Restaurant Ariel, un p'tit coup de vieux
Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir
L’endroit n’a pas changé depuis plus de 15 ans, à part quelques améliorations ici et là, de beaux tableaux et l’aménagement d’une terrasse, utilisable hiver comme été.
À retenir
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Restaurant Ariel, 2072, rue Drummond, Montréal, 514 282-9790
Le restaurant Ariel de la rue Drummond est sans aucun doute l'un des moins visibles de Montréal. L'établissement a pourtant su faire son bout de chemin malgré les vents et marées de la restauration montréalaise. L'endroit est comme il était il y a plus de 15 ans, à part quelques améliorations ici et là, de beaux tableaux et l'aménagement d'une terrasse, utilisable hiver comme été.
Une petite salle adjacente permet aussi les rassemblements privés. Mais le temps des Fêtes et des partys n'est pas le moment idéal pour évaluer le service et la cuisine d'un resto, me direz-vous. Au contraire, c'est le meilleur moment pour moi d'évaluer la constance de tout établissement qui se doit de répondre aux exigences de la clientèle en tout temps. Car personne ne vous fera une réduction parce que le restaurant est très occupé durant le temps des Fêtes.
Le menu, présenté sous forme de table d'hôte, est simple et se compose de quatre entrées et de quatre ou cinq plats, le tout à des prix variant de 25 $ à 28 $. Certes, le restaurant était plein, mais ce n'est pas une excuse pour oublier de servir le pain, qu'il fallut réclamer. De plus, personne n'est venu nous parler de dessert et le pied de l'un de nos verres à vin était ébréché. Bref, les temps ont changé, tout comme la cuisine que l'on servait, qui était fine et délicate, voire raffinée. Cette fois, mon invité et moi avons opté pour un étagé de betterave au fromage de chèvre, suivi d'une morue aux lentilles avec champignons crème et lanières de poivron rouge.
Les betteraves sont probablement l'un des plats les plus faciles à réaliser en cuisine. Pourtant, les quatre ou cinq tranches de betterave montées en étage étaient dures, assez croquantes même, et une plus ou moins purée de fromage de chèvre frais était déposée entre elles. Le tout reposait sur des feuilles de roquette. Rien là de très original; rien de vraiment goûteux non plus.
La morue d'Alaska sur peau est un magnifique poisson. Bien cuite, très fraîche, sa chair se défaisait à merveille, mais l'ensemble, servi tiède, ne rendait pas justice au poisson, ni aux lentilles et aux champignons largement crémés. Dommage, car on venait de gâcher ici l'un des poissons les plus nobles qui soient.
Le propriétaire, Dan, est un grand amateur de vin. Sa cave en témoigne et il propose au verre des vins surprenants, comme un Saint-Chinian blanc riche et moelleux à souhait pour s'accorder avec la crème et les champignons.
On termine donc cette année de visites dans les restaurants de Montréal et sa banlieue sur une note partagée.
Prix payé le midi pour deux personnes, avec deux verres de vin, avant taxes et service: 79,50 $.
Plus: un endroit secret très agréable, surtout avec la terrasse.
Moins: une cuisine inconstante et un service des plus ordinaires.
***
Collaborateur du Devoir
Une petite salle adjacente permet aussi les rassemblements privés. Mais le temps des Fêtes et des partys n'est pas le moment idéal pour évaluer le service et la cuisine d'un resto, me direz-vous. Au contraire, c'est le meilleur moment pour moi d'évaluer la constance de tout établissement qui se doit de répondre aux exigences de la clientèle en tout temps. Car personne ne vous fera une réduction parce que le restaurant est très occupé durant le temps des Fêtes.
Le menu, présenté sous forme de table d'hôte, est simple et se compose de quatre entrées et de quatre ou cinq plats, le tout à des prix variant de 25 $ à 28 $. Certes, le restaurant était plein, mais ce n'est pas une excuse pour oublier de servir le pain, qu'il fallut réclamer. De plus, personne n'est venu nous parler de dessert et le pied de l'un de nos verres à vin était ébréché. Bref, les temps ont changé, tout comme la cuisine que l'on servait, qui était fine et délicate, voire raffinée. Cette fois, mon invité et moi avons opté pour un étagé de betterave au fromage de chèvre, suivi d'une morue aux lentilles avec champignons crème et lanières de poivron rouge.
Les betteraves sont probablement l'un des plats les plus faciles à réaliser en cuisine. Pourtant, les quatre ou cinq tranches de betterave montées en étage étaient dures, assez croquantes même, et une plus ou moins purée de fromage de chèvre frais était déposée entre elles. Le tout reposait sur des feuilles de roquette. Rien là de très original; rien de vraiment goûteux non plus.
La morue d'Alaska sur peau est un magnifique poisson. Bien cuite, très fraîche, sa chair se défaisait à merveille, mais l'ensemble, servi tiède, ne rendait pas justice au poisson, ni aux lentilles et aux champignons largement crémés. Dommage, car on venait de gâcher ici l'un des poissons les plus nobles qui soient.
Le propriétaire, Dan, est un grand amateur de vin. Sa cave en témoigne et il propose au verre des vins surprenants, comme un Saint-Chinian blanc riche et moelleux à souhait pour s'accorder avec la crème et les champignons.
On termine donc cette année de visites dans les restaurants de Montréal et sa banlieue sur une note partagée.
Prix payé le midi pour deux personnes, avec deux verres de vin, avant taxes et service: 79,50 $.
Plus: un endroit secret très agréable, surtout avec la terrasse.
Moins: une cuisine inconstante et un service des plus ordinaires.
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