thaïlande et comment on y préparait ce plat frais dans une famille de Bangkok. La salade, composée d'une julienne de papaye, d'une julienne de carotte, de dés de tomate, de citron vert et de coriandre, est absolument divine. Voilà la preuve qu'une simple salade peut devenir un grand plat.
Les caris ou pâtes de cari rouge, vert et jaune qu'on utilise dans cette cuisine presque toujours relevée sont en fait des purées concentrées de poivrons à divers degrés. Ils servent à rehausser les plats, mais surtout les sauces, et sont adoucis par le lait de coco à la toute fin. Le cari de boeuf (kaeng phed) est parfumé avec du basilic thaïlandais et se compose de lamelles de boeuf très tendre, de légumes, le tout nappé de sauce au cari rouge fine et bien dosée.
Le riz, un aliment incontournable dans toutes les cuisines de ce continent, vient en complément. Il remplace le pain et, dans bien des cas, c'est le seul aliment consommé, auquel on ajoute sauce et divers ingrédients.
Il nous fallait goûter aux calmars, comme seuls savent les préparer à la perfection les pêcheurs de l'Asie. Découpé finement et ciselé, le mollusque a été sauté rapidement et était accompagné d'épinards et de gingembre. Un mélange savoureux et raffiné qui nous a ravis.
Comme le dit la chanson, «il suffirait de presque rien», de la main d'un designer, par exemple, pour redonner du lustre à ce restaurant de la rue Bernard, dans Outremont.
Quant au service, il est attentif, sauf pour le vin, qu'on vous laisse vous servir à votre rythme et à votre gré. Oubliez les desserts et le thé au jasmin, très ordinaire, et concentrez-vous plutôt sur votre futur voyage à faire en Thaïlande.
Prix payé pour deux personnes le soir avec une bouteille de vin (Woodbridge), taxes comprises mais avant service, 83 $.
Plus: la qualité d'une cuisine toujours égale, bien équilibrée, des prix compétitifs.
Moins: un décor qui aurait besoin d'être rafraîchi et un service correct, mais sans plus.
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