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La petite maison cachée de Longueuil

Philippe Mollé   11 septembre 2009  Restaurants
L’Oliveto a fait sa niche dans une demeure transformée en un petit restaurant.
Photo : Jacques Grenier
L’Oliveto a fait sa niche dans une demeure transformée en un petit restaurant.
Il faut être au courant pour deviner ce qui se cache derrière la façade de cette maison bleue de la rue Saint-Jean, à Longueuil, qui affiche «terrasse à l'arrière». Il s'agit en fait d'une demeure transformée en un petit restaurant qui accueille ses convives le midi avec la radio parfois un peu forte. Dès midi, les habitués prennent possession de leur table. L'établissement s'étale en longueur et présente une certaine intimité. L'endroit est relativement dépouillé, non sans charme, laissant apparaître sur les murs de larges miroirs et, dans la salle du fond, des fenêtres qui donnent avec élégance sur la cour arrière.

Dommage, car l'abondance de guêpes empêche de profiter d'un espace privilégié en terrasse. Les tables sont dressées avec harmonie et goût et invitent à la découverte gourmande. De beaux verres et des serviettes de coton réjouissent l'âme avant la bouche et le ventre.

Rien de très nouvelle cuisine ou cuisine «tendance» ici. On joue la sécurité, le conformisme, qui peuvent aussi faire du bien quand cette cuisine est bien faite. Tant le midi que le soir, la table d'hôte y est offerte à bon prix et sans surprise. L'étonnement viendrait plutôt de la carte et du choix qui y est proposé. Un amalgame de cuisine française, une touche d'Italie, un soupçon de bistro et, bien sûr, la salade César pour faire plaisir à tous.

Rien de très sophistiqué là, mais j'opte ce midi — pourquoi pas? — pour la salade César de l'Oliveto, qui constitue l'exemple d'une recette tellement modifiée qu'elle en a oublié ses origines américaines. Ici, la salade est bien constituée de romaine, mais sans croûtons, fade et avec un assaisonnement qui laisse à peine deviner le parmesan. Pour les anchois, souvent facultatifs, ils sont comme les croûtons, demeurés absents.

Depuis quelques années au Québec, le confit de canard est devenu presque un «classique» de la culture alimentaire de la Belle Province. D'abord salées avant d'être lentement confites, les cuisses sont ensuite réchauffées au four afin de conserver leur peau croustillante et, à l'intérieur, des chairs tendres et moelleuses.

Joliment présentée sur des légumes, la cuisse de canard était nappée d'une sauce brune, ce qui enlève le plaisir de la peau croustillante et humidifie la garniture de légumes sans raison.

La maison se targue, à juste raison, d'avoir une belle carte des vins. Des vins vendus assez cher tant au verre qu'à la bouteille.

On précise, arrivé à la fin du repas, que les desserts sont faits «maison», sauf les sorbets. La mousse au chocolat ressemble plus à une ganache sortie tout droit du réfrigérateur qu'à une mousse légère et délicate. Néanmoins, le plat final, bien présenté, demeure agréable sans être extravagant.

Voilà un petit restaurant de quartier sans signe particulier, avec un décor modeste qui coïncide avec une cuisine à laquelle il manque la touche magique du bonheur dans l'assiette.

Si le service est rapide, il manque de courtoisie et même d'une touche de sourire qui embellirait la place comme par magie.

***

Restaurant l'Oliveto

205, rue Saint-Jean, Longueuil 450 677-8743

- Prix payé le midi avec un verre de vin et un café, avant service, mais avec taxes, 39,75 $.

- Plus: pour ceux qui aiment l'esprit d'une maison et un vaste choix sur la carte.

- Moins: une cuisine indéfinie, qui mélange les styles. Un manque d'amabilité et un service froid.

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Collaborateur du Devoir

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Les bonnes fourchettes du mois

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Le Château

5161, rue Marie-Victorin

Contrecoeur

450 587-2171

Rien n'a changé en 20 ans. Les pommes dauphines, les escargots, l'escalope de veau, ou le bon vieux steak au poivre que prépare toujours au fourneau le chef Michel. J'aime parfois retrouver cette cuisine rassurante et réconfortante.

***

Le Canard huppé

2198, chemin Royal

Saint-Laurent (île d'Orléans)

418 828-2292

Après presque un an de travaux, l'auberge Le Canard huppé est prête à recevoir les gourmets. Dans un site enchanteur, sur le chemin Royal, à l'île d'Orléans, on savoure les produits locaux, le canard et le talent du chef propriétaire. Belle cave à vins.

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Le Panaché

210, rue Eddy, Gatineau

819 777-7771

Un restaurant qui se distingue dans la région, où l'on sert une cuisine raffinée qui mise sur les produits locaux. Agneau, gibier et champignons, foie gras de canard, et une belle table d'hôte qu'il est possible d'agencer soi-même.

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le Bistro à Champlain

Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

450 228-4988

Ne vous y trompez pas, si le vin coule à flots, Riopelle s'y trouve bien représenté et on mange merveilleusement dans ce bistrot de monsieur Champlain. Champlain Charest et Monique Nadeau vous accueillent verre à la main pour une soirée inoubliable avec ou sans Yquem.
 
 
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