Un bon petit resto qui ne paie pas de mine
Photo : Jacques Grenier
Au restaurant Le Vin levain, à l’île des Soeurs, les petites salades constituent la base de presque toutes les tables d’hôte du midi, en partage avec la soupe du jour.
Jadis, j'aimais l'île des Soeurs, garnie de verdure, d'arbres; c'était une réserve d'oiseaux proche du fleuve, parfaite pour y flâner et respirer. Si le nom est toujours présent, l'âme n'y est plus et le béton a remplacé les espaces verts, les oiseaux se sont tus et les restaurants demeurent toujours aussi ordinaires.
D'ailleurs, même les richissimes propriétaires de condos luxueux, de Porsche Cayenne, ne comprennent pas pourquoi il n'y a pas de «grand restaurant» sur l'île. Dans ce cas, mieux vaut se rabattre sur des valeurs sûres et manger bon et simplement.
Les développements de Bell Canada, l'installation de nouvelles sociétés, ont indéniablement ramené quelques chaînes de restauration rapide, mais aussi un petit bistro-café qui s'impose sans prétention avec ses plats du jour, ses spécialités et ses pâtisseries.
D'un côté, il y a le vin, avec de petits crus, y compris la mise en valeur de producteurs québécois installés à l'étranger; de l'autre, tout ce qui touche le développement du levain: pains, miches, fougasses, pizzas et autres pâtes levées, sans oublier de très bons sandwichs pour emporter.
Les petites salades constituent la base de presque toutes les tables d'hôte du midi, en partage avec la soupe du jour. La soupe était ce jour-là une crème de légumes et de courge, onctueuse, fine et délicate, parfaitement assaisonnée, tout comme la salade de «vrai» mesclun assaisonnée avec, enfin, une vinaigrette sans sucre!
Les ris de veau au miel et épices furent, avec le saumon de l'Atlantique de mon invité, nos choix de plats principaux. Les ris de veau n'étaient pas de belles pommes, mais plutôt de petits morceaux joliment présentés et bien cuisinés. Une garniture de légumes de saison venait égayer l'ensemble du plat.
Le saumon, cuit à la perfection, bénéficiait d'une sauce courte, de petits légumes et de riz pilaf.
Rien de prétentieux dans cette cuisine et dans la simplicité exemplaire du service, doté d'une touche amicale d'espagnol. Et le choix de vins au verre permet l'évasion sans abus.
Pour les desserts, l'offre est classique: mousse au chocolat, crème caramel, salades de fruits.
Encore là, nous sommes dans un bistro s'inscrivant en bien dans l'univers bétonné et qui redonne de l'espoir aux amoureux du temps passé.
Plus: des plats du jour accessibles qui changent chaque jour.
Moins: des serviettes de papier et un café pas assez chaud.
Prix payé pour deux personnes le midi avec deux verres de vin, avant service mais taxes comprises: 82 $.
Restaurant Le Vin levain, 7, place du Commerce, île des Soeurs, 514 767-0966.
***
Collaborateur du Devoir
***
Les bonnes fourchettes du mois
Le Château
5161, rue Marie-Victorin, Contrecoeur
450 587-2171
Rien n'a changé en 20 ans. Les pommes dauphines, les escargots, l'escalope de veau, ou le bon vieux steak au poivre que prépare toujours au fourneau le chef Michel. J'aime parfois retrouver cette cuisine rassurante et réconfortante.
***
Le Canard huppé
2198, chemin Royal, Saint-Laurent (île d'Orléans)
418 828-2292
Après presque un an de travaux, l'auberge Le Canard huppé est prête à recevoir les gourmets. Dans un site enchanteur, sur le chemin Royal, à l'île d'Orléans, on savoure les produits locaux, le canard et le talent du chef propriétaire. Belle cave à vins.
***
Le Panaché
210, rue Eddy, Gatineau
819 777-7771
Un restaurant qui se distingue dans la région, où l'on sert une cuisine raffinée qui mise sur les produits locaux. Agneau, gibier et champignons, foie gras de canard, et une belle table d'hôte qu'il est possible d'agencer soi-même.
***
le Bistro à Champlain
Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson
450 228-4988
Ne vous y trompez pas, si le vin coule à flots, Riopelle s'y trouve bien représenté et on mange merveilleusement dans ce bistrot de monsieur Champlain. Champlain Charest et Monique Nadeau vous accueillent verre à la main pour une soirée inoubliable avec ou sans Yquem..
D'ailleurs, même les richissimes propriétaires de condos luxueux, de Porsche Cayenne, ne comprennent pas pourquoi il n'y a pas de «grand restaurant» sur l'île. Dans ce cas, mieux vaut se rabattre sur des valeurs sûres et manger bon et simplement.
Les développements de Bell Canada, l'installation de nouvelles sociétés, ont indéniablement ramené quelques chaînes de restauration rapide, mais aussi un petit bistro-café qui s'impose sans prétention avec ses plats du jour, ses spécialités et ses pâtisseries.
D'un côté, il y a le vin, avec de petits crus, y compris la mise en valeur de producteurs québécois installés à l'étranger; de l'autre, tout ce qui touche le développement du levain: pains, miches, fougasses, pizzas et autres pâtes levées, sans oublier de très bons sandwichs pour emporter.
Les petites salades constituent la base de presque toutes les tables d'hôte du midi, en partage avec la soupe du jour. La soupe était ce jour-là une crème de légumes et de courge, onctueuse, fine et délicate, parfaitement assaisonnée, tout comme la salade de «vrai» mesclun assaisonnée avec, enfin, une vinaigrette sans sucre!
Les ris de veau au miel et épices furent, avec le saumon de l'Atlantique de mon invité, nos choix de plats principaux. Les ris de veau n'étaient pas de belles pommes, mais plutôt de petits morceaux joliment présentés et bien cuisinés. Une garniture de légumes de saison venait égayer l'ensemble du plat.
Le saumon, cuit à la perfection, bénéficiait d'une sauce courte, de petits légumes et de riz pilaf.
Rien de prétentieux dans cette cuisine et dans la simplicité exemplaire du service, doté d'une touche amicale d'espagnol. Et le choix de vins au verre permet l'évasion sans abus.
Pour les desserts, l'offre est classique: mousse au chocolat, crème caramel, salades de fruits.
Encore là, nous sommes dans un bistro s'inscrivant en bien dans l'univers bétonné et qui redonne de l'espoir aux amoureux du temps passé.
Plus: des plats du jour accessibles qui changent chaque jour.
Moins: des serviettes de papier et un café pas assez chaud.
Prix payé pour deux personnes le midi avec deux verres de vin, avant service mais taxes comprises: 82 $.
Restaurant Le Vin levain, 7, place du Commerce, île des Soeurs, 514 767-0966.
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Collaborateur du Devoir
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Les bonnes fourchettes du mois
Le Château
5161, rue Marie-Victorin, Contrecoeur
450 587-2171
Rien n'a changé en 20 ans. Les pommes dauphines, les escargots, l'escalope de veau, ou le bon vieux steak au poivre que prépare toujours au fourneau le chef Michel. J'aime parfois retrouver cette cuisine rassurante et réconfortante.
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Le Canard huppé
2198, chemin Royal, Saint-Laurent (île d'Orléans)
418 828-2292
Après presque un an de travaux, l'auberge Le Canard huppé est prête à recevoir les gourmets. Dans un site enchanteur, sur le chemin Royal, à l'île d'Orléans, on savoure les produits locaux, le canard et le talent du chef propriétaire. Belle cave à vins.
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Le Panaché
210, rue Eddy, Gatineau
819 777-7771
Un restaurant qui se distingue dans la région, où l'on sert une cuisine raffinée qui mise sur les produits locaux. Agneau, gibier et champignons, foie gras de canard, et une belle table d'hôte qu'il est possible d'agencer soi-même.
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le Bistro à Champlain
Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson
450 228-4988
Ne vous y trompez pas, si le vin coule à flots, Riopelle s'y trouve bien représenté et on mange merveilleusement dans ce bistrot de monsieur Champlain. Champlain Charest et Monique Nadeau vous accueillent verre à la main pour une soirée inoubliable avec ou sans Yquem..
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